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Julien est timide et sauvage de caractère. C'était la première fois qu'il venait entendre d'autres enseignements que ceux qu'il avait reçus à Macella des rhéteurs chrétiens, maîtres imposés par l'eunuque Mardonius, ce misérable intrigant que vous co
Cet évêque est un apostat très savant nommé Aétius. Autrefois esclave, puis chaudro
Depuis le commencement des prières, et pendant la lecture de Julien, il était uniquement occupé de quelques disputes qu'il suivait, à demi-voix, avec les sophistes chrétiens des sectes différentes de la sie
Voici, dit-il, en montrant ces lettres, une épître de l'Evêque Athanase d'Alexandrie qui déclare que son esprit se fatigue à méditer sur la divinité du Verbe, qu'il sent ses efforts repoussés par une résistance invincible, et que plus il réfléchit, moins il comprend. Preuve nouvelle que la sagesse et la vérité sont dans la doctrine d'Arius. Alexandrie même va le reco
"Honorons à jamais le nom d'Arius, dit-il d'abord, car lorsqu'il n'avait pour disciples que deux évêques d'Egypte, sept prêtres, douze diacres et sept cents jeunes vierges, il était aussi courageux que lorsque l'Empereur le vint recevoir à pied et le déclara maître de la foi chrétie
"Un murmure d'approbation sorti de tous les coins de l'assemblée nous surprit beaucoup. Car cette multitude exercée aux controverses chrétie
"L'Homoousion?» me dit à demi-voix Paul de Larisse éto
Aétius poursuivit rapidement:
Où sont les Sabelliens, comme Athanase, avec leur substance unique? Les Trithéistes avec leurs trois esprits, et les Docètes qui nient la nature humaine du Fils et ne font de lui qu'un fantôme? Les Gnostiques ont en vain produit cinquante sectes, les Basilidiens, les Valentiniens et les Marcionites sont vaincus aussi bien qu'eux. Arius, Arius a forcé la Théologie entière à tourner dans un cercle fatal où sa raison l'a enfermée. Les Sabelliens finissent où commencent les Ebionites, et puisqu'ils reco
"Un grand cri se fit entendre après ces dernières paroles, et avant que perso
"Où est mon Dieu? où est mon Dieu? qu'avez-vous fait du Dieu?»
"Son frère et son gouverneur, ses esclaves et leurs amis se pressèrent autour de lui, mais rien n'arrêtait ses marques extraordinaires de désespoir: l'assemblée se troubla, et les gardes sévères dont l'Empereur avait fait entourer les neveux de Constantin se hâtèrent de se placer entre eux et la foule. Nous suivîmes Julien des yeux aussi longtemps qu'il nous fut possible, et nous étions sur les degrés du temple lorsqu'il passa. La vue des soldats qui l'entouraient et celle de l'eunuque Mardonius l'avaient fait taire tout à coup. Il marchait les bras croisés en jetant sur eux des regards terribles. Gallus le suivait la tête baissée avec un regard indifférent et presque stupide. En passant, il se pressa contre Julien et lui prit le bras d'un air suppliant. Nous nous souvînmes du massacre de leurs autres frères, et nous hâtant de nous retirer de peur de les perdre, par un intérêt trop marqué, aux yeux des affidés de Constance, nous marchions en silence, voulant nous cacher dans un faubourg de Nicomédie pour y attendre une occasion meilleure d'aborder Julien. On ne nous reco
A dater de ce jour, la surveillance des eunuques auprès de Julien et de Gallus devint si sévère que la moindre sortie du Château de Macella leur fut interdite. On fit courir dans la ville de Nicomédie le bruit que l'un des princes était mort, et on laissait entendre que c'était le jeune moine. Les Eunuques chrétiens affectaient de gémir sur l'égarement de sa raison. Nous ne doutâmes pas que l'on ne voulût, par ces propos, préparer tous les esprits à quelque funeste nouvelle, et nous ne cessions de nous informer inutilement par les rues de ce qui se passait dans la sombre forteresse. Paul de Larisse était plongé dans une amère tristesse. Je ne pouvais le décider à quitter Macella, et jour et nuit il rôdait autour des vieilles murailles comme un malfaiteur. Rien ne pouvait calmer le chagrin que lui avait causé cet emportement désespéré du jeune religieux. Nous pensions que le dernier espoir était perdu pour nous, et que cette publique imprudence allait servir de motif à la disparition du seul rejeton impérial en qui les pensées philosophiques pussent avoir accès.
Vois, me disait Paul de Larisse, une nuit que nous marchions sous les murs de Macella, vois cette religion chrétie