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Elle se leva, lui mit ses mains aux épaules. Muet de bonheur, il contemplait ses yeux, son sourire; tout à coup il la prit dans ses bras.
«Tu me pardo
Elle se dégagea et sortit. Mitia la suivit en chancelant.» Quoi qu’il arrive, n’importe, je do
«As-tu senti quand je t’ai embrassé tout à l’heure, pendant que tu dormais? murmura-t-elle. Je suis ivre maintenant, et toi? Pourquoi ne bois-tu pas, Mitia? J’ai bu, moi…
– Je suis déjà ivre… de toi, et je veux l’être de vin.»
Il but encore un verre et, à sa grande surprise, ce dernier verre le grisa tout à coup, lui qui avait supporté la boisson jusqu’alors. À partir de ce moment, tout tourna autour de lui, comme dans le délire. Il marchait, riait, parlait à tout le monde, ne se co
«Le cochon, khriou, khriou, khriou,
La génisse, meuh, meuh, meuh,
Le canard, coin, coin, coin,
L’oie, ga, ga, ga,
La poulette courait dans la chambre,
Tiouriou-riou s’en allait chantant.»
«Do
Ainsi divaguait Grouchegnka à mesure que l’ivresse la gagnait. Elle déclara qu’elle voulait danser, se leva en chancelant.
«Mitia, ne me do
C’était une intention arrêtée; elle exhiba un mouchoir de batiste qu’elle prit par un bout pour l’agiter en dansant. Mitia s’empressa, les filles se turent, prêtes à ento
«Jambes fines, flancs rebondis,
La queue en trompette.»
Mais elle l’écarta d’un grand coup de mouchoir.
«Chut! Que tout le monde vie
Mitia cogna vigoureusement à la porte des Polonais.
«Hé! vous autres… Podwysocki! Sortez. Elle va danser et vous appelle.
– Lajdak! grommela un des Polonais.
– Misérable toi-même! Fripouille!
– Si vous cessiez de railler la Pologne! bougo
– C’est bon, jeune homme! Ce que j’ai dit s’adresse à lui et non à la Pologne. Un misérable ne la représente pas. Tais-toi, beau gosse, croque des bonbons.
– Quels êtres! Pourquoi ne veulent-ils pas faire la paix?» murmura Grouchegnka qui s’avança pour danser.
Le chœur retentit. Elle entrouvrit les lèvres, agita son mouchoir et, après avoir tangué, s’arrêta au milieu de la salle.
«Je n’ai pas la force… murmura-t-elle d’une voix éteinte; excusez-moi, je ne peux pas…, pardon.»
Elle salua le chœur, fit des révérences à droite et à gauche.
«Elle a bu, la jolie madame, dirent des voix.
– Madame a pris une cuite, expliqua en ricanant Maximov aux filles.
– Mitia, emmène-moi… prends-moi…»
Mitia la saisit dans ses bras et alla déposer son précieux fardeau sur le lit.» Maintenant, je m’en vais», songea Kalganov, et, quittant la salle, il referma sur lui la porte de la chambre bleue. Mais la fête n’en continua que plus bruyante. Grouchegnka étant couchée, Mitia colla ses lèvres aux sie
«Laisse-moi, implora-t-elle, ne me touche pas avant que je sois à toi… J’ai dit que je serai tie
– J’obéis! Pas même en pensée… je te respecte! Oui, ici, cela me répugne.»
Sans relâcher son étreinte, il s’agenouilla près du lit.
«Bien que tu sois sauvage, je sais que tu es noble… Il faut que nous vivions ho
Oui, oui, dit Mitia en l’étreignant, je t’emmènerai, nous partirons… Oh! je do
– Quel sang?
– Rien, fit Mitia en grinçant des dents. Groucha, tu veux que nous vivions ho