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CHAPITRE XXVIII
M. Isidore Lerebours, l’employé aux ponts-et-chaussées, était depuis quelque temps l’habitant à poste du château de Villepreux. Son père prétendait qu’il avait eu quelques désagréments avec son inspecteur, et que, dégoûté de la partie , il avait do
Voyant donc de sa fenêtre tout ce qui se passait là, il s’était bientôt convaincu que la belle veuve n’avait d’intrigue amoureuse ni avec Pierre ni avec le Corinthien; et, ne doutant pas que ses beaux habits et sa bo
Charmé de n’être pas brusqué par elle comme il avait l’habitude de l’être par Julie et les autres soubrettes, Isidore crut que la Savinie
Un soir, étant ivre, Isidore vit la Savinie
Il se le tint pour dit, et, co
Il commença par s’attaquer au plus faible e
Quelques perso
Ce fut un grand châtiment pour Amaury, et un nouveau remords, que de voir celle qu’il avait aimée et appelée auprès de lui, diffamée à cause de lui et défendue par un autre que lui. Il jura que le fils Lerebours s’en repentirait cruellement; mais il fut empêché de prendre aucun parti par la jalousie de la marquise.
Joséphine avait l’habitude de causer le matin avec sa soubrette, pendant qu’elle se faisait coiffer, et Julie la tenait au courant de tous les cancans de l’office et du village. Lorsqu’elle apprit les soupçons dont la Savinie
– Pourtant, ajouta-t-il, je veux bien vous le dire, pour vous faire voir à quel point vos outrages sont mal fondés et votre jalousie injuste. Il est bien vrai que j’ai aimé la Savinie
– Et alors, dit la marquise en secouant la tête d’un air d’incrédulité, cette femme généreuse et fidèle, que vous ne daignez pas seulement regarder, se jette par désespoir dans les bras de votre ami Pierre, et se console avec lui de votre abandon?
Le Corinthien fut outré de cette accusation. Il n’aurait jamais pensé que la vanité froissée pût do
Ces orages se renouvelèrent la nuit suivante, et furent plus violents encore. Joséphine chassa le Corinthien de sa chambre, et, quand il fut dans le passage secret, elle eut de tels sanglots et de tels délires, qu’il revint sur ses pas pour la défendre contre elle-même. Ils se réconcilièrent pour se brouiller encore; et, dans ces tristes convulsions d’un amour que la foi ne dominait plus, il y eut de ces paroles qui tuent l’idéal, et de ces réponses que rien ne peut effacer. Le Corinthien, consterné, se demandait avec épouvante si c’était de l’amour ou de la haine qu’il y avait entre lui et Joséphine.
Jusque-là de telles précautions avaient été prises par eux, que pas un souffle, pas un bruit imprudent n’avait troublé le silence des longues nuits du vieux château. Mais, dans ces deux nuits d’orage, on se fia trop à l’épaisseur des murs et à la situation isolée de l’appartement. Le comte, qui dormait peu et d’un sommeil léger, comme tous les vieillards, fut frappé des cris étouffés, des sourds gémissements et des éclats de voix soudainement comprimés, qui semblaient s’exhaler des flancs massifs de la muraille. Le passage secret passait non loin de sa chambre à coucher. Il le savait, mais il ignorait qu’une communication pût être établie entre cette impasse et le boyau plus étroit et plus mystérieux que le Corinthien seul avait découvert dans la boiserie de la chapelle.
Le vieux comte croyait peu aux revenants. Il pensa d’abord à sa petite-fille, se leva, et approcha de son appartement qui était situé au bout du corridor et qui avait une communication par la tourelle avec l’atelier. Il n’entendit aucun bruit, entra doucement, trouva Yseult paisiblement endormie, et traversa sa chambre pour descendre le petit escalier tournant qui conduisait au cabinet de la tourelle. Durant ce court trajet, les bruits étranges qui l’avaient frappé ne se firent plus entendre. Mais quand il se fut avancé sur la tribune de l’atelier, il lui sembla les retrouver encore.
Le comte avait toujours eu la vue très basse, et en revanche l’oreille excessivement fine et exercée. Il entendit venir, comme par un conduit acoustique, deux voix qui se querellaient, et qui semblaient partir de très loin. Il examina les sculptures avec son lorgnon; mais le pa
Aussitôt que le comte avait vu remuer le pa