Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 127 из 179

Un géographe moderne, un marin, pouvaient-ils leur attribuer cette dénomination? on le voit, Paganel revenait toujours à l’interprétation du document.

C’était une obsession, une idée fixe. Après la Patagonie, après l’Australie, son imagination, sollicitée par un mot, s’acharnait sur la Nouvelle-Zélande. Mais un point, un seul, l’arrêtait dans cette voie.

«contin… Contin… Répétait-il… Cela veut pourtant dire «continent!»

Et il se reprit à suivre par le souvenir les navigateurs qui reco

Ce fut le 13 décembre 1642 que le hollandais Tasman, après avoir découvert la terre de Van-Diemen, vint atterrir aux rivages inco

Il prolongea la côte pendant quelques jours, et, le 17, ses navires pénétrèrent dans une large baie que terminait une étroite passe creusée entre deux îles.

L’île du nord, c’était Ika-Na-Maoui, mots zélandais qui signifient «le poisson de Mauwi». L’île du sud, c’était Mahaï-Pouna-Mou, c’est-à-dire «la baleine qui produit le jade vert.»

Abel Tasman envoya ses canots à terre, et ils revinrent accompagnés de deux pirogues qui portaient un bruyant équipage de naturels. Ces sauvages étaient de taille moye

Cette première entrevue des européens et des indigènes semblait promettre des relations amicales de longue durée. Mais le jour suivant, au moment où l’un des canots de Tasman allait reco

Le canot se retourna sur le côté et s’emplit d’eau.

Le quartier-maître qui le commandait fut tout d’abord frappé à la gorge d’une pique grossièrement aiguisée.

Il tomba à la mer. De ses six compagnons, quatre furent tués; les deux autres et le quartier-maître, nageant vers les navires, purent être recueillis et sauvés.

Après ce funeste événement, Tasman appareilla, bornant sa vengeance à cingler les naturels de quelques coups de mousquet qui ne les atteignirent probablement pas. Il quitta cette baie à laquelle est resté le nom de baie du massacre, remonta la côte occidentale, et, le 5 janvier, il mouilla près de la pointe du nord. En cet endroit, non seulement la violence du ressac, mais les mauvaises dispositions des sauvages, l’empêchèrent de faire de l’eau, et il quitta définitivement ces terres auxquelles il do

En effet, le navigateur hollandais s’imaginait qu’elles confinaient aux îles du même nom découvertes à l’est de la Terre de Feu, à la pointe méridionale de l’Amérique. Il croyait avoir trouvé «le grand continent du sud.»

«Mais, se disait Paganel, ce qu’un marin du dix-septième siècle a pu nommer «continent», un marin du dix-neuvième n’a pu l’appeler ainsi! Pareille erreur n’est pas admissible! Non! Il y a quelque chose qui m’échappe!»

Pendant plus d’un siècle, la découverte de Tasman fut oubliée, et la Nouvelle-Zélande ne semblait plus exister, quand un navigateur français, Surville, en prit co

Surville réclama vainement, et crut devoir punir de ce vol un village qu’il incendia tout entier.

Terrible et injuste vengeance, qui ne fut pas étrangère aux sanglantes représailles dont la Nouvelle-Zélande allait être le théâtre.

Le 6 octobre 1769, parut sur ces côtes l’illustre Cook. Il mouilla dans la baie de Taoué-Roa avec son navire l’Endeavour, et chercha à se rallier les naturels par de bons traitements. Mais, pour bien traiter les gens, il faut commencer par les prendre. Cook n’hésita pas à faire deux ou trois priso

Le 20 octobre, l’Endeavour mouilla sur la baie de Toko-Malou, où vivait une population pacifique de deux cents âmes. Les botanistes du bord firent dans le pays de fructueuses explorations, et les naturels les transportèrent au rivage avec leurs propres pirogues. Cook visita deux villages défendus par des palissades, des parapets et de doubles fossés, qui a

En effet, en 1773, le grand marin reparut à la baie Hawkes, et fut témoin de scènes de ca

Cook, pendant son troisième voyage, visita encore ces terres qu’il affectio

En 1791, Vancouver fit une relâche de vingt jours à la baie sombre, sans aucun profit pour les sciences naturelles ou géographiques. D’Entrecasteaux, en 1793, releva vingt-cinq milles de côtes dans la partie septentrionale d’Ikana-Maoui. Les capitaines de la marine marchande, Hausen et Dalrympe, puis Baden, Richardson, Moodi, y firent une courte apparition, et le docteur Savage, pendant un séjour de cinq semaines, recueillit d’intéressants détails sur les mœurs des néo-zélandais.

Ce fut cette même a