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Turnus de son côté ne reste pas inactif. Il entraîne vivement toute l’armée dont il dispose contre les Troyens et s’établit en face d’eux sur la côte. Les clairons so
Toi aussi, malheureux Cydon, tandis que tu poursuis ta nouvelle passion, Clytius, dont les joues blondissent de leur premier duvet, terrassé par la main dardanie
À ce moment Clausus venu de Cures, plein de confiance dans sa jeune force, arrive et atteint profondément Dryops d’un javelot raide, qu’il lui enfonce fortement sous le menton et qui, traversant sa gorge, lui arrache et la parole et la vie. Dryops frappe du front la terre et sa bouche vomit un sang épais. Clausus varie ses coups; il abat trois Thraces issus de la très antique race de Borée et les trois fils qu’ont envoyés leur père Idas et leur patrie Ismare. Halésus accourt avec sa troupe d’Auronces; et derrière eux le fils de Neptune, Messape aux beaux coursiers. Chaque parti, tour à tour, s’efforce de repousser l’autre, et le combat se livre au seuil même de l’Ausonie. Quand, dans l’air immense, les vents contraires engagent la bataille avec une ardeur et des forces égales, ni les flots ni les nuages ni eux-mêmes ne cèdent; le combat est longtemps douteux; tous les éléments en lutte tie
D’un autre côté, là où un torrent avait roulé au loin des rocs et des arbres arrachés aux rives, quand Pallas vit ses Arcadiens, qui n’avaient point accoutumé de combattre à pied, – l’âpre nature du lieu leur avait conseillé d’abando
Le premier qu’une injuste destinée pousse devant lui, c’est Lagus; il était en train d’arracher du sol une lourde pierre; le trait brandi par Pallas le perce à l’endroit où l’épine dorsale sépare les côtes, et il se fixe dans les os; Pallas l’en retire. Hisbon croit le surprendre penché sur le corps: vain espoir. Pallas prévient l’assaut furieux de ce guerrier aveuglé par la mort cruelle de son ami, et lui enfonce son épée dans un poumon gonflé de rage. Puis il attaque Sthénius, et ensuite Anchémolus, de la vieille famille de Rhétus, qui osa souiller d’un inceste la couche de sa belle-mère. Vous aussi, vous êtes tombés dans les champs rutules, fils jumeaux de Daucus, Laride et Thymber, si pareils l’un à l’autre que vous étiez pour vos parents une aimable cause de confusion et d’erreur. Mais maintenant Pallas met entre vous une rude différence: Thymber, l’épée d’Évandre t’a coupé la tête; Laride, ta main coupée cherche son maître; tes doigts à demi morts s’agitent et voudraient ressaisir le fer.
Les Arcadiens, enflammés par les paroles de Pallas et par la vue de ses hauts faits, obéissent au dépit et à la honte qui les ramènent contre l’e
Mais Lausus, qui tient un si grand rôle dans la guerre, ne veut pas que la mort d’un tel guerrier épouvante les troupes. Il commence par tuer Abas qui se présente, nœud du combat, obstacle de la victoire. Les fils d’Arcadie sont terrassés; terrassés, les Étrusques, et vous, Troyens, qui aviez échappé aux Grecs. Chefs égaux, forces égales, les troupes s’entrechoquent. Les derniers rangs pressent les premiers et la mêlée est si dense qu’on ne peut mouvoir les mains ni les armes. D’un côté Pallas menace et presse les e