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C’est pourquoi, les plaintes et les larmes de Berthe aidant, il s’arma de courage et partit pour Corbeil, résolu à rompre à tout prix. Il prit, pour a
– Il faut être sage, vois-tu, Je
Hector s’était préparé à une explosion terrible de fureur, à des cris perçants à des attaques de nerfs, à des évanouissements. Rien. À sa grande stupéfaction, miss Fancy ne répondit pas un seul mot.
Seulement, elle devint plus blanche que sa collerette, ses lèvres d’ordinaire si rouges blêmirent, ses grands yeux s’injectèrent, non de sang, mais de bile.
– Ainsi, fit-elle, les dents serrées par sa colère contenue, ainsi tu te maries!
– Il le faut bien, hélas! répondit-il, avec un soupir hypocrite, songe que dans ces derniers temps je n’ai pu t’être utile qu’en empruntant de l’argent à mon ami; sa bourse ne sera pas éternellement à ma disposition.
Miss Fancy prit les mains d’Hector et l’attira au jour, près de la fenêtre. Là, le fixant, comme si l’obstination de son regard eût pu faire tressaillir la vérité en lui, elle lui dit lentement, en scandant ses mots:
– C’est bien vrai, n’est-ce pas, si tu m’abando
Hector dégagea une de ses mains pour l’appuyer sur son cœur.
– Je te le jure sur mon ho
– Alors, je dois te croire.
Je
Quand elle fut prête à sortir, elle revint à Trémorel:
– Une dernière fois, demanda-t-elle d’un ton qu’elle s’efforçait de rendre ferme et que démentaient ses yeux brillants d’une larme près de rouler, une dernière fois, Hector, c’est bien fini?
– Il le faut.
Fancy eut un geste que Trémorel ne vit pas, sa figure prit une expression méchante, ses lèvres s’entrouvrirent pour quelque réponse ironique, mais elle se ravisa presque aussitôt.
– Je pars, Hector, dit-elle, après un moment de réflexion. Si c’est vraiment pour te marier que tu me quittes, jamais tu n’entendras parler de moi.
– Eh! mon enfant, j’espère bien que je resterai ton ami.
– Bien! bien! Si au contraire, comme je le crois, c’est pour une autre maîtresse que tu m’abando
Elle ouvrait la porte, il voulut lui prendre la main, elle le repoussa.
– Adieu!
Hector courut à la fenêtre pour s’assurer de son départ. Oui, elle se résignait, elle remontait l’avenue qui conduit à la gare.
«Allons, se dit-il, ç’a été dur, mais moins que je ne croyais. Vraiment, Je
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Lorsqu’il parlait à miss Fancy d’un mariage conclu, le comte de Trémorel ne mentait qu’à demi. Il était, en effet, question pour lui d’un mariage, et si les choses n’étaient pas aussi avancées qu’il lui plaisait de le dire, au moins les préliminaires faisaient-ils prévoir une prompte et favorable issue.
L’idée venait de Sauvresy, plus que jamais désireux de compléter son œuvre de sauvetage et de restauration.
Un soir, il y avait de cela un peu plus d’un mois, il avait, après le dîner, entraîné Trémorel dans son cabinet.
– Accorde-moi, lui avait-il dit, un quart d’heure d’attention, et, surtout, ne me réponds pas à l’étourdie; les propositions que je vais te faire méritent les plus sérieuses réflexions.
– Va! je sais être sérieux quand il le faut.
– Commençons donc par la liquidation. Elle n’est pas terminée encore, mais elle est assez avancée pour qu’on puisse prédire les résultats. J’ai, dès aujourd’hui, la certitude qu’il te restera de trois à quatre cent mille francs.
Jamais, en ses rêves les plus optimistes, Hector n’avait osé espérer un tel succès.
– Mais je vais être riche, s’écria-t-il joyeusement.
– Riche, non, mais bien au-dessus du besoin. Et maintenant il est, je crois, un moyen de reconquérir la position que tu as perdue.
– Un moyen! Lequel! bon Dieu!
Sauvresy fut un moment à répondre, il cherchait les yeux de son ami pour se rendre bien compte de l’impression que sa proposition allait produire.
– Il faut te marier, dit-il enfin.
L’ouverture parut surprendre Trémorel, mais non désagréablement.
– Me marier! répondit-il, le conseil est plus aisé à do
– Pardon, tu devrais savoir que je ne parle jamais à la légère. Que dirais-tu d’une jeune fille appartenant à une famille honorable, jeune, jolie, bien élevée, si charmante qu’après ma femme je n’en co
– Ah! mon ami, je dirais que je l’adore. Et tu co
– Oui, et toi aussi, car l’ange est Mlle Laurence Courtois.
À ce nom, la figure radieuse d’Hector s’assombrit, et il eut un geste de découragement.
– Jamais! répondit-il, jamais M. Courtois, cet ancien négociant, positif comme un chiffre, ce fils de ses œuvres, pour parler comme lui, ne consentira à do
Le châtelain du Valfeuillu haussa les épaules.
– Voilà bien, répliqua-t-il, l’homme qui a des yeux pour ne pas voir. Sache donc que ce Courtois, que tu dis si positif, est tout bo
Hector se taisait. Il avait cru sa vie finie, et voilà que tout à coup de magnifiques perspectives se déroulaient devant lui. Il allait donc pouvoir se dérober à l’humiliante tutelle de son ami! Il serait libre; riche, il aurait une femme supérieure – à son avis – à Berthe; son train de maison écraserait celui de Sauvresy.