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– Si je ne vous ai pas demandé raison plus tôt de cette infamie, c’est parce que, pour des raisons que vous n’avez pas à co

D’un geste brusque, l’ancien espion de Richelieu tirait son épée du fourreau. Mais Castel-Rajac, qui prévoyait ce mouvement, d’un bond se jeta de côté et, brandissant un couteau de chasse assez long qu’il cachait derrière lui, il s’écria:

– À nous deux, monsieur l’assassin!

Et, tout en fonçant sur son adversaire, il lui dit:

– Tu me croyais sans arme, bandit, mais tu vas voir si mon couteau ne vaut pas ton épée.

Après avoir paré le premier coup que Durbec cherchait à lui porter, Castel-Rajac, d’un coup sec d’une force irrésistible, le désarma. Et, d’une voix retentissante, il lui cria:

– Papillon de malheur, je vais te clouer à la muraille!

Mais, au moment où il allait transpercer la poitrine de l’espion, celui-ci s’écroula comme une masse sur le sol, où il demeura inanimé. Gaëtan se pencha vers lui et, constatant qu’il était mort, grommela:

– Mordious, le diable me l’a pris avant que j’aie eu le temps de l’occire!

Courant à la porte, il appela le gouverneur, qui était resté derrière la porte.

– Ce n’est pas moi, fit-il, qui l’ai mis à mal, c’est lui qui vient de mourir tout seul et probablement de peur. Voilà comment nous sommes, en Gascogne… Tandis qu’il refroidit, allons nous occuper de notre faux mo

Malgré le trouble dans lequel l’avaient plongé les nouveaux événements, M. de Saint-Mars, incapable de résister à la véritable tornade que créait autour de lui le bouillant Gascon, conduisit ce dernier jusqu’au cachot de M. de Marleffe. C’était une pièce humide, froide, obscure et véritablement infecte. Tout de suite, Castel-Rajac dit au priso

– Vous vous plaisez donc ici, monsieur?

– Non! protesta Marleffe. Je m’y déplais fort, au contraire.

– Vous trouvez donc la chère excellente?

– Elle est exécrable.

– Les vins délicieux?

– Je ne bois que de l’eau et encore est-elle saumâtre!

– Que diriez-vous si, tout à coup, on vous transportait dans une chambre confortable avec vue sur la mer, si on vous servait trois fois par jour un repas délectable et si M. le gouverneur du château de l’île Sainte-Marguerite mettait à votre disposition les meilleurs crus de sa cave?

– Monsieur, répliqua le priso

Castel-Rajac reprit:

– Je ne me moque nullement de vous et je vous parle en toute sincérité. Il ne tient qu’à vous de passer de ce régime si dur auquel vous êtes assujetti à celui que je viens de vous décrire.

– Que dois-je faire pour cela?

– Accepter qu’on vous applique sur le visage ce masque de fer que vous avez refusé de porter.

Et, s’adressant au gouverneur, qui était resté sur le seuil, il fit:

– Nous sommes bien d’accord, n’est-ce pas, mon cher gouverneur?

– Entièrement d’accord.

– Et si je refuse? dit Mariette.

Gaëtan, qui sentait la partie gagnée, insista:

– Vous êtes condamné à la détention perpétuelle. Eh bien, vous resterez toute votre existence dans ce cachot.

– Alors, j’accepte, se décida le priso

– J’ajouterai simplement, fit Gaëtan, que, lorsque vous recevrez la visite de perso

– C’est entendu, je me tairai, affirma le faux-mo

Cinq minutes après, affublé du masque de fer qu’il devait garder jusqu’à sa dernière demeure, le faux-mo

Nous ajouterons simplement que les deux Castel-Rajac se couvrirent l’un et l’autre de gloire, le père, en prenant part à toutes les grandes victoires de la première partie du règne de Louis XIV, et le fils en allant combattre les infidèles, nouveau croisé qui ajouta au nom de Castel-Rajac un lustre d’ho

Fin


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