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– Peut-être.

– Eh bien, si je vous disais que ce n'est pas pour lui qu'il est entré à l'hôtellerie du Fier Chevalier?

– Et pour qui donc?

– Pour ses amis.

– Le capitaine qui commandait la revue ne logerait pas ses amis à l'Épée du fier Chevalier, j'en réponds.

– Peste! comme vous y allez, mon brave homme! Et quel est donc ce monsieur qui est trop grand seigneur pour loger ses amis au meilleur hôtel de Paris?

– Vous voulez parler de celui qui commandait la revue, n'est-ce pas?

– Sans doute.

– Eh bien! ma bo

– Que si c'est lui qui est venu, il m'a fait ho

– L'avez-vous entendu dire parfandious?

– Eh! eh! fit la dame Fournichon, qui avait vu bien des choses extraordinaires dans sa vie, et à qui le mot parfandious n'était pas tout à fait inco

Maintenant on peut juger si le 26 octobre était attendu avec impatience.

Le 25 au soir, un homme entra, portant un sac assez lourd, qu'il déposa sur le buffet de Fournichon.

– C'est le prix du repas commandé pour demain, dit-il.

– À combien par tête? demandèrent ensemble les deux époux.

– À six livres.

– Les compatriotes du capitaine ne feront-ils donc ici qu'un seul repas?

– Un seul.

– Le capitaine leur a donc trouvé un logement?

– Il paraît.

Et le messager sortit malgré les questions du Rosier et de l'Épée, et sans vouloir davantage répondre à aucune d'elles.

Enfin le jour tant désiré se leva sur les cuisines du Fier Chevalier.

Midi et demi venait de so

Ceux-là étaient venus par la porte Bussy et se trouvaient naturellement les premiers arrivés, d'abord parce qu'ils avaient des chevaux, ensuite parce que l'hôtellerie de l'Épée était à cent pas à peine de la porte Bussy.

Un d'eux même, qui paraissait leur chef, tant par sa bo

Chacun d'eux exhiba son cachet à l'image de Cléopâtre et fut reçu par les deux époux avec toutes sortes de prévenances, surtout le jeune homme aux deux laquais.

Cependant, à l'exception de ce dernier, les nouveaux arrivants ne s'installèrent que timidement et avec une certaine inquiétude; on voyait que quelque chose de grave les préoccupait, surtout lorsque machinalement ils portaient leur main à leur poche.

Les uns demandèrent à se reposer, les autres à parcourir la ville avant le souper; le jeune homme aux deux laquais s'informa s'il n'y avait rien de nouveau à voir dans Paris.

– Ma foi, dit dame Fournichon, sensible à la bo

– Tiens, dit le jeune homme, c'est vrai; j'ai entendu parler de cette affaire; j'y vais, pardioux!

Et il sortit avec ses deux laquais.

Vers deux heures arrivèrent par groupes de quatre et cinq une douzaine de voyageurs nouveaux.

Quelques-uns d'entre eux arrivèrent isolés.

Il y en eut même un qui entra en voisin, sans chapeau, une badine à la main; il jurait contre Paris, où les voleurs sont si audacieux que son chapeau lui avait été pris du côté de la Grève, en traversant un groupe, et si adroits qu'il n'avait jamais pu voir qui le lui avait pris.

Au reste, c'était sa faute; il n'aurait pas dû entrer dans Paris avec un chapeau orné d'une si magnifique agrafe.

Vers quatre heures il y avait déjà quarante compatriotes du capitaine installés dans l'hôtellerie des Fournichon.

– Est-ce étrange? dit l'hôte à sa femme, ils sont tous Gascons.

– Que trouves-tu d'étrange à cela? répondit la dame; le capitaine n'a-t-il pas dit que c'étaient des compatriotes qu'il recevait?

– Eh bien?

– Puisqu'il est Gascon lui-même, ses compatriotes doivent être Gascons.

– Tiens, c'est vrai, dit l'hôte.

– Est-ce que M. d'Épernon n'est pas de Toulouse?

– C'est vrai, c'est vrai; tu tiens donc toujours pour M. d'Épernon?

– Est-ce qu'il n'a pas lâché trois fois le fameux parfandious?

– Il a lâché le fameux parfandious? demanda Fournichon inquiet; qu'est-ce que cet animal-là?

– Imbécile! c'est son juron favori.

– Ah! c'est juste.

– Ne vous éto

Mais, vers cinq heures, les cinq autres Gascons arrivèrent, et les convives de l'Épée se trouvèrent au grand complet.

Jamais surprise pareille n'avait épanoui des visages de Gascons: ce furent pendant une heure des sandioux, des mordioux, des cap de Bious, des élans enfin de joie si bruyante, qu'il sembla aux époux Fournichon que toute la Saintonge, que tout le Poitou, tout l'Aunis et tout le Languedoc avaient fait irruption dans leur grande salle.

Quelques-uns se co

– Et par quel hasard es-tu à Paris? demanda celui-ci.

– Mais toi-même, mon cher Sainte-Maline?

– J'ai une charge dans l'armée, et toi?

– Moi, je viens pour affaire de succession.

– Ah! ah! tu traînes donc toujours après toi la vieille Lardille?

– Elle a voulu me suivre.

– Ne pouvais-tu partir secrètement, au lieu de t'embarrasser de tout ce monde qu'elle traîne après ses jupes?

– Impossible, c'est elle qui a ouvert la lettre du procureur.