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– Malcolm, vous avez parlé des morts qui ont été occasio
Ici, elle s'arrêta. Elle aussi, était à bout, et les larmes qui jaillirent de ses yeux ruisselaient sur ses joues. J'étais moi-même plus remué que je ne puis le dire. C'était vraiment ma Margaret; et dans la conscience de sa présence mon cœur bondit. Mon bonheur m'inspira de l'audace et j'osai dire ce que je considérais avec crainte comme impossible; quelque chose qui attirerait l'attention de Mr. Trelawny sur ce que j'imaginais être la double existence de sa fille. Je pris la main de Margaret, y déposai un baiser, et dis à son père:
– Eh bien, monsieur! elle n'aurait pu parler avec plus d'éloquence si l'esprit de la Reine Tera elle-même s'était trouvé en elle pour suggérer et animer ses pensées!
La réponse de Mr. Trelawny me bouleversa simplement de surprise. Elle me fit comprendre que sa pensée avait suivi exactement le même chemin que la mie
– Et si cela était? Je sais très bien que l'esprit de sa mère est en elle. S'il se trouve également en elle l'esprit de la grande et merveilleuse Reine, alors elle ne sera pas moins chère, mais doublement chère à mon cœur. N'ayez aucune crainte pour elle, Malcolm Ross. Du moins, n'ayez pas plus peur pour elle que pour le reste d'entre nous!
Margaret continua sur le même thème; elle se mit si vite à parler qu'elle do
– N'ayez aucune crainte particulière pour moi, Malcolm. La Reine Tera sait, et ne nous fera aucun mal. Je le sais! Je le sais aussi vrai que je suis perdue dans les profondeurs de mon amour pour vous! Il y avait dans sa voix quelque chose de si étrange que je me hâtai de regarder ses yeux. Ils étaient aussi brillants que jamais, mais la pensée intérieure de Margaret était pour moi cachée par un voile, comme on l'observe dans les yeux des lions.
Et puis les deux autres hommes arrivèrent, et l'on changea de conversation.
Chapitre XIX LA LEÇON DU «KA»
Ce soir-là, nous sommes tous allés nous coucher de bo
Tout le monde dormait. J'entendis la respiration régulière de chacun, et je me réjouis dans le fond de mon cœur de constater que cette malheureuse nuit d'anxiété s'était passée sans encombre. Tandis que je m'agenouillais dans ma chambre pour dire dans un élan, une prière d'action de grâces, je sondai dans les profondeurs de mon cœur toute l'importance de ma terreur. Je sortis de la maison et descendis jusqu'à l'eau par le long escalier taillé dans le roc. Quelques brasses dans la mer limpide et fraîche calmèrent mes nerfs et me firent redevenir moi-même.
Quand j'arrivai en m'en retournant, je parvins en haut des marches, je pus voir le soleil resplendissant, qui s'élevait derrière moi et do
Mais, hélas! Cette joie fut de courte durée. Quand nous fûmes rentrés à la maison après une promenade sur les falaises, ce fut le retour de la même routine que la veille: tristesse et anxiété, espoir, ardeur, profonde dépression, réserve apathique.
La journée cependant devait être consacrée au travail et nous nous y préparâmes tous avec une énergie qui nous sauva.
Après le petit-déjeuner, nous nous sommes réunis dans la caverne. Mr. Trelawny passa en revue, point par point, la position de chaque objet. Il expliquait au passage la raison pour laquelle on assignait une place à chacun d'entre eux. Il avait à la main les grands rouleaux de papier avec les plans cotés, les inscriptions et les dessins qu'il avait faits d'après les sie
Mr. Trelawny nous expliqua certaines autres choses, qui n'étaient pas portées sur le plan. Par exemple, la partie évidée de la table s'adaptait exactement au fond du Coffre Magique, qui était donc destiné à y être placé. Les places respectives des pieds de cette table étaient indiquées par des uræus de différentes formes tracés sur le sol, la tête de chaque serpent étant dirigée vers un uræus semblable enroulé autour du pied. Il expliqua également que la momie, quand elle serait couchée sur la partie surélevée ménagée au fond du sarcophage, faite, semblait-il, pour épouser sa forme, aurait la tête à l'ouest et les pieds à l'est, de manière à recevoir les rayons telluriques naturels.