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– C'est tout à fait clair, tout ira par deux, toujours plus ou moins par deux. Voilà ce qui va se passer. Vous allez rencontrer un homme actif, cheveux blonds griso

Déjà plus détaché, Bouc Bel-Air régla l'angle du pouce et de l'index par-dessus deux plombs, par-dessus deux autres, comparant les écarts en levant ses doigts à hauteur d'œil mi-clos, laborantin devant l'éprouvette, hochant un crâne professio

– Solliciter pour un placement, compléta-t-il, quelque chose comme un investissement, affaire d'outillage semblerait-il. Machines-outils. Naturellement, à ce degré de précision il peut toujours y.

Mimique évasive, genre garagiste ou chirurgien. Mais quand même en cinquième maison, Vénus conjointe, en principe ça ne faisait pas un pli. Quant à déterminer quand se produirait cette rencontre, on ne le pouvait pas. La question, d'ailleurs, n'était pas là.

– Où est la question, Bouc? voulut savoir Bob.

– La question n'est pas dans les faits, dit le géomanclen, mais dans leurs conséquences.

– Alors, demanda Paul, qu'est-ce que je devrais faire?

– M'est avis que cet homme, exprima Bouc après une réflexion, vous ne devriez pas accepter son offre (je vous dis ça, vous faites comme vous voulez), il me semble qu'il vaut mieux refuser. Je ne pourrais pas dire pourquoi, par exemple.

– Rien d'autre?

– Un homme encore, estima Bouc Bel-Air, Je le verrais plus proche de vous, plus vieux que l'autre, plus maigre aussi (je vous ai dit qu'il serait maigre, l'autre?), outillage également.

– D'accord, dit Paul, donc je refuse.

– Non, fit Bouc, cette fois vous marchez. C'est ce que je préconise, naturellement c'est à vous de voir. Avis tout perso

Il traça dans l'air un geste plus expéditivement arrondi que les autres, comme s'il y signait une décharge. L'amour, dit Paul, l'amour maintenant. Bouc Bel-Air observa ses genoux. Bon, dit Paul, vous acceptez les chèques?

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Charles avait passé la nuit suivante au musée Jacquemart-André, qui surplombe un tronçon presque paisible du boulevard Haussma

Il se levait toujours tôt. Vers quatre heures du matin, abando

Circulant ainsi parmi les œuvres, la lueur noire et jaune du pétrole tremblant au bout de son bras levé, Charles devenait lui-même un bon sujet, un motif artistique tout à fait possible. Il s'engagea dans le cul-de-sac d'une galerie au bout de laquelle une tenture pesante, accablée d'héraldique, dissimulait une porte en fer. D'une autre de ses poches il retira deux clefs, mariées par un bout d'élastique sec, friable autant qu'une tige sèche. L'une des clefs se trouvait trop plate et de trop petit format, l'autre étant un passe rudimentaire qui se plaignait quant à lui de n'ouvrir que deux serrures sur cinq d'une certaine sorte, parmi quoi celle de cette porte en fer. La porte do

Sous les premières menaces du jour, le boulevard Haussma

Il ne compta pas six ou sept heures so

Charles prit l'une des premières rames pour travailleurs, du nord-est où l'on dort au nord-ouest où l'on œuvre, dans l'air strié de dentifrice et de café-tabac, d'encre et de nouvelles fraîches, de draps et de sueur, de savon, d'after-shaves cousins du calva. Sur les yeux rouges clignaient, tombaient parfois de lourdes paupières. Par-dessus les épaules résignées, Charles déchiffra de gros titres sans en établir la portée; sa lecture était mécanique, ne se co

Dans Levallois, Charles rejoignit une rue nommée Madame-de-Sanzillon tout au long de quoi les constructions rapetissaient en noircissant, se dégradaient au point de s'effondrer parfois, ceintes de franges de terre où proliféraient de mauvaises herbes géantes, affolées par leur propre croissance, génétiquement inhabituées à ce laisser-aller. Tout étriqués au bout de la rue à droite, deux étages se tenaient l'un sur l'autre, chacun sa fenêtre barrée d'une planche pourrie, l'absence de porte do