Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 4 из 44

«Mais qu’ai-je donc à m'occuper ainsi de lui? pensait Veltchaninov. Hum!… Bien sûr il a, lui aussi, beaucoup d'affaires à Pétersbourg. Mais, de qui donc est-il en deuil?… Il m'a évidemment reco

Et c'était comme si quelque chose commençait à s'agiter dans ses souvenirs, c'était comme un mot que l'on sait bien, qu'on a oublié, et qu'on s'efforce tant qu'on peut de retrouver. On le sait parfaitement, ce mot; on sait qu'on le sait; on sait ce qu'il veut dire, on tourne tout autour, et on ne peut le saisir. «C'était… c'était, il y a longtemps… c'était quelque part… il y avait là… il y avait là… Que le diable emporte ce qu'il y avait là ou non! Est-ce bien la peine pour cette canaille de se do

Mais le soir, quand il se rappela sa colère «terrible», il éprouva une grande confusion, – comme si quelqu'un l'eût surpris à mal faire. Il en fut inquiet et éto

Le lendemain, il eut une colère encore plus violente; mais, cette fois, il lui sembla qu'il y avait de quoi et qu'il était dans son droit absolument. «A-t-on jamais vu pareille insolence!» Il s'agissait d'une quatrième rencontre avec le monsieur au crêpe qui, de nouveau, avait comme surgi de dessous terre.

Voici l'histoire.

Veltchaninov venait de saisir enfin au passage, dans la rue, ce conseiller d'État, cet homme important qu'il poursuivait depuis longtemps. Ce fonctio

– Le diable l'emporte! s'écria, tout en fureur, Veltchaninov, qui avait aussitôt pris congé du tchinovnik, et qui attribuait tout l'insuccès de ses efforts à l'apparition soudaine de «l'insolent», – le diable l'emporte! Je crois vraiment qu'il m'espio

Il s'était passé trois jours depuis cette quatrième rencontre, lorsque nous avons trouvé Veltchaninov à son restaurant, hors de lui, et comme effondré. En dépit de son orgueil, il fallait bien qu'il s'en fît l'aveu, c'était bien cela. Tout bien examiné, il était forcé de convenir que son humeur, et l'angoisse étrange qui l'étouffait depuis quinze jours, n'avait d'autre cause que l'homme en deuil, ce «rien du tout».

«Je suis hypocondriaque, c'est vrai; je suis toujours prêt à faire d'une mouche un éléphant, c'est encore vrai; mais tout cela serait-il moins pénible pour n'être qu'une imagination? – Si un pareil coquin peut se permettre de bouleverser complètement un homme, alors… alors…»

Cette fois, en effet, à la cinquième rencontre, qui avait eu lieu ce jour-là et qui avait mis Veltchaninov hors de lui, l'éléphant n'était guère qu'une mouche. L'homme avait passé, mais, cette fois, n'avait pas dévisagé Veltchaninov, n'avait pas fait mine de le co

– Dites donc, l'homme qui crêpe! Vous vous sauvez, à présent! Arrêtez donc! Qui êtes-vous?

La question, et toute cette interpellation, n'avait aucune espèce de sens. Mais Veltchaninov ne s'en aperçut qu'après avoir crié. L'homme ainsi interpellé s'était retourné, s'était arrêté un instant, avait paru hésiter, avait souri, avait paru vouloir dire ou faire quelque chose, était resté extrêmement indécis, puis s'était brusquement éloigné sans regarder derrière lui. Veltchaninov le suivait de l'œil, tout stupéfait.

«Serait-ce moi qui le poursuis, songea-t-il, et non pas lui?…»

Quand il eut achevé de dîner, Veltchaninov courut à la maison de campagne du tchinovnik. Il n'était pas chez lui: on lui répondit «qu'il n'était pas rentré depuis le matin, qu'il ne rentrerait sans doute pas avant trois ou quatre heures de la nuit, parce qu'il était en ville, chez son neveu». Veltchaninov s'en trouva «offensé» au point que son premier mouvement fut d'aller chez le neveu. Mais en route il réfléchit que cela le mènerait loin, quitta son fiacre à mi-chemin et se dirigea en flânant vers sa maison, proche du Grand-Théâtre. Il sentait qu'il avait besoin de marcher. Il lui fallait une bo

Le logement que Veltchaninov avait loué au mois de mars après s'être do

Lorsqu'il songeait à ce fait étrange d'une jeune fille ainsi placée chez un garçon qui, pour rien au monde, n'aurait voulu mentir à sa qualité de gentleman, la rougeur montait aux joues de Veltchaninov. Il n'avait jamais eu lieu pourtant que d'être satisfait de cette Parlaguéia. Elle était entrée chez lui au moment où il avait loué son appartement, c'est-à-dire au printemps, sortant de chez une fille qui allait habiter l'étranger. Parlaguéia était très soigneuse et eut bientôt mis de l'ordre dans tout ce qui lui était confié. Veltchaninov, après le départ de la jeune fille, ne voulut plus reprendre la femme comme domestique. «Ce n'était guère la peine de prendre, pour si peu de temps, un valet…» D'ailleurs, il détestait la valetaille. Il fut donc décidé que les chambres seraient rangées chaque matin par la sœur de la concierge, Mavra, à laquelle il laissait en sortant la clef de la porte qui do