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XIII

En montant l’escalier, le prince, plein d’inquiétude, s’efforçait de se do

Une autre question douteuse se posait, si importante, celle-là, que le prince avait peur d’y arrêter sa pensée; il ne pouvait ni n’osait l’admettre, il n’arrivait pas à la formuler, et il se mettait à rougir et à trembler dès qu’elle effleurait son esprit.

Néanmoins, en dépit de toutes ces inquiétudes et de ces doutes, il finit par entrer et demander Nastasie Philippovna.

Celle-ci occupait un appartement de grandeur médiocre, mais admirablement aménagé. Au cours des cinq a

Au reste, il y avait en elle beaucoup d’autres choses qui faisaient cette impression sur Athanase Ivanovitch et le portaient même à la mépriser. Sans parler de la vulgarité des gens qu’elle admettait parfois dans son intimité ou qu’elle avait tendance à attirer, elle manifestait certains penchants extravagants. Il y avait en elle une coexistence baroque de deux goûts opposés, qui la rendait capable d’aimer à se servir d’objets ou de moyens dont l’emploi semblerait inadmissible à une perso

Le prince fut reçu par une femme de chambre (car Nastasie Philippovna n’avait à son service que des femmes) et il eut la surprise de la voir accueillir sans broncher sa demande d’être a

La société réunie chez Nastasie Philippovna représentait le cercle ordinaire de ses relations. Il y avait même moins de monde qu’aux précédents a

Nastasie Philippovna écouta ce jugement avec beaucoup d’attention et observa curieusement Gania; mais la conversation dévia sur Rogojine qui avait joué un rôle si important au cours de cette journée. Ses faits et gestes parurent éveiller également un vif intérêt chez Athanase Ivanovitch et Ivan Fiodorovitch. Il se trouva que Ptitsine pouvait do

Toutes ces nouvelles furent accueillies avec intérêt, mais l’impression dominante resta morose: Nastasie Philippovna gardait le silence, évidemment désireuse de ne pas dévoiler sa pensée; Gania faisait de même. Le général Epantchine était peut-être, dans son for intérieur, le plus anxieux de tous, parce que le collier de perles qu’il avait offert le matin avait été reçu avec une politesse glaciale, où perçait même une nuance d’ironie. De tous les convives, seul Ferdistchenko se sentait dans la belle humeur qui convient à un jour de fête. Il poussait de bruyants éclats de rire qui n’avaient d’autre motif que celui de justifier son rôle de bouffon. Athanase Ivanovitch lui-même, qui passait pour un causeur exquis et fin et qui dirigeait habituellement la conversation dans ces soirées, était visiblement hors de son assiette et sous le coup d’une préoccupation insolite.

Les autres invités, d’ailleurs peu nombreux, étaient: un vieux maître d’école d’aspect minable qui avait été convié, nul ne savait pourquoi; un tout jeune homme, inco

Dans ces conditions l’apparition du prince tombait à pic. L’a