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J’en fis part à l’associé de Dubreuil.

– Je voudrais, me dit-il, que mon ami m’eût chargé de quelques dispositions favorables à votre égard, je les remplirais avec le plus grand plaisir; je voudrais même, me dit-il, qu’il m’eût dit que c’était à vous qu’il devait le conseil de garder sa chambre pendant qu’il sortait avec vous; mais il n’a rien fait de tout cela, il nous a seulement dit à plusieurs reprises que vous n’étiez point coupable et de ne vous poursuivre en quoi que ce soit. Je suis donc contraint à me borner aux seules exécutions de ses ordres. Le malheur que vous me dites avoir éprouvé pour lui me déciderait à faire quelque chose de plus de moi-même si je le pouvais, mademoiselle, mais je commence le commerce, je suis jeune et ma fortune est extrêmement bornée; pas une obole de celle de Dubreuil ne m’appartient, je suis obligé de rendre à l’instant le tout à sa famille. Permettez donc, Sophie, que je me restreigne au seul petit service que je vais vous rendre; voilà cinq louis, et voilà, me dit-il en faisant monter dans sa chambre une femme que j’avais entrevue dans l’auberge, voilà une ho

«Madame Bertrand, dit ce jeune homme en me présentant à cette femme, voici une jeune perso

Mme Bertrand part cette nuit, suivez-la et qu’un peu plus de bonheur puisse vous accompagner dans une ville, où j’aurai peut-être la satisfaction de vous revoir bientôt et de vous y témoigner toute ma vie la reco

L’ho

La Bertrand avait une petite voiture couverte, attelée d’un cheval que nous conduisions tour à tour de dedans; là étaient ses effets et passablement d’argent comptant, avec une petite fille de dix-huit mois qu’elle nourrissait encore et que je ne tardai pas pour mon malheur de prendre bientôt en aussi grande amitié que pouvait faire celle qui lui avait do

Mme Bertrand était une espèce de harengère sans éducation comme sans esprit, soupço

– Voilà une bo

Arrivées dans le mois de février sur les six heures du soir à Villefranche, nous nous étions pressées de souper et de nous coucher de bo

Nous ne doutâmes pas que le feu ne fût aux environs… juste ciel, les progrès de l’incendie n’étaient déjà que trop effrayants; nous ouvrons notre porte à moitié nues et n’entendons autour de nous que le fracas des murs qui s’écroulent, le bruit affreux des charpentes qui se brisent et les hurlements épouvantables des malheureux qui tombent dans le foyer.

Une nuée de ces flammes dévorantes s’élançant aussitôt vers nous ne nous laisse qu’à peine le temps de nous précipiter au-dehors, nous nous y jetons cependant, et nous nous trouvons confondues dans la foule des malheureux qui comme nous nus, quelques-uns à moitié grillés, cherchent un secours dans la fuite… En cet instant je me ressouviens que la Bertrand, plus occupée d’elle que de sa fille, n’a pas songé à la garantir de la mort; sans la prévenir, je vole dans notre chambre au travers de flammes qui m’aveuglent et qui me brûlent dans plusieurs endroits de mon corps, je saisis la pauvre petite créature, je m’élance pour la rapporter à sa mère; m’appuyant sur une poutre à moitié consumée, le pied me manque, mon premier mouvement est de mettre ma main au-devant de moi; cette impulsion de la nature me force à lâcher le précieux fardeau que je tiens, et la malheureuse petite fille tombe dans les flammes aux yeux de sa mère. Cette terrible femme ne réfléchissant ni au but de l’action que j’ai voulu faire pour sauver son enfant, ni à l’état où la chute faite à ses yeux vient de me mettre moi-même, emportée par l’égarement de sa douleur, m’accuse de la mort de sa fille, se jette impétueusement sur moi, et m’accable de coups. Cependant l’incendie s’arrête, la multitude des secours sauve encore près de la moitié de l’auberge. Le premier soin de la Bertrand est de rentrer dans sa chambre, l’une des moins endommagées de toutes; elle renouvelle ses plaintes, en me disant qu’il y fallait laisser sa fille et qu’elle n’aurait couru aucun danger.

Mais que devient-elle lorsque cherchant ses effets, elle se trouve entièrement volée! n’écoutant alors que son désespoir et sa rage, elle m’accuse hautement d’être la cause de l’incendie et de ne l’avoir produit que pour la voler plus à l’aise, elle me dit qu’elle va me dénoncer, et passant aussitôt de la menace à l’effet, elle demande à parler au juge du lieu. J’ai beau protester de mon i