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— Le convoi de droite, a

Que faire en wagon à moins que l’on ne songe ?

Et Juve, tout naturellement, tandis que le train s’attardait en gare du Nord, tandis qu’il démarrait pesamment, tandis qu’il filait enfin au long des voies, songeait à tous les événements mystérieux dont il venait d’être témoin, auquel il était mêlé et dont peut-être il commençait à entrevoir la trame, la raison d’être.

— Rita d’Anrémont est une coquine, posait-il en principe. Son malheureux amant, ce jeune Sébastien Marquet-Mo

Et, comme chaque fois qu’il pensait au vol dont Backefelder avait été le piteux héros, Juve ne pouvait s’empêcher de tressaillir. Pourquoi ?

À cause d’une silhouette, celle d’un homme vêtu de noir dont le visage était masqué d’une cagoule, la silhouette de Fantômas qui, à coup sûr, avait combiné et mené à bien le vol des millions de Backefelder.

Et puis, tout s’embrouillait.

Que Rita d’Anrémont eût dépouillé son amant Sébastien en cambriolant elle-même son hôtel, c’était simple. Que cette même Rita d’Anrémont, plus tard, eût tenté de s’emparer de traites déjà payées par Nathaniel Marquet-Mo

Juve, sourcil froncé, retournait dans sa tête les do

— Bah, finit-il par se dire, à chaque jour suffit sa peine. Commençons par le commencement. J’ai dans ma poche les traites volées par Rita, reprises par moi à François Bernard et que je vais restituer à Nathaniel Marquet-Mo

Le train arrivait à Valmondois. Juve sauta sur le quai. Le banquier habitait une petite île verdoyante.

— Joli séjour, charmant pays, pensait Juve.

Le jardin soigneusement entretenu occupait toute la pointe de l’île. Bordée sur trois de ses côtés par la rivière même, la maison était construite à l’extrémité même de l’île, sur l’eau.

La propriété, une grande maison bâtie en pierres de taille avec un toit d’ardoises, ne témoignait d’aucun goût artistique mais seulement de la prospérité des affaires du banquier.

Juve so

— Fâcheuse idée que j’aie eue là, soliloqua le policier, de venir à Valmondois à six heures du soir. J’aurais dû venir ce matin. Oui, mais ce matin je n’aurais sans doute pas rencontré Nathaniel et c’est Nathaniel que je veux voir.

Juve, en cet instant, ébranlait pour la cinquième fois, avec une vigueur furieuse, le pied de biche :

— Tiens, on dirait que cette so

Puis, comme perso

— Eh bien ?

— M. Nathaniel Marquet-Mo

Le policier n’eut pas le temps d’achever sa phrase :

— Ah, monsieur Juve, c’est vous ? Dieu soit loué. Est-ce mon mari qui vous envoie ?

— Non, madame, pourquoi ?

— Excusez-moi, monsieur Juve, je suis M me Marquet-Mo

Juve obéit, et derrière M me Marquet-Mo

— Monsieur Juve, commençait M me Marquet-Mo

— Parlez, madame, je suis tout oreilles.

— Ce que je vais vous dire va vous sembler probablement un peu excentrique et je m’en afflige à l’avance ; croyez bien que si j’agis ainsi, c’est que réellement les circonstances m’en font une nécessité impérieuse.

— Parlez, madame.

— Je suis en ce moment folle d’inquiétude…

— Pourquoi donc ?

— Parce que depuis ce matin, monsieur Juve, il se passe des choses extraordinaires dans la propriété. J’ai donc cru que votre arrivée n’était pas fortuite et que c’était mon mari qui vous envoyait.

— Ma foi, madame, je vous avoue que je ne comprends rien du tout. Depuis dix minutes que je suis ici vous me parlez d’inquiétude, de peur. Quelle inquiétude ? quelle peur ? Qu’est-ce qui se passe en un mot ?

— Je ne vous cache pas, monsieur, que depuis ce vol extraordinaire dont a été victime M. Backefelder que vous co

— Enfin, madame, voulez-vous me dire en deux mots quels sont les phénomènes qui vous ont intrigués tout particulièrement ? les craintes vagues, vous savez, cela ne relève guère des enquêtes de police.

— Ce matin, mon mari est parti de bo