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«Pourquoi ne me do
Je le regardai. Il avait deviné que Mme Darzac aurait une grande peine de ne l’avoir point vu au moment de son départ et qu’elle lui écrirait. Ça n’était pas bien malin. Je lui répondis:
«Parce que vous ne le méritez pas.»
Et je lui fis d’amers reproches auxquels il ne prit point garde. Il n’essaya même pas de se disculper, ce qui me mit plus en colère que tout. Enfin, je lui do
«Eh bien, lui demandai-je, vous ne la lisez pas?
– Non, me répondit-il, pas ici!… Mais là-bas!…»
Nous arrivâmes au Tréport en pleine nuit noire, après six heures d’un interminable voyage et par un temps de chien. Le vent de mer nous glaçait et balayait le quai désert. Nous ne rencontrâmes qu’un douanier enfermé dans sa capote et dans son capuchon et qui faisait les cent pas sur le pont du canal. Pas une voiture, naturellement. Quelques papillons de gaz, tremblotant dans leur cage de verre, reflétaient leur éclat falot dans de larges flaques de pluie où nous pataugions à l’envi, cependant que nous courbions le front sous la rafale. On entendait au loin le bruit que faisaient, en claquant sur les dalles sonores, les petits sabots de bois d’une Tréportaise attardée. Si nous ne tombâmes point dans le grand trou noir de l’avant-port, c’est que nous fûmes avertis du danger par la fraîcheur salée qui montait de l’abîme et par la rumeur de la marée. Je maugréais derrière Rouletabille qui nous dirigeait assez difficilement dans cette obscurité humide. Cependant il devait co
«Ah çà! lui dis-je, daignerez-vous me faire savoir ce que nous sommes venus chercher dans ce pays, en dehors des rhumatismes qui nous guettent et de la pleurésie qui nous menace?»
Car Rouletabille, dans le moment, toussait et ne parvenait point à se réchauffer.
«Oh! fit-il, je vais vous le dire. Nous sommes venus chercher le parfum de la Dame en noir!»
Cette phrase me do
Je refermai la porte et revins me coucher discrètement. Le lendemain matin, je fus réveillé par un Rouletabille épouvanté. Sa figure marquait une angoisse extrême et il me tendait un télégramme qui lui venait de Bourg et qui lui avait été, sur l’ordre qu’il en avait do
III Le parfum.
«Eh bien, m’écriai-je, en sautant de mon lit. Ça ne m’éto
– Vous n’avez jamais cru à sa mort?» me demanda Rouletabille avec une émotion telle que je ne pouvais pas me l’expliquer, malgré l’horreur qui se dégageait de la situation, en admettant que nous dussions prendre à la lettre les termes du télégramme de M. Darzac.
«Pas trop, fis-je. Il avait tant besoin de passer pour mort qu’il a pu faire le sacrifice de quelques papiers, lors de la catastrophe de La Dordogne. Mais qu’avez-vous, mon ami?… vous paraissez d’une faiblesse extrême. Êtes-vous malade?…»
Rouletabille s’était laissé choir sur une chaise. C’est d’une voix presque tremblante qu’il me confia à son tour qu’il n’avait cru réellement à sa mort qu’une fois la cérémonie du mariage terminée. Il ne pouvait entrer dans l’esprit du jeune homme que Larsan eût laissé s’accomplir l’acte qui do
Et Rouletabille, essuyant la sueur qui coulait de son front, ajoutait:
«Hélas! rappelez-vous, mon ami… aux yeux de Larsan “le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat”!»
Je mis ma main sur la main de Rouletabille. Il avait la fièvre. Je voulus le calmer, mais il ne m’entendait pas:
– Et voilà qu’il aurait attendu après le mariage, quelques heures après le mariage, pour apparaître, s’écria-t-il. Car, pour moi, comme pour vous, Sainclair, n’est-ce pas? la dépêche de M. Darzac ne signifierait rien si elle ne voulait pas dire que l’autre est revenu.
– Évidemment!… Mais M. Darzac a pu se tromper!…
– Oh! M. Darzac n’est pas un enfant qui a peur… cependant, il faut espérer, il faut espérer, n’est-ce pas, Sainclair? Qu’il s’est trompé!… Non, non! ça n’est pas possible, ce serait trop affreux!… trop affreux… Mon ami! Mon ami!… oh! Sainclair, ce serait trop terrible!…»
Je n’avais jamais vu, même au moment des pires événements du Glandier, Rouletabille aussi agité. Il s’était levé, maintenant… il marchait dans la chambre, déplaçait sans raison des objets, puis me regardait en répétant: «Trop terrible!… trop terrible!»
Je lui fis remarquer qu’il n’était point raiso
«Inexcusables!… Vraiment, Sainclair… inexcusables!…