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– «Qui que tu sois, non, je le crois, les dieux ne t’envient point le jour que tu respires, puisque tu es arrivé à la ville tyrie
Elle se détourne à ces mots, et son cou brille de l’éclat d’une rose; du haut de sa tête ses cheveux parfumés d’ambroisie exhalent une odeur divine; les plis de sa robe coulent jusqu’à ses pieds, et sa démarche a révélé la déesse. Énée a reco
Cependant ils avaient pris vivement le sentier qui leur était indiqué, et ils gravissaient la colline qui de toute sa hauteur domine la ville et en face regarde les remparts. Énée admire la cité monumentale, jadis un amas de gourbis; il admire les portes, le bruissement de la foule, le pavé des rues. Les Tyriens travaillent ardemment: les uns prolongent les murs, construisent la citadelle, roulent de bas en haut des blocs de pierre; les autres se choisissent l’emplacement d’une demeure et l’entourent d’un sillon. Ils élisent des juges, des magistrats, un sénat auguste. Ici on creuse des ports; là, on bâtit un théâtre sur de larges assises, et d’énormes colo
Il y avait au centre de la ville un bois sacré riche d’ombre où les Carthaginois, ballottés par les flots et la tempête, déterrèrent dès leur arrivée le présage que leur avait a
Pendant que le Dardanien Énée admire, stupéfait, immobile, absorbé dans sa contemplation, la reine Didon, éclatante de beauté, s’est avancée vers le temple avec un nombreux cortège de jeunes Tyriens. Lorsqu’aux rives de l’Eurotas ou sur les jougs du Cynthe, Diane conduit ses chœurs, suivie de mille Oréades rassemblées de tous les points de la montagne, elle porte un carquois à l’épaule et en marchant dépasse de la tête ses compagnes divines; et le cœur de Latone tressaille d’une joie silencieuse. C’était ainsi qu’apparaissait Didon; ainsi qu’elle s’avançait rayo