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Et le voilà qui crève de rire. Les soldats debout autour de l’officier sourient; le fouetteur sourit, le fouetté même, Dieu me pardo
– Quelquefois, quand on s’en allait au travail, – raconte un forçat dont le visage resplendit au souvenir de ce brave homme, – on le voyait à sa fenêtre en robe de chambre, en train de boire le thé, la pipe à la bouche. J’ôte mon chapeau. – Où vas-tu, Axénof?
– Au travail, Mikail Vassilitch, mais je dois aller avant à l’atelier. – Il riait comme un bienheureux. Un vrai petit cœur! oui, un petit cœur.
– On ne les garde jamais bien longtemps, ceux-là! ajoute un des auditeurs.
III – L’HÔPITAL (Suite) [28].
J’ai parlé ici des punitions et de ceux qui les administraient, parce que j’eus une première idée bien nette de ces choses-là pendant mon séjour à l’hôpital. Jusqu’alors, je ne les co
Il y avait pourtant des exceptions, par exemple le forçat Orlof, dont j’ai déjà parlé. Il était fâché que son dos ne guérit pas plus vite, car il lui tardait de demander sa sortie, d’en finir avec les verges, et d’être versé dans un convoi de condamnés, pour s’enfuir pendant le voyage. C’était une nature passio
Tous les détenus sans exception, même les plus pusillanimes, ceux que tourmentait nuit et jour l’attente de leur châtiment, supportaient courageusement leur peine. Il était bien rare que j’entendisse des gémissements pendant la nuit qui suivait l’exécution; en général, le peuple sait endurer la douleur. Je questio
[28] Tout ce que je raconte des punitions corporelles existait de mon temps. Maintenant, à ce que j’ai entendu dire, tout est changé et change encore. (Note de Dostoïevski.)
[29] Les schpitzruten sont des verges dont l’usage était très-fréquent en Allemagne au siècle dernier, et qui, du reste, y ont été inventées.