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Bertille s’était montrée très inquiète de la disparition d’un étui à secret, lequel contenait la clé qui do

Pardaillan, qui avait son idée, s’était empressé de la rassurer en lui disant qu’il saurait veiller sur le trésor de son fils. La bague ayant été do

– Morbleu! je ne lui dirai rien tant que cette question du trésor ne sera pas tranchée. Pour cela, je dois le laisser agir librement… sans le perdre de vue toutefois. Je gage qu’il co

Ayant ainsi décidé, bien certain que Bertille (à qui il avait do

LII

Le lendemain, qui était un jeudi, les cinq hommes furent debout à la pointe du jour. Pardaillan vida sa ceinture. Elle contenait une centaine de pistoles qu’il offrit à son fils. Et comme celui-ci esquissait un geste de refus, il dit doucement:

– Prenez sans scrupule. Je ne suis pas riche, c’est vrai mais je puis disposer de ceci sans me gêner. Au surplus, vous me rembourserez quand vous aurez fait fortune… ce qui ne saurait tarder. Vous ne pouvez laisser ces pauvres diables dans l’état où ils sont.

Gringaille, Escargasse et Carcagne louchaient piteusement, tour à tour sur le petit tas d’or et sur leurs guenilles. Ils co

– En route!

Il se dirigea vers un angle de la grotte et expliqua complaisamment le mécanisme qui actio

Jehan remit de l’argent à ses trois compagnons, qui rentrèrent dans Paris par la porte Saint-Honoré. Ils s’en furent droit chez un fripier où ils firent emplette de costumes presque neufs, en fort bon drap. Et radieux, quelques pistoles so

Quant à Pardaillan et à Jehan, ils se dirigèrent vers la fontaine du But, qui se trouvait à une centaine de pas, et contournèrent la montagne; ils passèrent devant le hameau de Clignancourt et revinrent au-dessous de la chapelle, chez Perrette la Jolie.

En effet, Pardaillan avait proposé à son fils de passer cette journée près de sa fiancée. Peut-être se disait-il que tant qu’il resterait là il serait en sûreté. Quoi qu’il en soit, Jehan s’était empressé d’accepter, comme bien on pense. Les deux hommes ne pénétrèrent pas dans la maison avant d’avoir fait le tour de l’enclos. Ils ne découvrirent rien de suspect.

Cette journée passa, pour le jeune homme, avec une rapidité fantastique. À dire vrai, il en fut de même pour la jeune fille. Il leur semblait, à tous deux, qu’ils faisaient un rêve délicieux qui s’écroulerait avec le réveil.

Si heureux qu’il pût être, Jehan ne perdait cependant pas la tête. Pendant que Pardaillan s’entretenait avec Bertille, il avait pris Perrette à part et lui avait fait ses recommandations. En même temps, il lui avait remis tout ce qui lui restait des cent pistoles avancées par le chevalier, ne gardant qu’une centaine de livres pour lui.

Vers le soir, le père et le fils rentrèrent dans Paris par la porte Montmartre. Au départ comme à l’arrivée, ils ne remarquèrent rien d’anormal aux environs de la petite maison. D’ailleurs, Escargasse, Carcagne et Gringaille devaient tour à tour veiller de loin sur les deux jeunes filles.

Pardaillan emmena son fils souper avec lui à l’hôtellerie du Grand-Passe-Partout. Jehan accepta avec joie le souper, mais refusa l’hospitalité que le chevalier lui offrait en disant:

– Je vais rentrer à mon logis de la rue de l’Arbre-Sec. Puisqu’on me croit mort, je serai en sûreté aussi bien là qu’ailleurs.

Et il avait fait comme il avait décidé.

Le lendemain matin, il était debout de bo

– De tout cela, il ressort qu’il est grand temps de me mettre à faire fortune, si je veux conquérir le bonheur que je tiens à portée de la main.

Ce mot de fortune amena une saute dans son esprit. Il prit le papier qu’il avait trouvé dans l’étui et le considéra longtemps d’un air rêveur. Brusquement, il se mit à battre le briquet, alluma la lampe et brûla les trois papiers en murmurant rageusement:

– Ainsi, je n’y penserai plus!

Vers dix heures et demie, il était dehors. Il ne savait pas où il allait. Il ne savait pas davantage ce qu’il ferait. Une seule idée était bien arrêtée dans son esprit: c’est qu’il lui fallait trouver un grand seigneur au service duquel il pût entrer avec des chances de s’y faire une situation honorable.

Quant à savoir à quel grand seigneur s’adresser, comment se présenter, de qui se recommander, quels titres faire valoir, il n’en avait pas la moindre idée. Il y avait bien le roi… Mais diantre, c’était porter les yeux un peu trop haut. Puis, si peu rancunier qu’il fût, le roi n’oublierait sans doute jamais qu’il l’avait menacé de la pointe de sa rapière. Le roi lui avait ordo

En y réfléchissant bien, il était plus prudent de ne pas songer au roi. Ah! s’il avait pu lui rendre quelque signalé service qui fît oublier ses peu recommandables antécédents!… Mais voilà, quel service?… il ne savait pas.

[6] Pour le lecteur curieux de co