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E

Le palais enchanté était décrit tout au long dans le livre. On y trouvait aussi les divers moyens de confondre le magicien et de dénouer les liens dans lesquels il retenait tous ces priso

Désireux de conduire à bo

Grâce à ses larves diaboliques, il le fait paraître tout différent de ce qu’il est. Pour les uns c’est un géant, pour les autres un paysan, pour d’autres un chevalier à figure déloyale. Chacun voit le paladin sous la forme où le magicien lui est apparu dans le bois; de sorte que, pour ravoir ce que le magicien leur a enlevé, tous se précipitent sur Astolphe.

Roger, Gradasse, Iroldo, Bradamante, Brandimart, Prasilde, et les autres guerriers, dans leur nouvelle erreur, s’avancent furieux et pleins de rage, pour mettre le duc en pièces. Mais celui-ci, en un pareil moment, a recours à son cor et fait courber soudain tous ces esprits altiers. S’il n’avait pas recouru au son terrifiant, le paladin était tué sans rémission.

Mais aussitôt qu’il a embouché le cor, et que l’horrible son s’est fait entendre, les chevaliers pre

Les gardes fuient avec leurs priso

Astolphe, après avoir chassé le magicien, soulève la lourde pierre du seuil. Il trouve gravées en dessous, des figures et d’autres signes que je ne prends pas la peine de vous décrire. Dans son désir de détruire l’enchantement, il brise tout ce qu’il voit sous ses yeux, ainsi que le livre lui a dit de faire, et soudain le palais s’évanouit en fumée et en vapeurs.

Il trouve le cheval de Roger, lié par une chaîne d’or. Je parle du cheval ailé que le nécromant avait do

Je ne sais si vous vous souvenez qu’il l’avait laissé attaché par la bride le jour où la fille de Galafron, qu’il tenait nue en son pouvoir, lui avait fait le cruel affront de disparaître à ses yeux. Le destrier volant, au grand éto

Rien ne pourrait être plus agréable à Astolphe que cette rencontre. L’hippogriffe venait fort à propos pour satisfaire le désir qu’il avait de parcourir le monde en peu de jours, et de visiter les terres et les mers. Il savait bien qu’il était capable de le porter, car il l’avait vu jadis à l’œuvre.

Il l’avait vu dans l’Inde, le jour où la sage Mélisse l’avait arraché lui-même des mains de la scélérate Alcine qui avait changé en myrte des bois son visage d’homme. Il avait vu comment Logistilla l’avait soumis à la bride, et comment elle avait instruit Roger à le conduire partout.

Ayant résolu de s’emparer de l’hippogriffe, il lui met sur le dos la selle de Rabican, qu’il avait près de lui. Les brides des chevaux qui s’étaient enfuis étaient restées attachées dans l’écurie; parmi elles, il choisit et trouve, après plusieurs essais, un mors qui va à l’hippogriffe, et maintenant la pensée d’abando

Il avait bien raison de tenir à Rabican, car il n’y en avait pas un meilleur pour courir une lance. Il était revenu sur son dos de l’extrémité de l’Inde jusqu’en France. Il réfléchit longtemps; puis il se décida à le do

Il regardait de tous côtés, s’il ne verrait point venir à travers le bois un chasseur ou un paysan, à qui il pût confier Rabican pour le conduire dans quelque ville. Il attendit en vain tout ce jour, jusqu’au lever du jour suivant. Le lendemain matin, comme l’air était encore obscurci par la brume, il lui sembla voir un chevalier sortir du bois.

Mais il faut, avant de vous dire le reste, que j’aille retrouver Roger et Bradamante. Aussitôt que le cor s’est tu, et que le beau couple est à une certaine distance du château, Roger regarde autour de lui et reco

Roger regarde Bradamante, et Bradamante regarde Roger. Tous deux s’éto

Les deux fortunés amants redoublent mille fois leurs embrassements; ils se tie

Bradamante est disposée à do

Non seulement Roger est prêt, pour l’amour d’elle, à vivre dans la foi chrétie

Donc, pour recevoir le baptême et pour épouser ensuite sa dame, Roger se met en chemin. Bradamante le conduit à Vallombreuse. C’est ainsi que se nommait une riche et belle abbaye, non moins renommée par sa piété que par la courtoisie avec laquelle était reçu quiconque y venait. Au sortir de la forêt, ils rencontrent une dame dont le visage a