Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 27 из 108

– Ah! vous vous co

– Qui ne co

– Je ne danse pas quand je puis m’en dispenser.

– Vous ne le pouvez pas aujourd’hui.»

En ce moment Wronsky s’approcha.

«Eh bien, dans ce cas, dansons, dit-elle en prenant vivement le bras de Korsunsky sans faire attention au salut de Wronsky.

– Pourquoi lui en veut-elle?» pensa Kitty, qui remarqua fort bien que c’était avec intention qu’A

Celui-ci s’approcha de Kitty, lui rappela la première contredanse, et lui exprima le regret de ne pas l’avoir vue de quelque temps. Kitty regardait A

Il rougit, l’invita avec une certaine hâte; mais à peine avaient-ils fait les premiers pas, que la musique cessa. Kitty regarda son danseur, son visage était si près du sien,… pendant longtemps, – bien des a

– Pardon, pardon! Valse, valse!» cria Korsunsky de l’autre côté de la salle, et, s’emparant de la première danseuse venue, il recommença à danser.

XXIII

Wronsky fit quelques tours de valse avec Kitty, puis celle-ci retourna auprès de sa mère. À peine eut-elle le temps d’échanger quelques mots avec la comtesse Nordstone que Wronsky vint la chercher pour la contredanse. Ils causèrent à bâtons rompus de Korsunsky et de sa femme, que Wronsky dépeignit gaiement comme d’aimables enfants de quarante ans, du théâtre de société qui s’organisait. À un moment do

Tout ce bal, jusqu’au dernier quadrille, fut pour Kitty semblable à un rêve enchanteur, plein de fleurs, de sons joyeux, de mouvement; elle ne cessait de danser que lorsque les forces lui manquaient et qu’elle implorait un moment de répit; mais, en dansant le dernier quadrille avec un des petits jeunes gens e

«Qui en est cause, se demanda-t-elle, tous ou un seul?» Elle laissa son malheureux danseur chercher vainement à renouer le fil d’une conversation interrompue, et, tout en se soumettant de bo

«Non, ce n’est pas l’admiration de la foule qui l’enivre ainsi, c’est l’admiration d’un seul: qui est-il? serait-ce lui

Chaque fois que Wronsky adressait la parole à A

«Et lui? pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée! le sentiment qui se reflétait comme dans un miroir sur les traits d’A

Leur conversation ne roulait que sur des banalités, et cependant, à chacune de leurs paroles, il semblait à Kitty que son sort se décidait. Pour eux aussi, chose étrange, tout en parlant du drôle de français d’Ivan Ivanitch et du sot mariage de Mlle Elitzki, chaque mot prenait une valeur particulière dont ils sentaient la portée autant que Kitty.

Dans l’âme de la pauvre enfant, le bal, l’assistance, tout se confondit comme dans un brouillard. Seule la force de l’éducation la soutint et l’aida à faire son devoir, c’est-à-dire à danser, à répondre aux questions qui lui étaient adressées, même à sourire. Mais, au moment où le cotillon s’organisa, où l’on commença à placer les chaises et à quitter les petits salons pour se réunir dans le grand, il lui prit un accès de désespoir et de terreur. Elle avait refusé cinq danseurs, n’était pas invitée, et n’avait plus aucune chance de l’être, parce que ses succès dans le monde rendaient invraisemblable qu’elle n’eût pas de cavalier. Il lui aurait fallu dire à sa mère qu’elle était souffrante et quitter le bal, mais elle n’en eut pas la force. Elle se sentait anéantie!

Elle s’enfuit dans un boudoir et tomba sur un fauteuil. Les flots vaporeux de sa robe enveloppaient comme d’un nuage sa taille frêle; son bras de jeune fille, maigre et délicat, retombait sans force, et comme noyé dans les plis de sa jupe rose; l’autre bras agitait nerveusement un éventail devant son visage brûlant. Mais, quoiqu’elle eût l’air d’un joli papillon retenu dans les herbes et prêt à déployer ses ailes frémissantes, un affreux désespoir lui brisait le cœur.

«Je me trompe peut-être, tout cela n’existe pas!» Et elle se rappelait ce qu’elle avait vu.

«Kitty, que se passe-t-il?» dit la comtesse Nordstone, qui s’était approchée d’elle sans qu’elle entendit ses pas sur le tapis.

Les lèvres de Kitty tressaillirent, elle se leva vivement.

«Kitty, tu ne danses pas le cotillon?

– Non, non, répondit-elle d’une voix tremblante.

– Il l’a invitée devant moi, dit la Nordstone, sachant bien que Kitty comprenait de qui il s’agissait. Elle lui a répondu: «Vous ne dansez donc pas avec la princesse Cherbatzky?»

– Tout cela m’est égal!» répondit Kitty.

Elle était seule à savoir que, la veille, un homme qu’elle aimait peut-être avait été sacrifié par elle à cet ingrat.

La comtesse alla chercher Korsunsky, avec lequel elle devait danser le cotillon, et l’engagea à inviter Kitty.

Par bonheur pour Kitty, elle ne fut pas obligée de causer, son cavalier, en sa qualité de directeur, passant son temps à courir de l’un à l’autre et à organiser des figures; Wronsky et A