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– Parfait, dit Danglars; et c’est d’autant plus vrai qu’on ne leur co
– Fort peu, du moins; moi, je sais bien que je ne co
– Ah! il a un palais! dit en riant Danglars; c’est déjà quelque chose.
– Oui, et encore le loue-t-il au ministre des Finances, tandis qu’il habite lui, dans une maiso
– Allons, allons, vous ne le flattez pas.
– Écoutez, je le co
– N’importe, merci du client que vous m’avez envoyé; c’est un fort beau nom à inscrire sur mes registres, et mon caissier, à qui j’ai expliqué ce que c’étaient que les Cavalcanti, en est tout fier. À propos, et ceci est un simple détail de touriste, quand ces gens-là marient leurs fils, leur do
– Eh, mon Dieu! c’est selon. J’ai co
– Ce garçon-là trouvera une princesse bavaroise ou péruvie
– Non, tous ces grands seigneurs de l’autre côté des monts épousent fréquemment de simples mortelles; ils sont comme Jupiter, ils aiment à croiser les races. Ah çà! est-ce que vous voulez marier Andrea, mon cher monsieur Danglars, que vous me faites toutes ces questions-là?
– Ma foi, dit Danglars, cela ne me paraîtrait pas une mauvaise spéculation; et je suis un spéculateur.
– Ce n’est pas avec Mlle Danglars, je présume? vous ne voudriez pas faire égorger ce pauvre Andrea par Albert?
– Albert? dit Danglars en haussant les épaules; ah! bien oui, il se soucie pas mal de cela.
– Mais il est fiancé avec votre fille, je crois?
– C’est-à-dire que M. de Morcerf et moi, nous avons quelquefois causé de ce mariage; mais Mme de Morcerf et Albert…
– N’allez-vous pas me dire que celui-ci n’est pas un bon parti?
– Eh! eh! Mlle Danglars vaut bien M. de Morcerf, ce me semble!
– La dot de Mlle Danglars sera belle, en effet, et je n’en doute pas, surtout si le télégraphe ne fait plus de nouvelles folies.
– Oh! ce n’est pas seulement la dot. Mais, dites-moi donc, à propos?
– Eh bien!
– Pourquoi donc n’avez-vous pas invité Morcerf et sa famille à votre dîner?
– Je l’avais fait aussi, mais il a objecté un voyage à Dieppe avec Mme de Morcerf, à qui on a recommandé l’air de la mer.
– Oui, oui, dit Danglars en riant, il doit lui être bon.
– Pourquoi cela?
– Parce que c’est l’air qu’elle a respiré dans sa jeunesse.»
Monte-Cristo laissa passer l’épigramme sans paraître y faire attention.
«Mais enfin, dit le comte, si Albert n’est point aussi riche que Mlle Danglars, vous ne pouvez nier qu’il porte un beau nom.
– Soit, mais j’aime autant le mien, dit Danglars.
– Certainement, votre nom est populaire, et il a orné le titre dont on a cru l’orner; mais vous êtes un homme trop intelligent pour n’avoir point compris que, selon certains préjugés trop puissamment enracinés pour qu’on les extirpe, noblesse de cinq siècles vaut mieux que noblesse de vingt ans.
– Et voilà justement pourquoi, dit Danglars avec un sourire qu’il essayait de rendre sardonique, voilà pourquoi je préférerais M. Andrea Cavalcanti à M. Albert de Morcerf.
– Mais cependant, dit Monte-Cristo, je suppose que les Morcerf ne le cèdent pas aux Cavalcanti?
– Les Morcerf!… Tenez, mon cher comte, reprit Danglars, vous êtes un galant homme, n’est-ce pas?
– Je le crois.
– Et, de plus, co
– Un peu.
– Eh bien, regardez la couleur du mien; elle est plus solide que celle du blason de Morcerf.
– Pourquoi cela?
– Parce que, moi, si je ne suis pas baron de naissance, je m’appelle Danglars au moins.
– Après?
– Tandis que lui ne s’appelle pas Morcerf.
– Comment, il ne s’appelle pas Morcerf?
– Pas le moins du monde.
– Allons donc!
– Moi, quelqu’un m’a fait baron, de sorte que je le suis; lui s’est fait comte tout seul, de sorte qu’il ne l’est pas.
– Impossible.
– Écoutez, mon cher comte, continua Danglars, M. de Morcerf est mon ami, ou plutôt ma co
– C’est la preuve d’une grande humilité ou d’un grand orgueil, dit Monte-Cristo.
– Eh bien, quand j’étais petit commis, moi, Morcerf était simple pêcheur.
– Et alors on l’appelait?
– Fernand.
– Tout court?
– Fernand Mondego.
– Vous en êtes sûr?
– Pardieu! il m’a vendu assez de poisson pour que je le co
– Alors, pourquoi lui do
– Parce que Fernand et Danglars étant deux parvenus, tous deux anoblis, tous deux enrichis, se valent au fond, sauf certaines choses, cependant, qu’on a dites de lui et qu’on n’a jamais dites de moi.