Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 10 из 107

Lawrence sourit sans répondre, et Martinet reprit:

– Oh! soit dit sans vous offenser, en tout bien tout ho

– Vous êtes un brave homme, monsieur Martinet.

– Je co

– Et lesquels, mon Dieu? Mon fils vous a rendu des services, voilà qui m’éto

– Il m’a bien tapé quatre mille clous!

– Oui, vraiment? Il voulait donc faire son apprentissage de tapissier?

– Vous voulez rire, monsieur. M. Pold voulait s’amuser. Nous avons conservé, depuis, d’excellentes relations.

– Comment cela?

– Chaque fois qu’il passe, avec sa «bécane», par la rue du Sentier, il vient me do

– Je vois que vous co

– Comment va Mlle Lily?

– Ah! ah! Mlle Lily aussi? Mais elle est en excellente santé, mon brave.

– Et toujours charmante?

– Toujours, monsieur Martinet, toujours. Mais dites-moi, comment vous trouvez-vous ici? Avez-vous donc la coutume de fréquenter acteurs et journalistes?

– Que non, monsieur, et c’est bien pour cela que je suis venu. Ne les co

– Comment «Et voilà»? C’est votre belle-sœur qui vous a fait inviter? Elle co

– Beaucoup, monsieur. Ma belle-sœur est cette jeune perso

– Diane?

– Si vous voulez. C’est le nom qu’elle s’est do

– Vous êtes dur pour votre belle-sœur, monsieur.

– Je l’ai été, monsieur, mais je ne le suis plus. Je lui ai, ou plutôt nous lui avons pardo

– Eh! non.

– Mais vous ne buvez pas, monsieur. Perso

– Attendez la fin, monsieur Martinet.

– Ah! la fin sera comme le commencement. Et puis, vous savez, rien ne m’épate plus, moi, j’ai trop voyagé.

Fatigué, Lawrence ne l’écoutait plus. Il cessa de lui parler. Mais M. Martinet n’en continua pas moins:

– Oui, j’ai beaucoup voyagé. «Tel que vous me voyez», j’ai traversé l’Amérique.

Lawrence se taisait toujours.

– Oui, l’Amérique, de l’est à l’ouest, de New York à San Francisco. J’ai passé huit jours et huit nuits sur le Pacific railway.

M. Martinet se retourna vers Lawrence et fut éto

– Cela vous éto

Lawrence demanda d’une voix calme:

– Il y a longtemps, monsieur, que vous êtes allé en Amérique?

– Mon Dieu! cela ne date pas d’hier. J’avais une vingtaine d’a

Il vida sa coupe.

Lawrence semblait s’intéresser maintenant au verbiage de M. Martinet.

– Il y a une vingtaine d’a

– Oh! une histoire… Des farceurs prétendaient que notre train serait attaqué par les Peaux-Rouges. Je ne les ai pas crus, et j’ai bien fait. Pas plus de Peaux-Rouges que sur la main. Mais, en revanche…

– En revanche?… interrogea Lawrence.

Martinet s’arrêtait à nouveau. Il dit après une pause:

– Est-ce que ça vous intéresse vraiment ce que je vous raconte là? Si je vous embête, monsieur Lawrence, il faut le dire, vous savez. Moi, je n’aime pas raser mon monde. Ça n’est pas mon état.

– Mais non, mais non. En revanche?…

– J’suis marchand de meubles, je n’suis pas perruquier.

– Je vous écoute, mon ami.

– Quel sale métier!

– Marchand de meubles?

– Non, perruquier.

– Vous buvez trop, monsieur Martinet, vous aurez mal aux cheveux en vous réveillant cet après-midi, et Mme Martinet vous grondera. Mais, revenons au point où nous avons laissé la conversation.

– Ah! oui, en revanche, il y a eu un fameux drame dans le train. Mais, là, un fameux! Du reste, vous en avez entendu parler.

– Moi?

– Mon Dieu! oui, comme les autres. Ça a fait assez de bruit dans le monde. Voyons, vous ne vous rappelez pas?… Mais qu’est-ce que vous avez, monsieur Lawrence? Comme vous voilà pâle!

– Pâle?

– Mais oui, mais oui. Êtes-vous malade?

– Pas le moins du monde, répondit Lawrence d’une voix ferme. Je suis toujours pâle, moi. Je n’en pourrais dire autant de vous, monsieur Martinet, car votre nez est flamboyant, ce soir. Cela tient sans doute à votre façon si généreuse de boire. Cela ne vous permet plus d’apprécier les couleurs. Vous me voyez trop pâle parce que vous êtes trop ivre, monsieur Martinet.