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XXXVII

La route de l’ouest. – Le réveil de Joe. – Son entêtement. – Fin de l’histoire de Joe. – Tagelel. – Inquiétudes de Ke

Le vent pendant la nuit se reposa de ses violences du jour, et le Victoria demeura paisiblement au sommet d’un grand sycomore; le docteur et Ke

«Voilà le remède qu’il lui faut, dit Fergusson; la nature se chargera de sa guérison.»

Au jour, le vent revint assez fort, mais capricieux; il se jetait brusquement dans le nord et le sud, mais en dernier lieu, le Victoria fut entraîné vers l’ouest.

Le docteur, la carte à la main, reco

Bientôt on atteignit la ville de Zinder, reco

En consultant la boussole, Ke

«Voilà que nous reprenons encore la route du nord!

– Qu’importe? Si elle nous mène à Tembouctou, nous ne nous en plaindrons pas! Jamais plus beau voyage n’aura été accompli en de meilleures circonstances!…

– Ni en meilleure santé, riposta Joe, qui passait sa bo

– Voilà notre brave ami! s’écria le chasseur, notre sauveur! Comment cela va-t-il?

– Mais très naturellement, monsieur Ke

– Digne cœur! répondit Fergusson en lui serrant la main. Que d’angoisses et d’inquiétudes tu nous a causées!

– Eh bien, et vous donc! Croyez-vous que j’étais tranquille sur votre sort? Vous pouvez vous vanter de m’avoir fait une fière peur!

– Nous ne nous entendrons jamais, Joe, si tu prends les choses de cette façon.

– Je vois que sa chute ne l’a pas changé, ajouta Ke

– Ton dévouement a été sublime, mon garçon, et il nous a sauvés; car le Victoria tombait dans le lac, et une fois là, perso

– Mais si mon dévouement, comme il vous plaît d’appeler ma culbute, vous a sauvés, est-ce qu’il ne m’a pas sauvé aussi, puisque nous voilà tous les trois en bo

– On ne s’entendra jamais avec ce garçon-là, dit le chasseur.

– Le meilleur moyen de s’entendre, répliqua Joe, c’est de ne plus parler de cela. Ce qui est fait est fait! Bon ou mauvais, il n’y a pas à y revenir.

– Entêté! fit le docteur en riant. Au moins tu voudras bien nous raconter ton histoire?

– Si vous y tenez beaucoup! Mais, auparavant, je vais mettre cette oie grasse en état de parfaite cuisson, car je vois que Dick n’a pas perdu son temps.

– Comme tu dis, Joe.

– Eh bien! nous allons voir comment ce gibier d’Afrique se comporte dans un estomac européen.»

L’oie fut bientôt grillée à la flamme du chalumeau, et, peu après, dévorée. Joe en prit sa bo

Enfin Joe, en poursuivant son récit, arriva au moment où, plongé dans le marais, il jeta un dernier cri de désespoir.

«Je me croyais perdu, mon maître, dit-il, et mes pensées s’adressaient à vous. Je me mis à me débattre. Comment? je ne vous le dirai pas; j’étais bien décidé à ne pas me laisser engloutir sans discussion, quand, à deux pas de moi, je distingue, quoi? un bout de corde fraîchement coupée; je me permets de faire un dernier effort, et, tant bien que mal, j’arrive au câble; je tire; cela résiste; je me hale, et finalement me voilà en terre ferme! Au bout de la corde je trouve une ancre!… Ah! mon maître! j’ai bien le droit de l’appeler l’ancre du salut, si toutefois vous n’y voyez pas d’inconvénient. Je la reco

– Mon brave Joe! répondit le docteur avec émotion. Nous n’avions donc pas tort de nous fier à ton intelligence et à ton adresse!