Страница 3 из 23
Article II De l’engagement
Sun Tzu dit: Je suppose que vous commencez la campagne avec une armée de cent mille hommes, que vous êtes suffisamment pourvu des munitions de guerre et de bouche, que vous avez deux mille chariots, dont mille sont pour la course, et les autres uniquement pour le transport; que jusqu'à cent lieues de vous, il y aura partout des vivres pour l'entretien de votre armée; que vous faites transporter avec soin tout ce qui peut servir au raccommodage des armes et des chariots; que les artisans et les autres qui ne sont pas du corps des soldats vous ont déjà précédé ou marchent séparément à votre suite; que toutes les choses qui servent pour des usages étrangers, comme celles qui sont purement pour la guerre, sont toujours à couvert des injures de l'air et à l'abri des accidents fâcheux qui peuvent arriver.
Je suppose encore que vous avez mille onces d'argent à distribuer aux troupes chaque jour, et que leur solde est toujours payée à temps avec la plus rigoureuse exactitude. Dans ce cas, vous pouvez aller droit à l'e
Je dis plus: ne différez pas de livrer le combat, n'attendez pas que vos armes contractent la rouille, ni que le tranchant de vos épées s'émousse. La victoire est le principal objectif de la guerre.
S'il s'agit de prendre une ville, hâtez-vous d'en faire le siège; ne pensez qu'à cela, dirigez là toutes vos forces; il faut ici tout brusquer; si vous y manquez, vos troupes courent le risque de tenir longtemps la campagne, ce qui sera une source de funestes malheurs.
Les coffres du prince que vous servez s'épuiseront, vos armes perdues par la rouille ne pourront plus vous servir, l'ardeur de vos soldats se ralentira, leur courage et leurs forces s'évanouiront, les provisions se consumeront, et peut-être même vous trouverez-vous réduit aux plus fâcheuses extrémités.
Instruits du pitoyable état où vous serez alors, vos e
Je le répète: On ne saurait tenir les troupes longtemps en campagne, sans porter un très grand préjudice à l'État et sans do
Ceux qui possèdent les vrais principes de l'art militaire ne s'y pre
Ils n'ignorent point, et vous devez le savoir aussi, que rien n'épuise tant un royaume que les dépenses de cette nature; car que l'armée soit aux frontières, ou qu'elle soit dans les pays éloignés, le peuple en souffre toujours; toutes les choses nécessaires à la vie augmentent de prix, elles devie
Le prince perçoit en hâte le tribut des denrées que chaque famille lui doit; et la misère se répandant du sein des villes jusque dans les campagnes, des dix parties du nécessaire on est obligé d'en retrancher sept. Il n'est pas jusqu'au souverain qui ne ressente sa part des malheurs communs. Ses cuirasses, ses casques, ses flèches, ses arcs, ses boucliers, ses chars, ses lances, ses javelots, tout cela se détruira. Les chevaux, les bœufs même qui labourent les terres du domaine dépériront, et, des dix parties de sa dépense ordinaire, se verra contraint d'en retrancher six.
C'est pour prévenir tous ces désastres qu'un habile général n'oublie rien pour abréger les campagnes, et pour pouvoir vivre aux dépens de l'e
Si l'armée e
Lorsque vos gens auront pris sur l'e
Traitez bien les priso
Si vous faites exactement ce que je viens de vous indiquer, les succès accompagneront tous vos pas, partout vous serez vainqueur, vous ménagerez la vie de vos soldats, vous affermirez votre pays dans ses ancie
L'essentiel est dans la victoire et non dans les opérations prolongées.
Le général qui s'entend dans l'art de la guerre est le ministre du destin du peuple et l'arbitre de la destinée de la victoire.
Quels objets peuvent être plus dignes de votre attention et de tous vos efforts!