Добавить в цитаты Настройки чтения

Страница 18 из 62

Ce paradoxe fait de Beigbeder le chantre de notre modernité culturelle. Non pas de la culture morte et rance des professeurs «bouffons», des universitaires «prise de tête» ou des bibliothèques remplies de vieux bouquins «telmors». La culture vivante aujourd'hui, celle de l'immense majorité des gens, c'est la publicité, la musique jeune, les magazines people, les jeux télévisés.

Prenons ce dernier exemple, il est caractéristique de la manière dont Beigbeder incarne l'esprit du temps. Autrefois, l'animateur de jeux était un homme sérieux (telmor), convaincu assez ridiculement de détenir un rôle culturel. Il s'exprimait avec gravité, dans un langage châtié. Rien de tel de nos jours. L'animateur, qu'il exerce ses fonctions à la radio ou à la télévision, ne quitte jamais un sourire entendu. Il se dépense en allusions, clins d'oeil, plaisanteries. Envers le candidat ou l'auditeur en ligne, il se montre à la fois gentil et vaguement ironique.

On ne sait jamais très bien s'il l'offre à la sympathie ou à la moquerie du public. D'ailleurs les applaudissements, les cris d'enthousiasme de ce dernier paraissent toujours forcés. Ils se tie

L'esthétique de Frédéric Beigbeder, sa morale (lesquelles ne diffèrent pas: tout choix esthétique est un choix moral) est une esthétique de jeux télévisés. Tout son travail stylistique consiste à do

Les qualités morales et intellectuelles de Frédéric Beigbeder lui permettent d'occuper une place de choix dans la critique littéraire et de juger les écrivains (dans Elle, Voici, Lire, Le Masque et la Plume, Paris Première, au Figaro littéraire). Des esprits lucides, reco

Chaque étude se présente de la même manière.

Le critique commence par parler de lui-même, pour regretter de ne pas faire partie du Top 50. Second degré, se dit-on: en fait il fait semblant de regretter. Superficielle lecture; celui qui a saisi toute la complexité beigbederie

Dans un deuxième temps, on passe à l'analyse de l'œuvre. La méthode beigbederie

De même, dans le vers: «Les jours s'en vont, je demeure», entend-on distinctement «je meurs». Choc cataclysmique, lenteur de la vie contre violence du désir, vie contre mort, et le tout rédigé pour se taper Marie Laurencin, la même que dans «L'Été indien» de Joe Dassin.

La vie, la mort, l'amour. Partir c'est mourir un peu, mais rester aussi. Au fond tout est vie et mort. Et c'est cela la poésie. Il suffisait d'un peu d'attention pour le comprendre. Comme tout cela est à des a