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– Est-ce que je ne vous laisse pas vous habiller comme bon vous semble?
– Oui, père (ceci sur un ton penaud).
– Alors, mes chéris, ne pensez-vous pas qu’il serait plus gentil et plus charitable de votre part de ne pas essayer de me mettre dans une situation inconfortable, même si je porte un habit qui vous paraît ridicule, bien qu’il soit assez ordinaire dans ce pays où nous sommes sur le point de séjourner?
Pour toute réponse, ils penchèrent leurs têtes. Il était bon père, et tous le savaient. Il fut tout à fait satisfait et continua:
– Maintenant vous pouvez aller. Courez! Amusez-vous! Nous n’en parlerons plus jamais. (Puis il sortit de nouveau sur le pont, et fit face courageusement au feu du ridicule, autour de lui, bien qu’il n’entendît plus aucune nouvelle raillerie.)
Mais l’éto
Mme Markam et les filles aînées auraient aimé pouvoir protester, ou entreprendre quelque chose qui pût soulager leur chagrin provoqué par le ridicule de Markam qui se lisait sur tous les visages, mais le regard déterminé et fixe du prétendu Highlander les impressio
– Dis donc! mais il a oublié les cornemuses!
Les domestiques étaient arrivés depuis quelques jours, et tout était prêt. Dans la bo
L’après-midi, Markam, toujours vêtu de toute sa panoplie, se promena parmi Les Maisons-de-Crooken. Il était seul, parce que, chose étrange à dire, sa femme et ses filles souffraient de maux de tête et s’étaient, lui avait-on dit, étendues pour se reposer de la fatigue du voyage. On ne put trouver non plus aucun des deux garçons. Son fils aîné, qui prétendait être un jeune homme, était sorti seul pour explorer les environs. L’autre garçon, quand son père avait voulu lui demander de l’accompagner dans sa promenade, avait réussi, par accident, bien sûr, à tomber dans le baquet d’eau et attendait d’être séché et de revêtir des vêtements secs. Comme ses effets n’étaient pas encore déballés, cette promenade à deux était, bien sûr, impossible pour le moment.
M. Markam ne fut pas tout à fait satisfait de sa promenade. Il ne put réussir à faire la co
Quand Saft Tammie le vit venir, il leva les yeux, qu’il tenait généralement fixés dans le vide, dans la direction du chemin en face de son siège et, comme s’il eût été ébloui par un éclat de soleil, les frotta et les protégea de sa main.
Puis il se leva subitement, tendit le poing d’une façon accusatrice et se mit à parler:
– «Vanité des vanités, dit le pécheur, tout est vanité!» L’homme! Sois prévenu à temps! Regarde les lis des champs, ils ne travaillent pas, ils ne tissent pas, mais Salomon dans toute sa gloire n’était pas habillé comme un seul de ces lis. L’homme! L’homme! Ta vanité est comme les sables mouvants qui engloutissent tout ce qui tombe sous leur enchantement. Prends garde à ta vanité! Prends garde aux sables mouvants, qui ouvrent leur bouche pour toi, et qui vont t’avaler! Regarde-toi! Prends conscience de ta propre vanité! Fais face à toi-même, et alors, dans cet instant, tu comprendras la force fatale de ta vanité. Apprends-la, co
Markam ne put que se sentir un peu affecté par cette tirade. Si elle avait été dite par une perso