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— C'est bon, dit Galin, restez ici chef, on plonge et on vous les ramène dans les civières gonflables.

Dans sa loge nuptiale, Mère s'est arrêtée de pondre. Elle lève une seule ante

Non, elle n'a pas peur de la guerre. Elle en a déjà gagné et perdu une bo

Plus maintenant. Mais que faire? Belo-kiu-kiuni se souvient de la fois où elle a déjà dû affronter une «arme secrète incompréhensible». C'était pendant les guerres contre les termitières du Sud. Un beau jour on lui avait a

On dépêcha des espions. Les termites venaient en fait mettre au point une caste d'artilleuses lanceuses de glu. Les nasutitermes. Elles en arrivaient à projeter à deux cents têtes de distance une colle qui bloquait les pattes et les mâchoires des soldâtes.

La Fédération avait longtemps réfléchi puis avait trouvé une parade: avancer en se protégeant avec des feuilles mortes. Cela do

Cette fois-ci, toutefois, les adversaires n'étaient plus des patauds termites, mais des naines dont la vivacité et l'intelligence les avaient déjà plusieurs fois prises de cours.

En outre, l'arme secrète semblait particulièrement destructrice.

Elle se tripota nerveusement les ante

Que savait-elle exactement des naines?

Beaucoup et peu de chose. Celles-ci avaient débarqué il y a cent ans dans la région. Au début, il y avait eu juste quelques éclaireuses. Comme elles étaient de taille réduite, on ne s'était pas méfié. Les caravanes de naines étaient arrivées ensuite, portant à bout de pattes leurs œufs et leurs réserves alimentaires. Elles passèrent leur première nuit sous la racine du grand pin. Au matin, la moitié d'entre elles avait été décimée par un hérisson affamé. Les survivantes s'éloignèrent vers le nord où elles établirent un bivouac, pas loin des fourmis noires.

A la Fédération, on s'était dit: «c'est une affaire entre elles et les fourmis noires». Et il y en avait même qui avaient mauvaise conscience de laisser ces êtres malingres en pâture aux grosses fourmis noires. Cependant les fourmis naines ne furent pas massacrées. On les voyait tous les jours là-haut, qui transportaient des brindilles et des petits coléoptères. En revanche, celles qu'on ne voyait plus c'étaient… les grosses fourmis noires.

On ne sait toujours pas ce qui s'était passé, mais les éclaireuses belokanie

Les réfugiés qui affluaient à Bel-o-kan et qui venaient gonfler la masse des mercenaires racontaient que les naines avaient des stratégies de combat avant-gardistes. Par exemple, elles infectaient les points d'eau en y déversant des poisons issus de fleurs rares. Pourtant on ne s'alarmait pas encore sérieusement. Et il fallut que la cité de Niziu-ni-kan tombe l'a

ARMEE OFFENSIVE: Les fourmis sont les seuls insectes sociaux à entretenir une armée offensive.

Les termites et les abeilles, espèces royalistes et loyalistes moins raffinées, n'utilisent leurs soldats que pour la défense de la cité ou la protection des ouvrières sorties loin du nid. Il est relativement rare de voir une termitière ou une ruche mener une campagne de conquête de territoire. Mais cela s'est quand même vu.

Edmond Wells

Encyclopédie du savoir relatif et absolu.

Les reines naines priso

Elles percevaient, grâce à leur organe de Johnston, qu'elles se déplaçaient très vite, sur une distance phénoménale.

Nous avons traversé une centaine de barrières magnétiques terrestres. Où cela allait-il nous mener? Ici. On nous a débarquées avec le laurier-rose. Nous avons découvert ce monde, sa faune et sa flore exotiques.

Le dépaysement s'avéra décevant. Les fruits, les fleurs, les insectes étaient plus petits,

moins colorés.

Elles avaient quitté un pays rouge, jaune, bleu pour tomber sur du vert, du noir et du marron. Un monde fluo contre un monde pastel.

Et puis il y avait l'hiver et le froid qui bloquaient tout. Là-bas, elles ne savaient même pas que le froid existait, et la seule chose qui les obligeait à se reposer c'était la chaleur!

Les naines mirent d'abord au point différentes solutions pour lutter contre le froid. Leurs deux méthodes les plus efficaces: se gaver de sucres et s'enduire de bave d'escargot.

Pour le sucre, elles recueillaient le fructose des fraises, des mûres et des cerises. Pour les graisses, elles se livrèrent à une véritable extermination des escargots de la région. Elles avaient par ailleurs des pratiques vraiment surprenantes: ainsi n'avaient-elles ni sexués ailés ni vol nuptial. Les femelles faisaient l'amour et pondaient chez elles, sous terre. Si bien que chaque cité de naines possédait, non pas une pondeuse unique, mais plusieurs centaines. Cela leur do