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«J'imagine qu'elle se nommait Lysilla, qu'elle craignait Némésis comme vous la craignez, mon amie, et que, comme vous, loin d'humilier les autres femmes par l'éclat d'un faste oriental, elle ne songeait qu'à se faire pardo
«Mon ami, dit-elle, pourquoi parlez-vous ainsi de cette femme? Elle eut son temps comme nous avons le nôtre.
Ainsi va la vie.
– Vous concevez donc, mon âme, que ce qui a été puisse n'être plus?
– Parfaitement. Je ne suis pas comme vous qui vous éto
Ce refus passerait dans l'histoire romaine pour un beau trait de la vie d'un Titus, d'un Vespasien ou d'un Alexandre Sévère. Ce refus fait que Suza
Elle y plonge; elle se tient d'une main au meuble, et, de l'autre, elle empoigne des bo
Je n'y puis tenir. J'oublie Némésis, je m'écrie:
«Voyez-la: elle est adorable dans son tiroir!» D'un geste à la fois mutin et craintif, sa maman me met un doigt sur la bouche. Puis elle retourne auprès du tiroir saccagé. Cependant je poursuis ma pensée:
«Chère amie, si Suza
C'est dans ce qu'elle ignore qu'elle est pleine de poésie.» À ces mots, la maman de Suza
«La poésie de Suza
– Sans doute, chère amie, sans doute. La nature tout entière se reflète en elle avec une si magnifique pureté, qu'il n'y a rien au monde de sale pour elle, pas même le panier aux épluchures. C'est pourquoi vous la trouvâtes perdue, l'autre jour, dans l'enchantement des feuilles de chou, des pelures d'oignon et des queues de crevettes.
C'était un ravissement, madame. Je vous dis qu'elle transforme la nature avec une puissance angélique, et que tout ce qu'elle voit, tout ce qu'elle touche s'empreint pour elle de beauté.» Pendant ce discours, Suza
Alors, dans le silence, dans l'auguste silence de la nuit, Suza
Et Suza
Ce qu'elle disait n'était pas composé de mots, c'était un parler obscur et charmant, un chant étrange, quelque chose de doux et de profondément mystérieux, ce qu'il faut enfin pour exprimer l'âme d'un bébé quand un astre s'y reflète.
«Elle est drôle, cette petite», dit sa mère en l'embrassant.
IV GUIGNOL
Hier, j'ai mené Suza
Quant à composer des phrases pour la bouche savante des belles comédie
Ah! c'est là que les passions sont simples et fortes. Le bâton est leur instrument ordinaire. Il est certain que le bâton dispose d'une grande force comique. La pièce reçoit de cet agent une vigueur admirable; elle se précipite vers le «grand charassement final». C'est ainsi que les Lyo
C'est une chose éternelle et fatale que ce «grand charassement»! C'est le 10 août, c'est le 9 thermidor, c'est Waterloo!
Je vous disais donc que j'ai mené hier Suza
Quand la toile se leva, nous vîmes paraître Guignol lui-même. Je le reco
Il ne portait ni la souquenille en serge ni le bo
Guignol nous regarda avec ses grands yeux, et je fus tout de suite gagné par son air de candeur effrontée et cette visible simplicité d'âme qui do