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Тютчевым И. Н. и Е. Л., 1/13 сентября 1842
Munich. Ce 1/13 septembre 1842
Je désire, chers papa et maman, que cette lettre vous parvie
Un autre désappointement qui m’attendait à Pétersb, c’était l’absence de Mad. de Krüdener qui, elle aussi, passera cet hiver à l’étranger et qui se trouve en ce moment ici avec son amie la Comt A
Nous sommes revenus ici après un absence de 4 mois à peu près, très satisfaits du voyage et même du succès de la cure, au moins de la dernière, de celle des bains de mer. Je vous ai déjà dit, je crois, que Kissingen n’avait pas réussi à ma femme, par contre, Ostende lui a fait un bien réel. J’y ai pris aussi quelques bains par pure curiosité et sans nécessité aucune.
Quant au voyage, c’est un des plus agréables qu’on puisse faire. Ces bords du Rhin que je ne co
A notre retour nous avons fait à Mayence une rencontre qui nous a fait grand plaisir et à laquelle certainement j’étais loin de m’attendre. C’est celle d’Евтих Ив Сафонов, et qui de plus est marié. Malheureusement, ce n’est pas à l’occasion de son mariage qu’on aura pu dire qu’on ne perdait rien pour attendu. Il est évident qu’il aurait mieux fait de se marier plus tôt. Il atteint là, sa femme et ses deux belles-soeurs, faire une tournée en Suisse et de là à Paris où il compte passer l’hiver. Ce n’est pas, vous le pensez bien, le seul compatriote que nous ayons rencontré dans notre voyage. C’est prodigieux, ce qu’il y a de Russes sur les grandes routes et combien leur nombre a augmenté depuis la nouvelle taxe sur les passeports. Le fisc a évidemment fait là une excellente affaire. A Kissingen, où j’ai passé six semaines, la colonie russe était la plus nombreuse de toutes. Il y avait là entr’autres la Pesse Чернышев, femme du Ministre de la guerre, Mad. Нарышкин, née Лобанов, que je co
Nous sommes de retour ici depuis une semaine, et ma femme nous a déjà quittés pour aller à Tegernsee retrouver les enfants qu’elle était impatiente de voir et qui n’ont cessé de se bien porter pendant tout ce temps de notre absence. Elle se réserve de vous écrire elle-même sous peu et me charge en attendant de ses respects.
Je vous ai dit qu’à mon retour je comptais prendre un arrangement définitif à l’égard des deux petites. Après un examen je me suis décidé à les placer dans l’Institut des demoiselles nobles qui est un établissement tout à fait recommandable et est placé sous la protection immédiate du Roi et de la Reine. L’éducation qu’on y reçoit est complète et ne laisse rien à désirer pour le fonds. La pension pour chacune des petites est de 800 roubles par an, excepté la première a
Voici, chers papa et maman, une lettre que vous aurez quelque peine à déchiffrer, tant à cause de l’écriture que du papier qui est abominable. Mais comme Nicolas avait aussi l’intention de vous écrire, je m’en rapporte à sa lettre pour vous expliquer les endroits peu lisibles de la mie
Adieu, je baise vos chères mains et suis à tout jamais votre très dévoué fils
T. T.
Мюнхен. 1/13 сентября 1842
Я желаю, любезнейшие папинька и маминька, чтобы это письмо дошло до вас ранее того, что я писал вам из Остенде, дабы вы возможно скорее успокоились касательно денег, которые должен был передать мне г-н Мальцов. Спустя два дня по моем возвращении в Мюнхен я получил означенные векселя, и мне остается только благодарить вас за ваши хлопоты в этом деле. Полагаю, что Николушка известил вас об изменениях, возникших в его планах, и о принятом им решении провести будущую зиму в Вене. Хотя я и рассчитывал отправиться в Петербург вместе с ним, тем не менее я не отказался от мысли провести там зиму, как говорил вам в моем последнем письме, — но в ту минуту, как я собирался садиться на пароход в Остенде, откуда до Кронштадта всего шесть дней, я узнал, к большому своему разочарованию, что великая княгиня Мария Николаевна Лейхтенбергская, присутствие коей было бы мне так необходимо в Петербурге, уезжает оттуда на всю зиму в Италию. Это известие сразу заставило меня изменить мой план в том отношении, что я начну не с Петербурга, а с вас, и мы условились с Николушкой путешествовать вместе и из Вены прямым путем ехать к вам. Теперь я вполне в его распоряжении, и мой отъезд будет зависеть от него.