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– Quel oignon? Diable, ils sont toqués pour de bon!»

Leur exaltation éto

«Vois-tu, Aliocha, reprit Grouchegnka avec un rire nerveux, je me suis vantée à Rakitine d’avoir do

Elle alla ouvrir un tiroir, prit son porte-mo

«C’est absurde! s’écria Rakitine embarrassé.

– Tiens, Rakitka, je m’acquitte envers toi; tu ne refuseras pas, tu l’as demandé toi-même.»

Elle lui jeta le billet.

«Comment donc, répliqua-t-il, s’efforçant de cacher sa confusion, c’est tout profit, les sots existent dans l’intérêt des gens d’esprit.

– Et maintenant, tais-toi, Rakitka. Ce que je vais dire ne s’adresse pas à toi. Tu ne nous aimes pas.

– Et pourquoi vous aimerais-je?» dit-il brutalement.

Il avait compté être payé à l’insu d’Aliocha, dont la présence lui faisait honte et l’irritait. Jusqu’alors, par politique, il avait ménagé Grouchegnka, malgré ses mots piquants, car elle paraissait le dominer. Mais la colère le gagnait.» On aime pour quelque chose. Qu’avez-vous fait pour moi tous les deux?

– Aime pour rien, comme Aliocha.

– Comment t’aime-t-il et que t’a-t-il témoigné? En voilà des embarras!»

Grouchegnka, debout au milieu du salon, parlait avec chaleur, d’une voix exaltée.

«Tais-toi, Rakitka, tu ne comprends rien à nos sentiments. Et cesse de me tutoyer, je te le défends; d’où te vient cette audace? Assieds-toi dans un coin et plus un mot!… Maintenant, Aliocha, je vais me confesser à toi seul, pour que tu saches qui je suis. Je voulais te perdre, j’y étais décidée, au point d’acheter Rakitine pour qu’il t’amenât. Et pourquoi cela? Tu n’en savais rien, tu te détournais de moi, tu passais les yeux baissés. Moi, j’interrogeais les gens sur ton compte. Ta figure me poursuivait.» Il me méprise, pensais-je, et ne veut même pas me regarder.» À la fin, je me demandai avec surprise: «Pourquoi craindre ce gamin? je le mangerai, ça m’amusera.» J’étais exaspérée. Crois-moi, perso

Incapable de se contenir, Grouchegnka s’interrompit, se couvrit le visage de ses mains, s’abattit sur le canapé, sanglota comme une enfant. Aliocha se leva et s’approcha de Rakitine.

«Micha, dit-il, elle t’a offensé, mais ne sois pas fâché. Tu l’as entendue? On ne peut pas trop demander à une âme, il faut être miséricordieux.»

Aliocha prononça ces paroles dans un élan irrésistible. Il avait besoin de s’épancher et les aurait dites même seul. Mais Rakitine le regarda ironiquement et Aliocha s’arrêta.

«Tu as la tête pleine de ton starets et tu me bombardes à sa manière, Alexéi, homme de Dieu, dit-il avec un sourire haineux.

– Ne te moque pas, Rakitine, ne parle pas du mort, il était supérieur à tous sur la terre, s’écria Aliocha avec des larmes dans la voix. Ce n’est pas en juge que je te parle, mais comme le dernier des accusés. Que suis-je devant elle? J’étais venu ici pour me perdre, par lâcheté. Mais elle, après cinq ans de souffrances, pour une parole sincère qu’elle entend, pardo