Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 57 из 67

La Savinie

– Je vous remercie, mon cher fils, de l’empressement que vous me marquez; mais il ne faut pas que cela vous tourmente. Je n’ai pas besoin d’aide pour le moment; j’ai rencontré déjà ici des perso

Pierre resta auprès d’elle un peu après que le Corinthien se fut retiré, s’attendant à voir l’explosion de sa douleur; mais elle demeura ferme et silencieuse, n’exprima aucun regret, aucun doute, et ne témoigna pas qu’elle eût changé de projets pour son établissement à Villepreux.

Aussitôt que Pierre se fut rendu à l’atelier, la Savinie

Yseult avait peu dormi. Elle venait de s’éveiller, et le premier sentiment qui lui était venu en ouvrant les yeux avait été un désenchantement cruel et une secrète confusion. Mais son parti était pris dès la veille, et lorsqu’on vint lui dire que la femme installée par elle dans la chambre des voyageurs demandait à la voir, elle résolut d’être grande et de ne rien faire à demi.

– Asseyez-vous, dit-elle à la Savinie

– Mes enfants ont bien dormi, grâce à Dieu et à votre bon cœur, mademoiselle, répondit la Savinie

– Je ne viens pas pour vous demander pardon de ne pas avoir deviné hier à qui je parlais; je vous sais au-dessus de cela. Je ne viens pas non plus me confondre en remerciements pour votre bonté envers nous; on m’a dit que vous n’aimiez pas les louanges. Mais je viens à vous comme à une perso

– Qui donc vous a inspiré cette confiance en moi, ma chère dame? dit Yseult en faisant un grand effort sur elle-même pour encourager la Savinie

– C’est maître Pierre Huguenin, répondit avec assurance la Mère des compagnons.

– Vous lui avez donc parlé de moi? reprit Yseult tremblante.

– Nous avons parlé de vous pendant plus d’une heure, répondit la Savinie

– Savinie

– Je le savais d’avance, répondit la Savinie

Ici la Savinie

– Je vous ai bien fatiguée de mon récit, ma bo

Le récit de la Savinie

– Ma chère Savinie

La Savinie

– Vous avez donc eu aussi la pensée que vous le poussiez à sa perte? lui dit-elle avec un profond soupir.

– Oui, je l’ai eue quelquefois, et j’étais effrayée de l’empressement que mon père mettait à tirer cet enfant de sa condition pour le livrer à tous les dangers de Paris et à tous les hasards de la vie d’artiste. Il me semblait qu’il prenait une grande responsabilité, et que si le Corinthien ne réussissait pas au gré de nos espérances, nous lui aurions rendu un bien triste service.

– Et alors vous avez cependant continué à lui mettre cela en tête?

– Pierre a décidé que nous n’avions pas le droit de lui ôter. Chacun de nous a ses aptitudes, et porte en soi le germe de sa destinée, ma bo

– Ce que vous dites, j’ai peine à le croire, répondit la Savinie

En parlant ainsi, la Savinie

Yseult essaya de la consoler, et la conjura de ne rien précipiter. Elle l’engagea à s’établir dans le village, ne fût-ce que pour quelques mois, afin de voir si le Corinthien, libre dans son choix et livré à ses réflexions, ne reviendrait pas à l’amour et au bonheur calme. Yseult était aussi loin que la Savinie

La Savinie