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Gleichzeitig müssen wir eine allgemeine kommunistische Propaganda führen und dies besonders in dem französischenglischen Bloc und vor allem in Frankreich. Wir müssen uns darauf gefasst machen, dass in Frankreich unsere Partei wä hrend des Krieges gezwungen ist, den legalen Boden zu verlassen und zu einer heimlichen Tätigkeit überzugehen. Wir wissen, dass eine solche Tätigkeit viel Geld kostet. Wir mü ssen aber ohne Zaudern diese Opfer auf uns nehmen. We

Politisches Archiv des Auswä rügen Amtes. Berlin (PAAA). Botschaft Moskau, 530. S. 202689-202693. Мaшинописнaя копия. В тексте имеются многочисленные подчеркивaния, восклицaтельные знaки и вопросы нa полях. Слово «drei» подчеркнуто двaжды. Нa левом поле первой стрaницы зaпись, сделaннaя рукой Ф. Шуленбургa: «Субботa! Стaлин уже к вечеру принял решение. Это вaжно, что 19.8 политическое решение было принято». Нa левом поле второй стрaницы: «От кого? Пожaлуй, от Советского Союзa!»

№ 3. Текст опубликовaнного сообщения aгентствa Гaвaс

Pourquoi l'U.R.S.S. aurait signé son accord avec le Reich. L'agence Havas a reç u de Moscou, via Genève, d'une source qu'elle dé clare absolument digne de foi, les renseignements suivants sur la se ance que le Politbureau tint, a la demande de Staline, le 19 août a 10 heures du soir, et a la suite de laquelle l'U.R.S.S. signa avec le Reich l'accord politique que l'on sait : Le 19 aoû t au soir, les membres du Politbureau avaient é té convoqué s d'urgence a une se ance secrè te a laquelle assistaient les principaux dirigeants du Komintern, mais seulement ceux de la section russe. Aucun des communistes é trangers, mê me pas Dimitrov, secré taire gé né rai du Komintern, n'avait é té invité a cette ré union dont le but, qui n'é tait pas indiqué dans l'ordre du jour, é tait d'entendre un rapport de Staline.

Celui-ci prit immé diatement la parole. Voici l'essentiel de son discours : La paix ou la guerre. Cette question est entré e dans sa phase critique. Sa solution dé pend entiè rement de la position que prendra l'Union soviétique. Nous sommes absolument convaincus que si nous concluons un traitéd'alliance avec la France et la Grande-Bretagne l'Allemagne se verra obligé e de reculer devant la Pologne et de chercher un modus vivendi avec les puissances occidentales. De cette faç on, la guerre pourra ê tre é vite e et, alors, le dé veloppement ulté -rieur de cet é tat de choses prendra un caractè re dangereux pour nous.

D'autre part, si nous acceptions la proposition de l'Allemagne, que vous co

Ainsi notre choix est clair: nous devons accepter la proposition allemande et renvoyer dans leur pays, avec un refus courtois, les missions anglo-franç aises.

Il n'est pas difficile de pré voir l'avantage que nous retirerions de cettefaçon deprocéder. Il est é vident, pour nous, que la Pologne sera anéantie avant me me que l'Angleterre et la France soient en mesure de venir â son aide. Dans ce cas, l'Allemagne nous ce de une partie de la pologne jusqu'aux abord de Varsovie — Galicie ukrainie

L Allemagne nous laisse toute liberté d'action dans les trois pays baltes. Elle ne s'oppose pas au retour a la Russie de la Bessarabie. Elle est pré te â nous céder, comme zone d'influence, la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.

Reste la question de la Yougoslavie, dont la solution dépend de la position prise par l'Italie. Si l'Italie demeure aux cotés de l'Allemagne, celle-ci exigera que la Yougoslavie soit comprise dans sa zone d'influence, et c'est aussi par la Yougoslavie qu'elle obtiendra l'accès â la mer Adriatique, Mais si l'Italie ne marche pas avec l'Allemagne, alors c'est aux dépens de l'Italie que l'Allemagne aura accès a la mer Adriatique et, dans ce cas, la Yougoslavie passera dans notre sphè re d'influence.

Ceci dans l'é ventualité ощ l'Allemagne sortirait victorieuse de la guerre.

Cependant, nous devons prévoir les possibilités qui résulteront de la défaite aussi bien que de la victoire de l'Allemagne. Examinons le cas d'une défaite allemande. L'Angleterre et la France auront assez de force pour occuper Berlin et détruire l'A llemagne, et nous ne serions pas en mesure de venir efficacement en aide â celle-ci.

Donc, notre but est que l'Allemagne puisse mener la guerre le plus longtemps possible afin que l'Angleterre et la France soient fatigué es et â tel point é puisé es qu'elles ne soient plus en é tat d'abattre l'Allemagne.

De là notre position: tout en restant neutre, nous aidons l'Allemagne économiquement en lui fournissant matières premières et denrées alimentaires; mais il va de soi que notre aide ne doit pas dé passer une certaine limite, afin de ne pas compromettre notre situation é conomique et de ne pas affaiblir la puissance de notre armée.

En même temps, nous devons, de façon générale, mener une active propagande communiste, en particulier dans le bloc anglo-français, et tout spécialement en France. Nous devons nous attendre que, dans ce pays, notre parti soit obligé, en temps de guerre, d'abando

Si l'Allemagne l'emporte, elle sortira de la guerre trop fatigué e pour nous faire la guerre pendant la premiè re dé ce

D'autre part, l'Allemagne victorieuse disposera de vastes colonies; l'exploitation de celles-ci et leur adaptation aux mé thodes germaniques absorberont l'Allemagne également pendant plusieurs dé ce

Camarades, conclut Staline, je vous ai exposêmes considérations. Je vous répè te qu'il est dans votre intérêt que la guerre éclate entre le Reich et le bloc anglo-français. Il est essentiel pour nous que cette guerre dure le plus longtemps possible, pour que les deux parties s'é puisent. C'est pour ces raisons que nous devons accepter le pacte proposé par l'Allemagne et travailler â ce que la guerre, une fois dé clarê e, se prolonge au maximum. En même temps, nous devons intensifier le travail économique dans les pays belligérants, afin que nous soyons bien préparés pour le moment ощ la guerre prendra fin.

L'exposé de Staline, é coûté religieusement, ne fut suivi d'aucune discussion. Deux questions seulement furent posé es, et de peu d'importance, auxquelles Staline ré pondit. Sa proposition relative â l'acceptation du pacte de non-agression avec le Reich fut adopté e â l'unanimité. Ensuite, le Politbureau prit une dé cision chargeant le président du Komintern Manouilski d'élaborer avec le secré taire Dimitrov et sous la direction de Staline lui-mê me, les instructions appropriées ado

Опубл.: Revue de Droit Internationa!, de Sciences Diplomatiques et Politiques, Genè ve, 1939, t. 17, numé ro 3, juillet – septembre, p. 247 – 249.

№ 4. Русский перевод опубликовaнного текстa сообщения aгентствa Гaвaс с дополнениями и рaзночтениями, имеющимися в немецкой копии