Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 57 из 71

Deux familles vie

Enfants, dit-il en parlant aux esclaves adolescents, s'il vient de nouveaux étrangers, conduisez-les avec respect, quels qu'ils soient, et j'irai leur parler et leur do

Les jeunes garçons nous servirent en revenant des colocases d'Egypte dans des ciboires d'argent, et des langoustes et d'autres poissons de mer dans des bassins.

On nous versait des vins de Chio, de Myndie et d'Halicarnasse au moindre signe, mais sans insistance, et Libanius ni aucun de nous ne prononça le nom d'aucun mets ni pour offrir ni pour accepter, tant que le souper dura.

Nous entendions les étrangers parler à demi-voix, et j'en voyais passer quelques-uns qui se promenaient dans le péristyle en se do

"L'heure s'avance, dit le bon Libanius, en regardant la clepsydre qui versait goutte à goutte les instants de cette nuit inquiète. Basile, dis à Jean et à nous la première entrevue de Julien avec les nôtres. Je te ferai voir la source de l'erreur. Te souviens-tu bien de Julien et crois-tu qu'il soit content de lui, toi le moins jeune; toi Basile de Césarée, toi stoïcien sévère? Tu le vis, je crois, avant nous tous, lorsque j'envoyai Paul de Larisse à Macella? Il est temps, il est temps de faire attention à lui et de lui écrire ou de l'aller trouver, car plus je songe à lui, plus il me semble qu'il ne comprend plus sa vie et ses chemins.

– J'y pensais", répondit gravement Basile, et il se tut, ainsi que nous, se recueillant pendant quelques moments. Lorsqu'il répondit, ce fut en ces termes:

Ce que dit Basile de Césarée

"Il y avait bien un mois que Paul de Larisse et moi cherchions à pénétrer au château de Macella pour saisir une occasion de parler à l'un des deux Princes, mais jamais ils ne sortaient sans escorte et l'on n'ouvrait les tours de la forteresse à perso

Ici Basile de Césarée se tourna vers moi:

"Paul de Larisse, dit-il, avait à peine dix-sept ans. C'était un des esclaves de Libanius, acheté à l'âge de deux ans dans la ville de Larisse en Thessalie à des Hébreux vos frères. Libanius l'a élevé parmi nous, il a attaché à son front les ailes de Platon, et vraiment il a pris aussi son vol. Il a écrit avec une grande sagesse dès l'âge de quinze ans, son éloquence est plus forte souvent que celle d'Iamblique et de Maxime lui-même. Il a lutté avec Athanase, et ses actions et ses propos ont plus de beauté et de perfection encore que ses écrits. Il n'a jamais voulu être affranchi, et tu vas savoir comment nous avons cessé de le voir et d'entendre parler de lui.

Comme il me retenait à l'entrée du temple, je lui dis:

Crains-tu d'offenser Théia, la mère du Soleil, en te mettant à l'ombre?

– Non, me dit-il, mais je crains de voir crouler ce temple sur ces impies. Regarde-les!»

"Il y avait à l'entrée de l'Eglise des jeunes filles vêtues à demi, le visage découvert, les bras nus, et soutenues par des esclaves; elles s'avançaient comme à l'amphithéâtre, tenant leurs miroirs à la main, parfumées et ornées de pierreries sur leurs sandales et les doigts des pieds. Chacune d'elles attendait son amant qui devait sortir de l'église, et d'instant en instant il venait un jeune homme la prendre en souriant et l'introduire avec orgueil. Il la précédait, la nommant sa soeur adoptive, selon l'usage hypocrite introduit nouvellement et qui vous a tant indigné, Jean. Chaque frère pressait sa soeur, lui parlait à haute voix, malgré les chants religieux qu'ils ne craignaient pas de troubler; puis la faisait asseoir entourée d'hommes, sur de petits lits de soie où les autres femmes venaient se coucher à demi, s'étudiant à ces poses voluptueuses que savent prendre les jeunes filles au théâtre. Paul s'éto

Cependant une procession nombreuse d'hommes vêtus de robes noires et portant des croix blanches sur la poitrine nous a