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Ne vous tenez pas seulement sur la défensive, envoyez des partisans pour enlever des convois, harcelez, fatiguez, attaquez tantôt d'un côté, tantôt de l'autre; forcez votre injuste agresseur à se repentir de sa témérité; contraignez-le de retourner sur ses pas, n'emportant pour tout butin que la honte de n'avoir pu réussir.
Si vous faites la guerre dans le pays e
Si elles venaient à souffrir de la faim, la misère et les maladies feraient bientôt plus de ravage parmi elles que ne le pourrait faire dans plusieurs a
Procurez-vous pacifiquement tous les secours dont vous aurez besoin; n'employez la force que lorsque les autres voies auront été inutiles; faites en sorte que les habitants des villages et de la campagne puissent trouver leurs intérêts à venir d'eux-mêmes vous offrir leurs denrées; mais, je le répète, que vos troupes ne soient jamais divisées.
Tout le reste étant égal, on est plus fort de moitié lorsqu'on combat chez soi.
Si vous combattez chez l'e
Il peut arriver que vous soyez réduit quelquefois à ne savoir où aller, ni de quel côté vous tourner; dans ce cas ne précipitez rien, attendez tout du temps et des circonstances, soyez inébranlable dans le lieu où vous êtes.
Il peut arriver encore que vous vous trouviez engagé mal à propos; gardez-vous bien alors de prendre la fuite, elle causerait votre perte; périssez plutôt que de reculer, vous périrez au moins glorieusement; cependant, faites bo
Si dans ces sortes d'occasions vous triomphez, vos soldats redoubleront de force, de courage et de valeur; votre réputation s'accroît dans la proportion même du risque que vous avez couru. Votre armée se croira invincible sous un chef tel que vous.
Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c'est dans les occasions où tout est à craindre qu'il ne faut rien craindre; c'est lorsqu'on est enviro
Instruisez tellement vos troupes qu'elles puissent se trouver prêtes sans préparatifs, qu'elles trouvent de grands avantages là où elles n'en ont cherché aucun, que sans aucun ordre particulier de votre part, elles improvisent les dispositions à prendre, que sans défense expresse elles s'interdisent d'elles-mêmes tout ce qui est contre la discipline.
Veillez en particulier avec une extrême attention à ce qu'on ne sème pas de faux bruits, coupez racine aux plaintes et aux murmures, ne permettez pas qu'on tire des augures sinistres de tout ce qui peut arriver d'extraordinaire.
Si les devins ou les astrologues de l'armée ont prédit le bonheur, tenez-vous-en à leur décision; s'ils parlent avec obscurité, interprétez en bien; s'ils hésitent, ou qu'ils ne disent pas des choses avantageuses, ne les écoutez pas, faites-les taire.
Aimez vos troupes, et procurez-leur tous les secours, tous les avantages, toutes les commodités dont elles peuvent avoir besoin. Si elles essuient de rudes fatigues, ce n'est pas qu'elles s'y plaisent; si elles endurent la faim, ce n'est pas qu'elles ne se soucient pas de manger; si elles s'exposent à la mort, ce n'est point qu'elles n'aiment pas la vie. Si mes officiers n'ont pas un surcroît de richesses, ce n'est pas parce qu'ils dédaignent les biens de ce monde. Faites en vous-même de sérieuses réflexions sur tout cela.
Lorsque vous aurez tout disposé dans votre armée et que tous vos ordres auront été do
Les quadrupèdes regimbent quand on les charge trop, ils devie
Si vous voulez tirer un bon parti de votre armée, si vous voulez qu'elle soit invincible, faites qu'elle ressemble au Chouai Jen. Le Chouai Jen est une espèce de gros serpent qui se trouve dans la montagne de Tchang Chan. Si l'on frappe sur la tête de ce serpent, à l'instant sa queue va au secours, et se recourbe jusqu'à la tête; qu'on le frappe sur la queue, la tête s'y trouve dans le moment pour la défendre; qu'on le frappe sur le milieu ou sur quelque autre partie de son corps, sa tête et sa queue s'y trouvent d'abord réunies. Mais cela peut-il être pratiqué par une armée? dira peut-être quelqu'un. Oui, cela se peut, cela se doit, et il le faut.
Quelques soldats du royaume de Ou se trouvèrent un jour à passer une rivière en même temps que d'autres soldats du royaume de Yue la passaient aussi; un vent impétueux souffla, les barques furent renversées et les hommes auraient tous péri, s'ils ne se fussent aidés mutuellement: ils ne pensèrent pas alors qu'ils étaient e
Je vous rappelle ce trait d'Histoire pour vous faire entendre que non seulement les différents corps de votre armée doivent se secourir mutuellement, mais encore qu'il faut que vous secouriez vos alliés, que vous do
En quelque pays que vous soyez, quel que soit le lieu que vous occupiez, si dans votre armée il y a des étrangers, ou si, parmi les peuples vaincus, vous avez choisi des soldats pour grossir le nombre de vos troupes, ne souffrez jamais que dans les corps qu'ils composent ils soient ou les plus forts, ou en majorité. Quand on attache plusieurs chevaux à un même pieu, on se garde bien de mettre ceux qui sont indomptés, ou tous ensemble, ou avec d'autres en moindre nombre qu'eux, ils mettraient tout en désordre; mais lorsqu'ils sont domptés, ils suivent aisément la multitude.