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«Oui, c’est la vérité, nous ne nous sommes pas présentés humblement, comme des parasites en quête de vos bo
«Si c’est oui, autrement dit si vous possédez ce que, dans votre langage, vous appelez l’ho
«Si vous refusez de nous do
«J’ai dit. J’ai posé la question. Mettez-nous maintenant à la porte si vous l’osez. Vous pouvez le faire, vous avez la force. Mais rappelez-vous que nous exigeons et ne quémandons pas. Nous exigeons; nous ne quémandons pas!…»
Le neveu de Lébédev s’arrêta. Il avait parlé avec une vive excitation.
– Nous exigeons, nous exigeons, nous exigeons, mais flous ne quémandons pas! balbutia Bourdovski, rouge comme une écrevisse.
Après le discours du neveu de Lébédev il y eut un mouvement général; des murmures se firent entendre, bien que la tendance de chacun fût visiblement d’éviter de se mêler de cette affaire, à l’exception du seul Lébédev, toujours fort agité. (Chose singulière: quoique partisan du prince, Lébédev semblait avoir tiré une sorte d’orgueil familial de l’audition de son neveu; du moins jetait-il sur l’assistance des regards où se manifestait une satisfaction particulière.)
– À mon avis, commença le prince d’une voix assez basse, vous avez à demi raison, monsieur Doktorenko, dans tout ce que vous venez de dire. J’admets même que vous ayez beaucoup plus qu’à demi raison, et je serais complètement d’accord avec vous s’il n’y avait eu une omission dans votre discours. Ce que vous avez omis, je ne saurais vous le dire exactement, mais enfin il manquait quelque chose à vos paroles pour que vous soyez tout à fait dans le vrai. Mais parlons plutôt de l’affaire elle-même, messieurs, et dites-moi pourquoi vous avez publié cet article? Ne croyez-vous pas qu’il contient autant de calomnies que de mots? Mon avis, messieurs, est que vous avez commis une vilenie.
– Permettez!…
– Mon cher monsieur…
– Ah! mais cela!… cela!… s’écrièrent à la fois les visiteurs en do
– Pour ce qui est de l’article, répliqua Hippolyte de sa voix criarde, je vous ai déjà dit que ni moi ni d’autres ne l’approuvons. L’auteur, le voici (il montra le boxeur assis à côté de lui). Son factum est, je le reco
– C’est exact; nous en étions convenus ainsi, confirma le neveu de Lébédev.
– Alors, si telle était votre intention, pourquoi avoir fait un pareil tapage dès les premiers mots de notre entretien? objecta le prince surpris.
Le boxeur avait une furieuse envie de placer son mot. Il intervint sur un ton d’aimable entrain (on pouvait conjecturer que la présence des dames faisait sur lui une forte impression).
– En ce qui concerne l’article, prince, dit-il, je reco
– Je n’en disconviens pas, mais vous avouerez que dans votre article il y a…
– Il y a des passages un peu forts… c’est ce que vous voulez dire? Mais ils sont justifiés, en quelque sorte, par des considérations d’intérêt social, reco
– Mais vous avez fait fausse route, messieurs, s’exclama le prince, je vous l’affirme. Vous avez publié l’article avec l’idée que je ne voudrais absolument rien faire pour M. Bourdovski. Vous avez, dans cette supposition, cherché à m’intimider et à tirer vengeance de moi. Mais qu’en savez-vous? J’ai peut-être l’intention de do
– Enfin! voilà une parole sensée et noble, émise par un homme sensé et très noble! proclama le boxeur.
– Mon Dieu! soupira involontairement Elisabeth Prokofievna.
– C’est intolérable! gronda le général.
– Permettez, messieurs! laissez-moi exposer l’affaire, supplia le prince. Il y a environ cinq semaines, j’ai reçu à Z. la visite de Tchébarov, votre mandataire et homme d’affaires, monsieur Bourdovski. Vous avez fait de lui un portrait, très séduisant dans votre article, monsieur Keller, ajouta en riant le prince qui s’était tourné vers le boxeur. – Cependant le perso
– Vous n’avez pas le droit… je… je ne suis pas si simple…, bafouilla Bourdovski tout décontenancé.