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Pourtant je sais bien que le Nautilus se rapproche des terres habitées, et que, si quelque chance de salut s’offre à nous, il serait cruel de sacrifier mes compagnons à ma passion pour l’inco

Ce jour-là, 21 janvier 1868, à midi, le second vint prendre la hauteur du soleil. Je montai sur la plate-forme, j’allumai un cigare, et je suivis l’opération. Il me parut évident que cet homme ne comprenait pas le français, car plusieurs fois je fis à voix haute des réflexions qui auraient dû lui arracher quelque signe involontaire d’attention, s’il les eût comprises, mais il resta impassible et muet.

Pendant qu’il observait au moyen du sextant. un des matelots du Nautilus cet homme vigoureux qui nous avait accompagnés lors de notre première excursion sous-marine à l’île Crespo vint nettoyer les vitres du fanal. J’examinai alors l’installation de cet appareil dont la puissance était centuplée par des a

Lorsque le Nautilus se prépara à reprendre sa marche sous-marine, je redescendis au salon. Les pa

Nous sillo

Notre santé à tous se maintenait dans un état très satisfaisant. Le régime du bord nous convenait parfaitement, et pour mon compte, je me serais bien passé des variantes que Ned Land, par esprit de protestation, s’ingéniait à y apporter. De plus, dans cette température constante, il n’y avait pas même un rhume à craindre. D’ailleurs, ce madréporaire Dendrophyllée, co

Pendant quelques jours, nous vîmes une grande quantité d’oiseaux aquatiques, palmipèdes, mouettes ou goélands. Quelques-uns furent adroitement tués, et, préparés d’une certaine façon, ils fournirent un gibier d’eau très acceptable. Parmi les grands voiliers, emportés à de longues distances de toutes terres, et qui se reposent sur les flots des fatigues du vol, j’aperçus de magnifiques albatros au cri discordant comme un braiement d’âne, oiseaux qui appartie

Les filets du Nautilus rapportèrent plusieurs sortes de tortues marines, du genre caret, à dos bombé, et dont l’écaille est très estimée. Ces reptiles, qui plongent facilement, peuvent se maintenir longtemps sous l’eau en fermant la soupape charnue située à l’orifice externe de leur canal nasal. Quelques-uns de ces carets, lorsqu’on les prit, dormaient encore dans leur carapace, à l’abri des animaux marins. La chair de ces tortues était généralement médiocre, mais leurs œufs formaient un régal excellent.

Quant aux poissons, ils provoquaient toujours notre admiration, quand nous surprenions à travers les pa

Je citerai principalement des ostracions particuliers à la mer Rouge, à la mer des Indes et à cette partie de l’Océan qui baigne les côtes de l’Amérique équinoxiale. Ces poissons, comme les tortues, les tatous, les oursins, les crustacés, sont protégés par une cuirasse qui n’est ni crétacée, ni pierreuse, mais véritablement osseuse. Tantôt, elle affecte la forme d’un solide triangulaire, tantôt la forme d’un solide quadrangulaire. Parmi les triangulaires, j’en notai quelques-uns d’une longueur d’un demi-décimètre, d’une chair salubre, d’un goût exquis, bruns à la queue, jaunes aux nageoires, et dont je recommande l’acclimatation même dans les eaux douces, auxquelles d’ailleurs un certain nombre de poissons de mer s’accoutument aisément. Je citerai aussi des ostracions quadrangulaires. surmontés sur le dos de quatre gros tubercules: des ostracions mouchetés de points blancs sous la partie inférieure du corps, qui s’apprivoisent comme des oiseaux; des trigones, pourvus d’aiguillons formés par la prolongation de leur croûte osseuse, et auxquels leur singulier grognement a valu le surnom de «cochons de mer»; puis des dromadaires à grosses bosses en forme de cône, dont la chair est dure et coriace.

Je relève encore sur les notes quotidie