Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 83 из 179

«Vous avez là un beau navire, mylord, dit-il.

– Un bon navire surtout, répondit Glenarvan.

– Et quel est son to

– Il jauge deux cent dix to

– Me tromperai-je beaucoup, ajouta Ayrton, en affirmant que le Duncan file aisément ses quinze nœuds à toute vapeur?

– Mettez-en dix-sept, répliqua John Mangles, et vous compterez juste.

– Dix-sept! s’écria le quartier-maître, mais alors pas un navire de guerre, j’entends des meilleurs qui soient, n’est capable de lui do

– Pas un! répondit John Mangles. Le Duncan est un véritable yacht de course, qui ne se laisserait battre sous aucune allure.

– Même à la voile? demanda Ayrton.

– Même à la voile.

– Eh bien, mylord, et vous, capitaine, répondit Ayrton, recevez les compliments d’un marin qui sait ce que vaut un navire.

– Bien, Ayrton, répondit Glenarvan; restez donc à notre bord, et il ne tiendra qu’à vous que ce bâtiment devie

– J’y songerai, mylord», répondit simplement le quartier-maître.

Mr Olbinett vint en ce moment prévenir son ho

«Un homme intelligent, cet Ayrton, dit Paganel au major.

– Trop intelligent!» murmura Mac Nabbs, à qui, sans apparence de raison, il faut bien le dire, la figure et les manières du quartier-maître ne revenaient pas.

Pendant le dîner, Ayrton do

Lorsqu’il apprit que deux d’entre eux seulement, Mulrady et Wilson, devaient l’accompagner, il parut éto

«Mais, dit Glenarvan, notre voyage à travers l’Australie méridionale n’offre aucun danger?

– Aucun, se hâta de répondre Ayrton.

– Eh bien, laissons à bord le plus de monde possible. Il faut des hommes pour manœuvrer le Duncan à la voile, et pour le réparer. Il importe, avant tout, qu’il se trouve exactement au rendez-vous qui lui sera ultérieurement assigné. Donc, ne diminuons pas son équipage.»

Ayrton parut comprendre l’observation de lord Glenarvan et n’insista plus.

Le soir venu, écossais et irlandais se séparèrent.

Ayrton et la famille de Paddy O’Moore retournèrent à leur habitation. Chevaux et chariot devaient être prêts pour le lendemain. Le départ fut fixé à huit heures du matin.

Lady Helena et Mary Grant firent alors leurs derniers préparatifs. Ils furent courts, et surtout moins minutieux que ceux de Jacques Paganel. Le savant passa une partie de la nuit à dévisser, essuyer, visser et revisser les verres de sa longue-vue. Aussi dormait-il encore quand le lendemain, à l’aube, le major l’éveilla d’une voix retentissante.

Déjà les bagages avaient été transportés à la ferme par les soins de John Mangles. Une embarcation attendait les voyageurs, qui ne tardèrent pas à y prendre place. Le jeune capitaine do

En dix minutes, l’embarcation atteignit le rivage. Un quart d’heure plus tard, les voyageurs arrivaient à la ferme irlandaise. Tout était prêt. Lady Helena fut enchantée de son installation. L’immense chariot avec ses roues primitives et ses ais massifs lui plut particulièrement. Ces six bœufs attelés par paires avaient un air patriarcal qui lui seyait fort.

«Parbleu! dit Paganel, voilà un admirable véhicule, et qui vaut tous les mail-coachs du monde. Une maison qui se déplace, qui marche, qui s’arrête où bon vous semble, que peut-on désirer de mieux?

– Monsieur Paganel, répondit lady Helena, j’espère avoir le plaisir de vous recevoir dans mes salons?

– Comment donc, madame, répliqua le savant, mais ce sera un ho

– J’y serai tous les jours pour mes amis, répondit en riant lady Helena, et vous êtes…

– Le plus dévoué de tous, madame», répliqua galamment Paganel.

Cet échange de politesses fut interrompu par l’arrivée de sept chevaux tout harnachés que conduisait un des fils de Paddy. Lord Glenarvan régla avec l’irlandais le prix de ces diverses acquisitions, en y ajoutant force remercîments que le brave colon estimait au moins à l’égal des guinées.

On do

Chapitre IX

On était au 23 décembre 1864. Ce décembre, si triste, si maussade, si humide dans l’hémisphère boréal, aurait dû s’appeler juin sur ce continent.

Astronomiquement, l’été comptait déjà deux jours d’existence, car, le 21, le soleil venait d’atteindre le capricorne, et sa présence au-dessus de l’horizon diminuait déjà de quelques minutes. Ainsi donc, c’était dans la plus chaude saison de l’a

L’ensemble des possessions anglaises dans cette partie de l’océan Pacifique est appelé Australasie. Il comprend la Nouvelle Hollande, la Tasmanie, la Nouvelle Zélande, et quelques îles circonvoisines.

Quant au continent australien, il est divisé en vastes colonies de grandeur et de richesses fort inégales. Quiconque jette les yeux sur les cartes modernes dressées par MM Peterma

Les anglais ont tiré au cordeau les lignes conventio