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En outre, la femme avait cette mante noire que d’Artagnan voyait encore se dessiner sur le volet de la rue de Vaugirard et sur la porte de la rue de La Harpe.

De plus, l’homme portait l’uniforme des mousquetaires.

Le capuchon de la femme était rabattu, l’homme tenait son mouchoir sur son visage; tous deux, cette double précaution l’indiquait, tous deux avaient donc intérêt à n’être point reco

Ils prirent le pont: c’était le chemin de d’Artagnan, puisque d’Artagnan se rendait au Louvre; d’Artagnan les suivit.

D’Artagnan n’avait pas fait vingt pas, qu’il fut convaincu que cette femme, c’était Mme Bonacieux, et que cet homme, c’était Aramis.

Il sentit à l’instant même tous les soupçons de la jalousie qui s’agitaient dans son cœur.

Il était doublement trahi et par son ami et par celle qu’il aimait déjà comme une maîtresse. Mme Bonacieux lui avait juré ses grands dieux qu’elle ne co

D’Artagnan ne réfléchit pas seulement qu’il co

La jeune femme et le jeune homme s’étaient aperçus qu’ils étaient suivis, et ils avaient doublé le pas. D’Artagnan prit sa course, les dépassa, puis revint sur eux au moment où ils se trouvaient devant la Samaritaine, éclairée par un réverbère qui projetait sa lueur sur toute cette partie du pont.

D’Artagnan s’arrêta devant eux, et ils s’arrêtèrent devant lui.

«Que voulez-vous, monsieur? demanda le mousquetaire en reculant d’un pas et avec un accent étranger qui prouvait à d’Artagnan qu’il s’était trompé dans une partie de ses conjectures.

– Ce n’est pas Aramis! s’écria-t-il.

– Non, monsieur, ce n’est point Aramis, et à votre exclamation je vois que vous m’avez pris pour un autre, et je vous pardo

– Vous me pardo

– Oui, répondit l’inco

– Vous avez raison, monsieur, dit d’Artagnan, ce n’est pas à vous que j’ai affaire, c’est à madame.

– À madame! vous ne la co

– Vous vous trompez, monsieur, je la co

– Ah! fit Mme Bonacieux d’un ton de reproche, ah monsieur! j’avais votre parole de militaire et votre foi de gentilhomme; j’espérais pouvoir compter dessus.

– Et moi, madame, dit d’Artagnan embarrassé, vous m’aviez promis…

– Prenez mon bras, madame, dit l’étranger, et continuons notre chemin.»

Cependant d’Artagnan, étourdi, atterré, anéanti par tout ce qui lui arrivait, restait debout et les bras croisés devant le mousquetaire et Mme Bonacieux.

Le mousquetaire fit deux pas en avant et écarta d’Artagnan avec la main.

D’Artagnan fit un bond en arrière et tira son épée.

En même temps et avec la rapidité de l’éclair, l’inco

«Au nom du Ciel, Milord! s’écria Mme Bonacieux en se jetant entre les combattants et prenant les épées à pleines mains.

– Milord! s’écria d’Artagnan illuminé d’une idée subite, Milord! pardon, monsieur; mais est-ce que vous seriez…

– Milord duc de Buckingham, dit Mme Bonacieux à demi-voix; et maintenant vous pouvez nous perdre tous.

– Milord, madame, pardon, cent fois pardon; mais je l’aimais, Milord, et j’étais jaloux; vous savez ce que c’est que d’aimer, Milord; pardo

– Vous êtes un brave jeune homme, dit Buckingham en tendant à d’Artagnan une main que celui-ci serra respectueusement; vous m’offrez vos services, je les accepte; suivez-nous à vingt pas jusqu’au Louvre; et si quelqu’un nous épie, tuez-le!»

D’Artagnan mit son épée nue sous son bras, laissa prendre à Mme Bonacieux et au duc vingt pas d’avance et les suivit, prêt à exécuter à la lettre les instructions du noble et élégant ministre de Charles Ier.

Mais heureusement le jeune séide n’eut aucune occasion de do

Quant à d’Artagnan, il se rendit aussitôt au cabaret de la Pomme de Pin, où il trouva Porthos et Aramis qui l’attendaient.

Mais, sans leur do

CHAPITRE XII

Madame Bonacieux et le duc entrèrent au Louvre sans difficulté; Mme Bonacieux était co

Une fois entrés dans l’intérieur de la cour, le duc et la jeune femme suivirent le pied de la muraille pendant l’espace d’environ vingt-cinq pas; cet espace parcouru, Mme Bonacieux poussa une petite porte de service, ouverte le jour, mais ordinairement fermée la nuit; la porte céda; tous deux entrèrent et se trouvèrent dans l’obscurité, mais Mme Bonacieux co

Cependant, tout isolé qu’il se trouvait, il faut le dire, le duc de Buckingham n’éprouva pas un instant de crainte; un des côtés saillants de son caractère était la recherche de l’aventure et l’amour du romanesque. Brave, hardi, entreprenant, ce n’était pas la première fois qu’il risquait sa vie dans de pareilles tentatives; il avait appris que ce prétendu message d’A