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Lawrence s’avança vers celle qui venait de prononcer ces paroles et déposa un baiser dans ses cheveux.

– Bo

Cette femme avait peut-être quarante ans, mais elle en accusait trente-cinq à peine, et on sentait qu’elle les aurait longtemps encore, ces trente-cinq ans-là. On la prévoyait d’une beauté durable.

C’était une brune aux yeux bleus, des yeux d’une beauté rare et mystérieuse, des yeux qui attiraient, et qui avaient certainement do

Pold enlevait le pardessus de son père, qui parut dans le pourpoint noir d’Hamlet.

– Oh! vous êtes beau! dit Lily.

Et elle pria tout de suite son père de leur raconter sa soirée.

– Il y avait des amis? Vous avez rencontré quelqu’un de nos «co

– Oui. J’ai rencontré un grand ami de Pold.

– Ah! bah! fit Pold. Et qui ça, sans indiscrétion?

– M. Martinet.

– Tiens! Il était là-bas! Il ne se refuse plus rien depuis qu’il a une belle-sœur qui…

– Pold! interrompit Lawrence avec un froncement de sourcils.

– Ah! oui, j’allais commettre une gaffe, dit-il en regardant sa sœur. Ah! bien, les jeunes filles pourraient aller se coucher tout de même.

Lily se leva:

– C’est ce que je fais, Pold.

Lawrence ajouta:

– Et Pold va te suivre. Allez vous reposer, mes enfants. Quant à M. Martinet, je voudrais le savoir moins l’ami de Pold. Ce n’est pas une fréquentation, ça, Martinet. Où es-tu allé chercher Martinet? Quel amour t’a pris pour Martinet?

– Ah! vous savez que j’ai tapé des clous avec lui…

– Oui, je sais tout cela. Mais tu n’as pas envie de te faire tapissier: laisse donc cet homme désormais tranquille dans sa rue du Sentier et cesse tes visites. C’est entendu, n’est-ce pas?

– Ah! papa, c’est un si bon zig! Il est rigolo comme tout et pas méchant.

– Tu me promets de ne plus le revoir ou, tout au moins, de ne plus le rechercher?

Pold se gratta le sommet de la tête.

– Je vous le promets, fit-il.

Lily vint embrasser son père.

Les jeunes gens regagnèrent leurs chambres. Lawrence et Adrie

Quelques minutes plus tard, Adrie

La jeune fille reposait déjà. Ses paupières closes s’entr’ouvrirent au bruit que fit Adrie

– Que voulez-vous, mère? demanda-t-elle.

La mère ne répondit point. Elle s’assit proche le lit virginal, en la chambre tendue de satinette blanche qu’éclairait une fleur électrique, perdue parmi d’autres fleurs artificielles jetées en couro

Lily répéta:

– Que veux-tu, mère?

Et elle sembla se rendormir.

Adrie

– Est-il vrai que tu dors, Lily?

Lily enveloppa le cou d’Adrie

– Je sais que je suis ta joie, mère, ton bonheur, ton grand bonheur…

Elle fit un effort et ajouta:

– Et aussi ta consolation. Adrie

– Ma consolation? Oh! ma chérie, tu crois donc que j’ai besoin d’être consolée?

– Oui. Vous avez besoin que je sois là. C’est moi qui vous fais sourire quelquefois. Sans moi, vous seriez triste, triste, triste, et papa aussi serait triste, toujours.

– Dis-moi toute ta pensée, Lily…

– Ma mère, vous avez un chagrin immense que je ne sais pas, mais que je voudrais savoir.

– Pourquoi?

– Pour vous en guérir. Pardo

– Une mère n’est point malheureuse, Lily, quand elle a une fille comme toi.

– Et un mari comme papa, je le sais. Et, cependant, vous êtes malheureuse.

– Qui t’a dit cela, Lily?

– Perso

– Qu’as-tu vu, mon enfant? C’est la première fois que tu me tiens un pareil langage.

– J’ai vu que vous pleuriez souvent, et que mon père essayait vainement de vous consoler.

– Je ne pleure jamais, ma fille.

– Oh! si, vous pleurez. Vous pleurez dans votre oratoire! Vous ne pouvez vous mettre à genoux sans pleurer! Je vous ai surprise sans le vouloir, mère. Pardo

Adrie

Pold, qui s’était couché de bo

– Je n’ai pas osé le demander à p’pa, disait-il tout haut. Quel prétexte pour le lui demander? Mais je suis sûr qu’elle y était. Parbleu! Martinet me l’a dit, qu’elle s’y trouverait. Il le sait, lui, Martinet. Il sait tout, ce sacré Martinet. Et puis, est-ce qu’il y a vraiment une fête parisie