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Jeunes filles dans mon pays! Que la plus belle d’entre vous, en été, l’après-midi, dans la bibliothèque sombre, ait trouvé le petit livre que Jean des Tournes a imprimé en 1556. Qu’elle ait emporté le petit volume lisse et rafraîchissant, dehors, dans le verger bourdo
Et si vient alors le temps des amitiés plus mouvementées, que ce soit votre secret de vous appeler les unes les autres, Dika, Anactoria, Gyri
Tout cela finit par animer de nouveau sa chaleur au travail. De beaux soirs presque jeunes vie
Tandis qu’il pense cela, le solitaire dans sa nuit, le pense et le comprend, il aperçoit une assiette de fruits sur l’accoudoir. Malgré lui il prend une pomme et la pose devant soi, sur la table. Comme ma vie flotte autour de ce fruit! songe-t-il. Autour de tout ce qui est parfait, monte et s’exhale ce qui reste encore à accomplir.
Et alors, de l’inachevé surgit, presque trop vite, cette petite figure, tendue par delà l’infini, à laquelle, au témoignage de Galien, tous pensaient lorsqu’ils disaient: la poétesse. Car de même que derrière les œuvres d’Hercule le monde se dressait et demandait à être détruit et reconstruit, de même se pressaient hors des réserves de l’être, vers les actes de son cœur, pour être vécus, les bonheurs et les désespoirs dont les temps doivent se contenter.
Il co
Ici l’homme qui songe, se lève et va à la fenêtre. Les murs de sa chambre haute sont trop proches, il voudrait voir les étoiles, si c’est possible. Il ne se trompe pas sur lui-même. Il sait que ce mouvement l’anime parce que parmi les jeunes filles du voisinage, est celle qui le regarde. Il a des vœux, non pour lui, non, mais pour elle; pour elle il comprend, durant une heure nocturne qui passe, l’exigence de l’amour. Il se promet de ne rien lui en dire. Il lui semble que tout ce qu’il peut faire c’est d’être seul et éveillé, et de penser à propos d’elle combien cette aimante avait raison: lorsqu’elle savait que la réunion de deux êtres ne faisait qu’accroître la solitude; lorsqu’elle dépassait la fin terrestre du sexe par son dessein infini, lorsque, dans l’obscurité des étreintes, elle ne cherchait pas le contentement, mais encore le désir, lorsqu’elle méprisait que, de deux êtres, l’un fût l’aimé, et l’autre l’aimant, et lorsque les faibles aimées qu’elle menait à sa couche, en sortaient, fortes d’amour et prêtes à la quitter.
Par ces adieux suprêmes, son cœur devenait une force de la nature. Au-dessus du destin elle chantait à ses plus récentes aimées leurs épithalames; elle magnifiait leurs noces; elle exagérait leur époux proche, afin qu’elles fissent un effort sur elles-mêmes, pour lui comme à l’égard d’un Dieu, et qu’elles surmontassent la splendeur de l’époux.
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Encore une fois, Abelone, dans ces dernières a
C’était à Venise, en automne, dans un de ces salons où des étrangers se rencontrent passagèrement autour d’une maîtresse de maison étrangère comme eux-mêmes. Ces gens sont debout, ici et là, avec leurs tasses de thé, et sont enchantés lorsqu’un voisin renseigné les tourne vite et discrètement vers la porte pour leur chuchoter un nom qui a un son vénitien. Ils s’attendent aux noms les plus extravagants, rien ne peut les surprendre; car si économes qu’ils soient d’ordinaire de leur existence, ils s’abando