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Les paysages défilent sous ses yeux. Le train est silencieux. Il file vite. Les couleurs se superposent et forment un camaïeu étrange, entre le gris et le vert, que des pointes, des flèches ocre rouge, vie

Avant son départ, le jeune acteur lui a laissé un message, il ne savait pas qu’elle était là, il voulait la revoir, ils se sont revus, dans un bar. Il n’avait plus la même prestance, le même éclat, et il ne sentait pas aussi bon. Elle voulait le revoir elle aussi pour savoir si ses yeux à lui reflétaient autre chose que du désir. L’endroit était bruyant. Il a posé sa main sur la sie

Le bus la ramène chez elle. Elle a jeté ses affaires dans l’entrée et déposé les clés. Elle ouvre toutes les fenêtres et envoie un message à Marc. Peut-être lui répondra-t-il. Voudra-t-il la revoir ? Pour parler, de tout et de rien, de leur vie, des projets, pour s’aimer. Le soleil s’est dissimulé derrière la colline, et cette frontière, encore verte aux abords des terres que de grands arbres poinço

Elle s’assoit et pense aux travaux à entreprendre, à la décoration, à tout ce qu’elle pourrait faire pour transformer la maison, créer une chambre d’hôtes. Elle n’a que ça. Marc pourrait l’aider et, avec l’argent qu’elle possède, ils auront le temps de voir venir, ils sauront ce qu’ils peuvent faire du vieux manoir qui longe la route des mimosas.

Également dans la collection Littérature

Clichy

Vincent Jolit

Aimée et Louis.

Lorsque le docteur Louis achève la rédaction de son premier roman, il demande à Aimée, la secrétaire du dispensaire de Clichy, de le dactylographier. Son titre : Voyage au bout de la nuit. De cette secrétaire et de son travail, nous savons infiniment peu de choses.

Alors Clichy invente. Il fait réapparaître la première lectrice effacée. Il nous raconte son enfance, ses désirs d’émancipation et la tâche gigantesque qu’elle a accepté d’accomplir. Il lui a fallu traduire, déchiffrer, comprendre, se battre contre ce texte, faire face au trouble qu’il lui inspirait. La jeune femme bien sous tous rapports, très a

Aimée ne s’est pas contentée de taper le manuscrit livré dans une brouette. Elle a participé à ce roman, aussi indécent lui a-t-il paru. Elle se dit que, sans elle, Louis n’aurait rien fait, il n’aurait pas pu.

Clichy nous raconte l’histoire qui lie, pour toujours, même malgré eux, Aimée à Louis et Louis à Aimée.

Harmonie, harmonie

Vincent Jolit

Terre promise.

Vie

Seulement les goûts du public ne sont pas l’unique obstacle à sa réussite. En cette première moitié du XXe siècle, des bouleversements barbares secouent l’Europe qui voit poindre la menace nazie. Et Arnold est juif.

De Vie

Pour Invalides, changer à OPÉRA

Stéphane Ronchewski

Le goût du large : d’un quai du métro parisien à la mer du Nord.

Un contrôleur de la RATP encore en formation qui se réjouit d’avoir des collègues et même un chef d’équipe. Un drôle de type qui a envie de manger des huîtres dès 8 heures du matin, qui pense que déguster des fruits de mer Gare du Nord, c’est déjà l’océan. À l’écouter, les Parisiens ne savourent pas assez la chance qu’ils ont de prendre le métro tous les jours. Il trouve que ses couloirs sont comme les corbeaux, qu’il n’y en a pas deux pareils.

Qu’est-il donc venu faire là ? Quelle place cherche-t-il à y valider ?

« Je m’offrais le luxe inouï de changer de vie. Je changeais absolument de conversation, d’esthétique, de femmes, de costume, de peau. Je m’aérais la tête beaucoup plus sûrement que si j’avais été dans les Alpes. Je changeais de caste, je quittais le monde. »

Monsieur Butterfly qui attend que sa femme, qui n’est pas encore tout à fait partie, revie

Lucky Jim

Kingsley Amis

Une comédie universitaire, héritière de celles d’Evelyn Waugh et mère de celles de David Lodge.

Chargé de cours dans une université de seconde zone, Jim Dixon accumule les déboires professio

Face à l’adversité, Jim dispose néanmoins de quelques ressources : son talent pour les grimaces et son imagination fertile.

Lucky Jim est un roman pour tous ceux qui en sont venus un jour à détester leur métier tout en ne pouvant se permettre de le quitter, et tous ceux – parfois ce sont les mêmes – qui n’ont jamais suffisamment de mo