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Le steward du yacht était un excellent maître d’hôtel, un écossais qui aurait mérité d’être français pour son importance; d’ailleurs, remplissant ses fonctions avec zèle et intelligence.

Il se rendit aux ordres de son maître.

«Olbinett, nous allons faire un tour avant déjeuner, dit Glenarvan, comme s’il se fût agi d’une promenade à Tarbet ou au lac Katrine; j’espère que nous trouverons la table servie à notre retour.»

Olbinett s’inclina gravement.

«Nous accompagnez-vous, major? dit lady Helena.

– Si vous l’ordo

– Oh! fit lord Glenarvan, le major est absorbé dans les fumées de son cigare; il ne faut pas l’en arracher; car je vous le do

Le major fit un signe d’assentiment, et les hôtes de lord Glenarvan descendirent dans l’entrepont.

Mac Nabbs, demeuré seul, et causant avec lui-même, selon son habitude, mais sans jamais se contrarier, s’enveloppa de nuages plus épais; il restait immobile, et regardait à l’arrière le sillage du yacht. Après quelques minutes, d’une muette contemplation, il se retourna et se vit en face d’un nouveau perso

Cet homme grand, sec et maigre, pouvait avoir quarante ans; il ressemblait à un long clou à grosse tête; sa tête, en effet, était large et forte, son front haut, son nez allongé, sa bouche grande, son menton fortement busqué. Quant à ses yeux, ils se dissimulaient derrière d’énormes lunettes rondes et son regard semblait avoir cette indécision particulière aux nyctalopes. Sa physionomie a

L’agitation de cet inco

Quand cet énigmatique perso

Tout autre eût au moins souri à la place du major.

Le major ne sourcilla pas. L’inco

«Steward!» cria-t-il, avec un accent qui dénotait un étranger.

Et il attendit. Perso

«Steward!» répéta-t-il d’une voix plus forte.

Mr Olbinett passait en ce moment, se rendant à la cuisine située sous le gaillard d’avant. Quel fut son éto

«D’où vient ce perso

Cependant il monta sur la dunette, et s’approcha de l’étranger.

«Vous êtes le steward du bâtiment? lui demanda celui-ci.

– Oui, monsieur, répondit Olbinett, mais je n’ai pas l’ho

– Je suis le passager de la cabine numéro six.

– Numéro six? répéta le steward.

– Sans doute. Et vous vous nommez?…

– Olbinett.

– Eh bien! Olbinett, mon ami, répondit l’étranger de la cabine numéro six, il faut penser au déjeuner, et vivement. Voilà trente-six heures que je n’ai mangé, ou plutôt trente-six heures que je n’ai que dormi, ce qui est pardo

– À neuf heures», répondit machinalement Olbinett.

L’étranger voulut consulter sa montre, mais cela ne laissa pas de prendre un temps long, car il ne la trouva qu’à sa neuvième poche.

«Bon, fit-il, il n’est pas encore huit heures. Eh bien, alors, Olbinett, un biscuit et un verre de sherry pour attendre, car je tombe d’inanition.»

Olbinett écoutait sans comprendre; d’ailleurs l’inco

«Eh bien, dit-il, et le capitaine? Le capitaine n’est pas encore levé! Et le second? Que fait-il le second? Est-ce qu’il dort aussi? Le temps est beau, heureusement, le vent favorable, et le navire marche tout seul.»

Précisément, et comme il parlait ainsi, John Mangles parut à l’escalier de la dunette.

«Voici le capitaine, dit Olbinett.

– Ah! Enchanté, s’écria l’inco

Si quelqu’un fut stupéfait, ce fut à coup sûr John Mangles, non moins de s’entendre appeler «capitaine Burton» que de voir cet étranger à son bord.

L’autre continuait de plus belle:

«Permettez-moi de vous serrer la main, dit-il, et si je ne l’ai pas fait avant-hier soir, c’est qu’au moment d’un départ il ne faut gêner perso

John Mangles ouvrait des yeux démesurés, regardant tantôt Olbinett, et tantôt ce nouveau venu.

«Maintenant, reprit celui-ci, la présentation est faite, mon cher capitaine, et nous voilà de vieux amis. Causons donc, et dites-moi si vous êtes content du Scotia?

– Qu’entendez-vous par le Scotia? dit enfin John Mangles.