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3° Rien au monde n’est beau, admirable, attendrissant comme les paysages anglais.

– À mon tour, dit le marquis:

Primo, pourquoi allez-vous dire, au bal chez l’ambassadeur de Russie, qu’il y a en France trois cent mille jeunes gens de vingt-cinq ans qui désirent passio

– On ne sait comment faire en parlant à nos grands diplomates, dit Julien. Ils ont la manie d’ouvrir des discussions sérieuses. Si l’on s’en tient aux lieux communs des journaux, on passe pour un sot. Si l’on se permet quelque chose de vrai et de neuf, ils sont éto

– Pas mal, dit le marquis en riant. Au reste, je parie, monsieur l’homme profond, que vous n’avez pas deviné ce que vous êtes allé faire en Angleterre.

– Pardo

– Vous êtes allé chercher la croix que voilà, lui dit le marquis. Je ne veux pas vous faire quitter votre habit noir, et je suis accoutumé au ton plus amusant que j’ai pris avec l’homme portant l’habit bleu. Jusqu’à nouvel ordre, entendez bien ceci: quand je verrai cette croix, vous serez le fils cadet de mon ami le duc de Chaulnes, qui, sans s’en douter, est depuis six mois employé dans la diplomatie. Remarquez, ajouta le marquis, d’un air fort sérieux, et coupant court aux actions de grâces, que je ne veux point vous sortir de votre état. C’est toujours une faute et un malheur pour le protecteur comme pour le protégé. Quand mes procès vous e

Cette croix mit à l’aise l’orgueil de Julien; il parla beaucoup plus. Il se crut moins souvent offensé et pris de mire par ces propos, susceptibles de quelque explication peu polie, et qui, dans une conversation animée, peuvent échapper à tout le monde.

Cette croix lui valut une singulière visite; ce fut celle de M. le baron de Valenod, qui venait à Paris remercier le ministère de sa baro

Julien rit bien, intérieurement, quand M. de Valenod lui fit entendre qu’on venait de découvrir que M. de Rênal était un jacobin. Le fait est que, dans une réélection qui se préparait, le nouveau baron était le candidat du ministère, et au grand collège du département, à la vérité fort ultra, c’était M. de Rênal qui était porté par les libéraux.

Ce fut en vain que Julien essaya de savoir quelque chose de Mme de Rênal; le baron parut se souvenir de leur ancie

– Vous devriez, monsieur le chevalier, me présenter à M. le marquis de La Mole.

En effet, je le devrais, pensa Julien; mais un tel coquin!…

– En vérité, répondit-il, je suis un trop petit garçon à l’hôtel de La Mole pour prendre sur moi de présenter.

Julien disait tout au marquis: le soir il lui conta la prétention du Valenod, ainsi que ses faits et gestes depuis 1814.

– Non seulement, reprit M. de La Mole d’un air fort sérieux, vous me présenterez demain le nouveau baron, mais je l’invite à dîner pour après-demain. Ce sera un de nos nouveaux préfets.

– En ce cas, reprit Julien froidement, je demande la place de directeur du dépôt de mendicité pour mon père.

– À la bo

M. de Valenod apprit à Julien que le titulaire du bureau de loterie de Verrières venait de mourir: Julien trouva plaisant de do

À peine M. de Cholin nommé, Julien apprit que cette place avait été demandée par la députation du département pour M. Gros, le célèbre géomètre: cet homme généreux n’avait que quatorze cents francs de rente, et chaque a

Julien fut éto