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Тютчевой Е. Л., 19 апреля 1847

19 апреля 1847

Рукой Тютчева:

Любезнейшая маминька. Вы получите эти строки в горестный — несказанно грустный для нас день. Я хотел, чтобы вы наверное знали, что в этот день я весь с вами духом, мыслью и молитвою. Да подкрепит вас Господь Бог и утешит… Чрезвычайно тяжела для меня ваша горесть. Но… слов для этого нет.

Я надеюсь скоро с вами увидеться. Простите. Бог с вами. Целую ваши ручки. Ф. Тютчев

Рукой Эрн. Ф. Тютчевой:

Je veux aussi ajouter quelques mots à ceux de Théodore, chère maman, et vous dire combien je penserai plus particulièrement à vous le 23. Je prie Dieu qu’Il vous soutie

Je vous baise tendrement les mains et je vous prie d’aimer votre bien affectueuse fille E. Tutcheff.

Рукой Эрн. Ф. Тютчевой:

Я тоже хочу добавить несколько слов к письму Теодора, любезная маминька, и сказать, что я особенно буду думать о вас 23-го. Молю Бога о том, чтобы Он укрепил вас и дал мужество отойти мыслями от печального предмета, всецело занимающего вас. Мы очень надеемся увидеться с вами в конце следующего месяца, младшие дети заранее очень радуются этой встрече. У Ивана сегодня прорезался первый зуб!! Милый малыш благополучен и обещает быть очень славным. Я буду очень рада показать его вам. Кузен Константин уедет от нас во вторник, он предполагает остановиться в Москве всего на один день. Премного благодарна, любезная маминька, за ваше русское письмо, я читала его сама и все хорошо поняла.

Нежно целую ваши ручки и прошу любить вашу преданную дочь Э. Тютчеву.

Тютчевой Эрн. Ф., 19 июня/1 июля 1847

Ce jeudi. 19 juin/1 juillet 1847

Дача Строгановых

Casa Colobiano

Ma chatte chérie, j’ai reçu avant-hier votre lettre de Réval qui m’a fait grand plaisir, mais cela ne me suffit pas. J’ai besoin de vous savoir à Hapsal ayant déjà franchi les problématiques cent verstes de distance qui vous en séparaient. Je veux aussi co

L’excellente Princesse à qui j’ai fait part de cette impression en a ri, sans trop savoir, comment se l’expliquer.

Maintenant vous voilà depuis plusieurs jours à Hapsal, et il me tarde d’apprendre quels sont les souvenirs que cet endroit-là réveillera en vous…

Mais si je pense toujours à vous avec la même sollicitude, l’idée de vous savoir hors de ma portée, me met du calme dans l’esprit, et je suis tenté de vous appliquer le mot qu’une amie de madame de Staël a dit, en apprenant qu’elle venait d’accoucher d’une fille: «La pauvre petite, la voilà au moins tranquille maintenant».

Ici longue interruption. Déjeuner avec ses conséquences. Puis une visite de l’excellentissime Colombine dans la chambre d’A

Voilà de quoi rassurer la Capello sur les suites de ma tyranie paternelle. Non contents d’héberger A

J’ai utilisé le voisinage pour renouer avec la Comt Julie et qui m’a chargé de mille choses aimables pour toi. Son bal, dimanche dernier, m’a fait passer en revue tout ce qu’il restait encore de monde aux îles. Hier grande soirée chez les Wiasemsky en l’ho

Aujourd’hui je dîne à 5 h chez le Ministre Ouvaroff qui n’a pas voulu me laisser partir sans avoir rempli une certaine promesse qu’il se souvenait de m’avoir faite depuis longtemps.

A propos de mon voyage, voici ce que j’ai de nouveau à t’apprendre. L’autre jour je suis mandé à la chancellerie, où l’on me propose de la part du Chancelier de me charger, outre une expédition pour Berlin, d’en porter une autre à Zürich. Mon premier mouvement a été de refuser par instinct de paresse, car la proposition était tout à fait acceptable, puisque l’expédition pour Z défrayait mon voyage à Bade. Aussi, rentré chez moi, je me ravisais. Mais il aurait fallu faire des démarches… Cela m’e