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Mais il vient à Doralice et lui apprend qu’Agramant, Marsile et Stordilan, avec un petit nombre de soldats, sont assiégés dans leur camp par l’armée des chrétiens, et courent de grands dangers. Après lui avoir raconté le fait, il la prie d’apaiser les deux guerriers, de rétablir l’accord entre eux, et de les amener au camp, pour délivrer l’armée sarrasine.

La dame s’élance hardiment entre les deux chevaliers et leur dit: «Je vous ordo

Le messager se joint à elle et leur a

Mais dès que leurs compagnons seront délivrés, et sans attendre un instant de plus, ils cesseront de marcher d’accord, et recommenceront leur guerre implacable, ardente, jusqu’à ce que le sort des armes ait décidé auquel des deux doit appartenir la dame. Celle-ci, entre les mains de laquelle ils font serment, leur sert de garant à tous deux.

Cependant la Discorde, e

La trêve fut donc conclue entre les deux rivaux au gré de celle qui pouvait tout sur eux. Il leur manquait un de leurs chevaux, car celui du Tartare gisait mort à terre. Aussi Bride-d’Or, qui paissait parmi les herbes fraîches le long de la rive, vint-il fort à propos. Mais me voici arrivé à la fin de ce chant, de sorte qu’avec votre agrément je ferai une pause.

Chant XXV

ARGUMENT. – Roger, après avoir jeté dans le puits l’écu enchanté, délivre Richardet, frère de Bradamante, du supplice du feu auquel il avait été condamné, et apprend de lui la cause de sa condamnation. Tous les deux passent au château d’Aigremont, où Roger do

Oh! quel violent combat se livrent, dans un cœur juvénile, le désir de la gloire et la fougue de l’amour! À la vérité, on ne pourrait dire lequel de ces deux sentiments l’emporte sur l’autre, car ils sont tour à tour vainqueurs. En cette circonstance, les deux chevaliers obéirent à la rigoureuse loi du devoir et de l’ho

Toutefois, ce fut encore Amour qui l’emporta; car, si leur dame ne leur avait point ordo

Les deux chevaliers païens, ayant différé toute querelle, s’en vont maintenant au secours de l’armée d’Afrique, et se dirigent vers Paris, accompagnés de leur gente dame. Avec eux chemine aussi le petit nain qui avait suivi les traces du Tartare, et avait conduit jusqu’à lui le jaloux Rodomont.

Ils arrivent dans un pré, où plusieurs chevaliers se délassaient au bord d’un ruisseau. Deux d’entre eux étaient désarmés; les deux autres avaient leur casque. Une dame, fort belle de visage, était avec eux. Je vous dirai ailleurs qui ils étaient, non maintenant, car j’ai à vous parler auparavant de Roger, du brave Roger qui, comme je vous l’ai raconté, avait jeté dans un puits l’écu enchanté.

Il était à peine éloigné d’un mille, qu’il vit venir en grande hâte un des courriers que le fils de Trojan avait envoyés à ses chevaliers pour réclamer leur concours. Ce courrier lui apprit que Charles tenait en un tel péril l’armée sarrasine, que si elle n’était promptement secourue elle y laisserait bien vite l’ho

Roger, à cette nouvelle, fut assailli par un grand nombre de pensées diverses qui lui vinrent toutes à la fois à l’esprit. Mais ce n’était ni le lieu ni le moment de réfléchir longtemps au meilleur parti à prendre. Il laissa partir le messager, et tourna bride vers l’endroit où la dame le pressait tellement d’aller, qu’elle ne lui do

En suivant le chemin qu’ils avaient pris tout d’abord, ils arrivèrent, au déclin du jour, dans une ville que le roi Marsile possédait au beau milieu de la France et qu’il avait prise, pendant la dernière guerre, au roi Charles. Roger ne fut arrêté par perso

La damoiselle qui l’accompagnait étant co

À peine Roger eut-il levé les yeux sur cet infortuné qui penchait vers la terre sa figure inondée de larmes, qu’il crut voir Bradamante, tellement le jeune homme lui ressemblait. Plus il regardait son visage et sa perso

» Emportée par une trop grande ardeur, elle aura pris la défense du condamné, et sa tentative ayant échoué, elle aura, je le vois, été faite priso

Et, sans plus tarder, il saisit son épée, car il avait rompu sa lance dans sa lutte à l’autre château, et pousse son destrier au milieu de la foule. Son épée décrit un cercle et ouvre à l’un le front, à l’autre la gorge, à un troisième la joue. La populace fuit en criant; un grand nombre restent sur place éclopés ou la tête fracassée.

Telle une bande d’oiseaux qui, sur les bords d’un étang, voltigent en sûreté et pourvoient à leur nourriture; si quelque faucon fond à l’improviste sur eux du haut des airs, et en saisit un dans ses serres, tout le reste s’éparpille en fuyant; chacun s’inquiète peu de son voisin et ne songe qu’à son propre salut. Ainsi vous auriez vu faire tous ces gens, dès que le brave Roger se fut précipité sur eux.

À quatre ou six, plus lents à fuir que les autres, Roger abat la tête de dessus les épaules. Il en partage autant jusqu’à la poitrine, et un nombre infini jusqu’aux yeux et jusqu’aux dents. Je sais bien qu’ils n’avaient point de casques, mais ils étaient cependant couverts de coiffes en fer luisant; et quand bien même ils eussent eu des casques, ils n’en auraient pas été moins taillés, ou peu s’en faut.