Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 100 из 115

– Ma parole d'ho

– Mais comment, madame, l'autre jour il a dit dans une seule phrase, d'un seul trait: «Je ne co

– Pauvre femme! s'écria la princesse, quelle délicieuse créature c'était.

– Oui, répondit la duchesse, un peu folle, un peu insensée, mais c'était une très bo

– Cette Rachel m'a parlé de vous, elle m'a dit que le petit Saint-Loup vous adorait, vous préférait même à elle, me dit le prince Von, tout en mangeant comme un ogre, le teint vermeil, et dont le rire perpétuel découvrait toutes les dents.

– Mais alors elle doit être jalouse de moi et me détester, répondis-je.

– Pas du tout, elle m'a dit beaucoup de bien de vous. La maîtresse du prince de Foix serait peut-être jalouse s'il vous préférait à elle. Vous ne comprenez pas? Revenez avec moi, je vous expliquerai tout cela.

– Je ne peux pas, je vais chez M. de Charlus à onze heures.

– Tiens, il m'a fait demander hier de venir dîner ce soir, mais de ne pas venir après onze heures moins le quart. Mais si vous tenez à aller chez lui, venez au moins avec moi jusqu'au Théâtre-Français, vous serez dans la périphérie, dit le prince qui croyait sans doute que cela signifiait «à proximité» ou peut-être «le centre».

Mais ses yeux dilatés dans sa grosse et belle figure rouge me firent peur et je refusai en disant qu'un ami devait venir me chercher. Cette réponse ne me semblait pas blessante. Le prince en reçut sans doute une impression différente, car jamais il ne m'adressa plus la parole.

«Il faut justement que j'aille voir la reine de Naples, quel chagrin elle doit avoir!» dit, ou du moins me parut avoir dit, la princesse de Parme. Car ces paroles ne m'étaient arrivées qu'indistinctes à travers celles, plus proches, que m'avait adressées pourtant fort bas le prince Von, qui avait craint sans doute, s'il parlait plus haut, d'être entendu de M. de Foix.

– Ah! non, répondit la duchesse, ça, je crois qu'elle n'en a aucun.

– Aucun? vous êtes toujours dans les extrêmes, Oriane, dit M. de Guermantes reprenant son rôle de falaise qui, en s'opposant à la vague, la force à lancer plus haut son panache d'écume.

– Basin sait encore mieux que moi que je dis la vérité, répondit la duchesse, mais il se croit obligé de prendre des airs sévères à cause de votre présence et il a peur que je vous scandalise.

– Oh! non, je vous en prie, s'écria la princesse de Parme, craignant qu'à cause d'elle on n'altérât en quelque chose ces délicieux mercredis de la duchesse de Guermantes, ce fruit défendu auquel la reine de Suède elle-même n'avait pas encore eu le droit de goûter.

– Mais c'est à lui-même qu'elle a répondu, comme il lui disait, d'un air banalement triste: Mais la reine est en deuil; de qui donc? est-ce un chagrin pour votre Majesté? «Non, ce n'est pas un grand deuil, c'est un petit deuil, un tout petit deuil, c'est ma sœur.» La vérité c'est qu'elle est enchantée comme cela, Basin le sait très bien, elle nous a invités à une fête le jour même et m'a do

D'ailleurs Mme de Guermantes faisait seulement en ceci de l'esprit, et du plus faux, car la reine de Naples, comme la duchesse d'Alençon, morte tragiquement aussi, avait un grand cœur et a sincèrement pleuré les siens. Mme de Guermantes co

– Il aurait voulu ne pas retourner au Maroc, dit la princesse de Parme en saisissant à nouveau ce nom de Robert que lui tendait bien involontairement comme une perche Mme de Guermantes. Je crois que vous co

– Très peu, répondit la duchesse qui était intimement liée avec cet officier. La princesse expliqua ce que désirait Saint-Loup.

– Mon Dieu, si je le vois, cela peut arriver que je le rencontre, répondit, pour ne pas avoir l'air de refuser, la duchesse dont les relations avec le général de Monserfeuil semblaient s'être rapidement espacées depuis qu'il s'agissait de lui demander quelque chose. Cette incertitude ne suffit pourtant pas au duc, qui, interrompant sa femme: «Vous savez bien que vous ne le verrez pas, Oriane, dit-il, et puis vous lui avez déjà demandé deux choses qu'il n'a pas faites. Ma femme a la rage d'être aimable, reprit-il de plus en plus furieux pour forcer la princesse à retirer sa demande sans que cela pût faire douter de l'amabilité de la duchesse et pour que Mme de Parme rejetât la chose sur son propre caractère à lui, essentiellement quinteux. Robert pourrait ce qu'il voudrait sur Monserfeuil. Seulement, comme il ne sait pas ce qu'il veut, il le fait demander par nous, parce qu'il sait qu'il n'y a pas de meilleure manière de faire échouer la chose. Oriane a trop demandé de choses à Monserfeuil. Une demande d'elle maintenant, c'est une raison pour qu'il refuse.»

– Ah! dans ces conditions, il vaut mieux que la duchesse ne fasse rien, dit Mme de Parme.

– Naturellement, conclut le duc.

– Ce pauvre général, il a encore été battu aux élections, dit la princesse de Parme pour changer de conversation.

– Oh! ce n'est pas grave, ce n'est que la septième fois, dit le duc qui, ayant dû lui-même renoncer à la politique, aimait assez les insuccès électoraux des autres.

– Il s'est consolé en voulant faire un nouvel enfant à sa femme.

– Comment! Cette pauvre Mme de Monserfeuil est encore enceinte, s'écria la princesse.

– Mais parfaitement, répondit la duchesse, c'est le seul arrondissement où le pauvre général n'a jamais échoué.

Je ne devais plus cesser par la suite d'être continuellement invité, fût-ce avec quelques perso