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Vous pouvez voir par ceci quelle salutaire influence a eu sur moi le printemps, saison enchantée, où l'on a de la boue jusqu'aux oreilles, et le moins de fleurs possible. — Donc, je pars ce soir: je vous avouerai que je suis passablement fatigué de tous ces voyages qui paraissent devoir se prolonger dans l'éternité. — J'ai voulu écrire encore à quelques perso

T<out> à V<ous> Lermontoff.

<См. перевод в примечаниях*>

Арсеньевой Е. А., 28 июня 1841*

<Пятигорск> Июня 28 <1841 г.>

Милая бабушка,

Пишу к вам из Пятигорска куды я опять заехал и где пробуду несколько времени для отдыху. Я получил ваших три письма вдруг и притом бумагу от Степана* насчет продажи людей, которую надо засвидетельствовать и подписать здесь; я это всё здесь обделаю и пошлю.

Напрасно вы мне не послали книгу графини* Растопчиной*; пожалуста, тотчас по получении моего письма пошлите мне ее сюда в Пятигорск. Прошу вас также, милая бабушка, купите мне полное собрание сочинений Жуковского последнего издания* и пришлите также сюда тотчас. Я бы просил также полного Шекспира, по-англински, да не знаю, можно ли найти в Петербурге; препоручите Екиму. Только пожалуйста поскорее; если это будет скоро, то здесь еще меня застанет.

То, что вы мне пишите о словах г. Клейнмихеля, я полагаю еще не значит, что мне откажут отставку, если я подам; он только просто не советует; а чего мне здесь еще ждать?

Вы бы хорошенько спросили только выпустят ли если я подам.

Прощайте, милая бабушка, будьте здоровы и покойны; целую ваши ручки, прошу вашего благословения и остаюсь покорный внук

М. Лермонтов.

Письма к Лермонтову

Лопухина — Лермонтову М. Ю., 12 октября 1832*

Le 12 Octorbe, Moscou <1832 г.>

Votre lettre, datée de trois de ce mois, vient de me parvenir*, je ne savais pas, que ce jour-là fut celui de votre naissance, je vous en félicite, mon cher, quoique un peu tard. Je ne saurai vous exprimer le chagrin que m'a causé la mauvaise nouvelle* que vous me do

Je conçois aisément, combien vous devez être dérouté par ce changement, car vous n'avez jamais été habitué au service militaire; mais à présent, comme toujours, l'homme propose et Dieu dispose, et soyez fortement persuadé que ce qu'il propose, dans sa sagesse infinie, est certainement pour notre bien. Dans la carrière militaire vous avez tout aussi bien les moyens de vous distinguer; avec de l'esprit et de la capacité on sait se rendre heureux partout; d'ailleurs combien de fois ne m'avezvous pas dit, que si la guerre s'allumait, vous ne voudriez pas rester oisif, eh bien! vous voilà pour ainsi dire jeté par le sort dans le chemin qui vous offre les moyens de vous distinguer et de devenir un jour un guerrier célèbre. Ceci ne peut pas empêcher que vous vous occupiez de poésie; pourquoi donc? l'un n'empêche pas l'autre, au contraire, vous ne ferez qu'un plus aimable militaire.

Voici, mon cher, maintenant le moment le plus critique pour vous, pour Dieu, rapellez-vous autant que possible la promesse que vous m'avez faite avant de partir. Prenez garde de vous lier trop tôt avec vos camarades, co

Pardon, mon cher ami, si je m'avise de vous do

Vous ferez bien de m'envoyer comme vous le dites, tout ce que vous avez écrit jusqu'à présent; vous êtes bien sûr que je garderai fidèlement ce dépôt, que vous serez enchanté de retrouver un jour. Si vous continuez d'écrire, ne le faites jamais à l'école, et n'en faites rien voir à vos compagnons, car quelque fois la chose la plus i

J'espère, que parce que vous serez à l'école, ce ne sera pas un empêchement pour que vous m'écriviez de votre côté; si vous n'aurez pas le temps de le faire chaque semaine, eh bien! dans deux semaines une fois; mais je vous en prie, n'allez pas me priver de cette consolation.

Courage, mon cher, courage! ne vous laissez pas abattre par un mécompte, ne désespérez pas, croyez-moi que tout ira bien. Ce ne sont pas des phrases de consolation que je vous offre là, non, pas du tout; mais il y a un je ne sais quoi, qui me dit que tout ira bien. Il est vrai que maintenant nous ne nous verrons pas avant deux ans; j'en suis vraiment désolée pour moi, mais… pas pour vous, cela vous fera du bien, peut-être. Dans deux ans on a le temps de guérir et de devenir tout-à-fait raiso

Croyez-moi, je n'ai pas perdu l'habitude de vous deviner*, mais que voulez-vous que je vous dise? Elle se porte bien, paraît assez gaie, du reste sa vie est tellement uniforme, qu'on n'a pas beaucoup à dire sur son compte; c'est aujourd'hui comme hier. Je crois que vous n'êtes pas tout-à-fait fâché de savoir, qu'elle mène ce genre de vie, car elle est à l'abri de toute épreuve; mais pour mon compte, je lui voudrais un peu de distraction, car, qu'est-ce que c'est que cette jeune perso