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Il est à remarquer que, parmi ses dix-huit siècles de monarchie, la France a eu peu d’a
Cependant, le chevalier n’était pas pris; on n’entendait plus parler de lui. La reine, veuve de son mari et orpheline de son enfant, se contentait de pleurer, quand elle était seule, entre sa fille et sa sœur.
Le jeune dauphin commençait, aux mains du cordo
Le volcan montagnard se reposait avant de dévorer les girondins.
Maurice sentit le poids de ce calme, comme on sent la lourdeur de l’atmosphère en temps d’orage, et, ne sachant que faire d’un loisir qui le livrait tout entier à l’ardeur d’un sentiment qui, s’il n’était pas l’amour, lui ressemblait fort, il relut la lettre, baisa son beau saphir, et résolut, malgré le serment qu’il avait fait, d’essayer d’une dernière tentative, se promettant bien que celle-là serait la dernière.
Le jeune homme avait bien pensé à une chose: c’était de s’en aller à la section du Jardin des Plantes, et là, de demander des renseignements au secrétaire, son collègue. Mais cette première idée, et nous pourrions même dire cette seule idée qu’il avait eue que sa belle inco
Il se décida donc à tenter l’aventure seul et sans aucun renseignement. Son plan, d’ailleurs, était bien simple. Les listes placées sur chaque porte devaient lui do
D’ailleurs, Maurice ignorait le nom de son inco
Le nom le guiderait donc infailliblement.
Maurice revêtit une carmagnole de gros drap brun, se coiffa du bo
Il avait à la main un de ces gourdins noueux qu’on appelait une constitution, et, emmanchée à son poignet vigoureux, cette arme avait la valeur de la massue d’Hercule. Il avait dans sa poche sa commission de secrétaire de la section Lepelletier. C’était à la fois sa sûreté physique et sa garantie morale.
Il se mit donc à parcourir de nouveau la rue Saint-Victor, la rue vieille Saint-Jacques, lisant, à la lueur du jour défaillant, tous ces noms écrits d’une main plus ou moins exercée sur le pa
Maurice en était à sa centième maison, et par conséquent à sa centième liste, sans que rien eût pu lui faire croire encore qu’il fût le moins du monde sur la trace de son inco
– Veux-tu avoir quelque renseignement sur les locataires de cette maison? dit-il. En ce cas, parle, je suis prêt à te répondre.
– Merci, citoyen, balbutia Maurice, mais je cherchais le nom d’un ami.
– Dis ce nom, citoyen, je co
– Il demeurait, je crois, vieille rue Saint-Jacques; mais j’ai peur qu’il n’ait déménagé.
– Mais comment se nommait-il? Il faut que je sache son nom.
Maurice surpris resta un instant hésitant; puis il prononça le premier nom qui se présenta à sa mémoire.
– René, dit-il.
– Et son état?
Maurice était entouré de ta
– Garçon ta
– Dans ce cas, dit un bourgeois qui venait de s’arrêter là et qui regardait Maurice avec une certaine bonhomie, qui n’était pas exempte de défiance, il faudrait s’adresser au maître.
– C’est juste, ça, dit le portier, c’est très juste; les maîtres savent les noms de leurs ouvriers, et voilà le citoyen Dixmer, tiens, qui est directeur de ta
Maurice se retourna et vit un bon bourgeois d’une taille élevée, d’un visage placide, d’une richesse de costume qui a
– Seulement, comme l’a dit le citoyen portier, continua le bourgeois, il faudrait savoir le nom de famille.
– Je l’ai dit: René.
– René n’est qu’un nom de baptême, et c’est le nom de famille que je demande. Tous les ouvriers inscrits chez moi le sont sous leur nom de famille.
– Ma foi, dit Maurice que cette espèce d’interrogatoire commençait à impatienter, le nom de famille, je ne le sais pas.
– Comment! dit le bourgeois avec un sourire dans lequel Maurice crut remarquer plus d’ironie qu’il n’en voulait laisser paraître, comment, citoyen, tu ne sais pas le nom de famille de ton ami?
– Non.
– En ce cas, il est probable que tu ne le retrouveras pas.
Et le bourgeois, saluant gracieusement Maurice, fit quelques pas et entra dans une maison de la vieille rue Saint-Jacques.
– Le fait est que, si tu ne sais pas son nom de famille…, dit le portier.
– Eh bien, non, je ne le sais pas, dit Maurice, qui n’aurait pas été fâché, pour avoir une occasion de faire déborder sa mauvaise humeur, qu’on lui cherchât querelle, et même, il faut le dire, qui n’était pas éloigné d’en chercher une exprès. Qu’as-tu à dire à cela?
– Rien, citoyen, rien du tout; seulement, si tu ne sais pas le nom de ton ami, il est probable, comme te l’a dit le citoyen Dixmer, il est probable que tu ne le retrouveras point.
Et le citoyen portier rentra dans sa loge en haussant les épaules.
Maurice avait bo
Vingt ans de moins, et Maurice eût do
D’ailleurs, la nuit allait tomber, et Maurice n’avait plus que quelques minutes de jour.