Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 152 из 230

Ces dernières paroles furent prononcées par le petit juge avec une grande dignité. Il sembla tout à coup à Mitia que ce «gamin» allait le prendre sous le bras, l’emmener dans un coin et continuer leur récente conversation sur les «fillettes». Mais, qui sait les idées intempestives qui vie

«Messieurs, vous êtes bons, humains; puis-je la revoir, lui dire un dernier adieu?

– Sans doute, mais… en notre présence…

– D’accord.»

On amena Grouchegnka, mais l’adieu fut laconique et déçut Nicolas Parthénovitch. Grouchegnka fit un profond salut à Mitia.

«Je t’ai dit que je suis à toi, je t’appartiens pour toujours, je te suivrai partout où l’on t’enverra. Adieu, toi qui t’es perdu sans être coupable.»

Ses lèvres tremblaient, elle pleurait.

«Pardo

Mitia voulait parler encore, mais il s’arrêta et sortit. Aussitôt il fut entouré par des gens qui ne le perdaient pas de vue. Deux télègues attendaient au bas du perron, où il était arrivé la veille avec un tel fracas dans la troïka d’André. Mavriki Mavrikiévitch, trapu et robuste, le visage ratatiné, était irrité de quelque désordre inattendu et criait. D’un ton cassant, il invita Mitia à monter en télègue.» Jadis quand je lui payais à boire au cabaret, le perso

«Adieu, bo

– Adieu, dirent deux ou trois voix.

– Adieu, Tryphon Borissytch!»

Celui-ci était trop occupé pour se retourner. Il criait aussi et se trémoussait. Tout en mettant son caftan, l’homme désigné pour conduire la deuxième télègue, où devait monter l’escorte, soutenait énergiquement que ce n’était pas à lui de partir, mais à Akim. Akim n’était pas là; on courait à sa recherche; le paysan insistait, suppliait d’attendre.

«C’est une engeance effrontée que nous avons là, Mavriki Mavrikiévitch! s’écria Tryphon Borissytch. Il y a trois jours, Akim t’a do

– Qu’avons-nous besoin d’une deuxième troïka? intervint Mitia, voyageons avec une seule, Mavriki Mavrikiévitch, je ne me révolterai ni ne m’enfuirai, qu’as-tu à faire d’une escorte?

– Apprenez à me parler, monsieur, veuillez ne pas me tutoyer et gardez vos conseils pour une autre fois», répliqua hargneusement Mavriki Mavrikiévitch, comme heureux d’exhaler sa mauvaise humeur.

Mitia se tut, rougit. Un instant après, il sentit vivement le froid. La pluie avait cessé, mais le ciel était couvert de nuages, un vent aigre soufflait au visage.» J’ai des frissons», songea Mitia en se peloto

«Adieu, Tryphon Borissytch!» cria de nouveau Mitia, sentant que cette fois ce n’était pas de bon cœur, mais de colère, malgré lui, qu’il criait.

L’aubergiste, l’air rogue, les mains derrière le dos, fixa Mitia d’un regard sévère et ne lui répondit pas. Mais une voix retentit soudain.

«Adieu Dmitri Fiodorovitch, adieu!»

Accourant sans casquette vers la télègue, Kalganov tendit à Mitia une main, que celui-ci eut encore le temps de serrer.

«Adieu, mon brave ami, je n’oublierai pas votre générosité!» dit-il avec chaleur.

Mais la télègue s’ébranla, leurs mains se dénouèrent, les grelots tintèrent: on emmenait Mitia.

Kalganov courut au vestibule, s’assit dans un coin, courba la tête, se cacha la figure dans ses mains et pleura longtemps, comme un petit garçon. Il était presque convaincu de la culpabilité de Mitia.» Qu’est-ce que les gens peuvent valoir, après cela!», murmurait-il, tout désemparé. Il ne voulait même plus vivre.» Est-ce que ça vaut la peine?» s’écriait-il dans son chagrin.

Quatrième partie

Livre X: Les garçons.

I. Kolia Krassotkine

Nous sommes aux premiers jours de novembre, par onze degrés de froid et temps de verglas. Pendant la nuit, il est tombé un peu de neige, que le vent «sec et piquant» soulève et balaie à travers les rues mornes de notre petite ville, surtout sur la place du marché. Il fait sombre ce matin, mais la neige a cessé. Non loin de la place, près de la boutique des Plotnikov, se trouve la petite maison, fort proprette tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, de Mme Krassotkine, veuve d’un fonctio

[160] Douzième classe de la hiérarchie.

[161] Diminutif de Nikolaï – Nicolas.