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Comme Charles n'avait plus rien à se mettre, le capitaine qui était de corpulence voisine lui proposa son uniforme de rechange – mais, quoique seyant, Charles ne se sentait pas à l'aise dedans. On finit par lui trouver de quoi s'habiller dans les affaires de Sapir. Il s'installa dans la cabine du second.

Une fois neutralisés, on avait entravé Garlo

La rébellion matée, la radio réparée, les machines réchauffées, Charles présenté par Pons, le capitaine câbla son rapport à l'armateur qui, depuis Limassol, prévint aussitôt ses bureaux de Bombay. On avait remis le cap sur Singapour, à petite vitesse, Paul et Bob suppléant de leur mieux à la diminution brusque de l'équipage.

Une grosse vedette de la police indie

Même si son corps rejetait la greffe d'un tel organe, l'essai de son uniforme avait rapproché Charles du capitaine. Il se tenait le plus souvent avec lui dans l'abri de navigation. Le duc entre eux, papillo

Cette partie du voyage, plus animée, fut brève. A table on n'en finissait plus de parler de tout, la mutinerie, la Malaisie, le passé qu'on rejouait aux cartes. A la fraîcheur, Paul et Bob faisaient à bicyclette le tour du pont. Il arriva que Bob évoquât devant Paul la jeune femme rencontrée à Chantilly, il arriva que Paul parlât à Bob de celle du cinéma qu'il avait eu tant de mal à revoir, l'idée ne leur vint jamais que ces portraits présentaient entre eux quelque ressemblance, et le fait est qu'ils n'en présentaient pas.

Laissant à main gauche les îles Nicobar, le Boustrophédon s'engagea dans le détroit de Malacca. De part et d'autre, par temps clair, on distinguait les terres indonésie

On préféra donc longer étroitement les terres en voguant vers l'escale habituelle sise près de l'embouchure du Rompin, à moins de cent kilomètres de la plantation. Le capitaine et le duc co

Le capitaine partirait normalement prendre livraison du caoutchouc. La situation, là-bas, pouvait avoir changé; on ne déciderait qu'à son retour de la meilleure marche à suivre pour investir la plantation. Par ailleurs, Pons ayant aussitôt fait prévenir les frères Aw de son arrivée, sans doute ceux-ci en verraient-ils quelqu'un au rapport. En attendant, on ressortit en ville: d'une place à l'autre les gens parlaient, pariaient, mangeaient des nouilles, buvaient de la bière Tiger, c'est ainsi qu'est la vie malaise. Sans se toucher, les toupies d'acier bourdo

L'émissaire des Aw se présenta le lendemain soir, alors qu'on dînait de pieuvre au riz sous le technicolor d'un néon, des nuées de moucherons scintillants nimbaient ce néon comme une vapeur dégagée. L'émissaire disposait d'une Land Rover louée à un parrain, il se nommait Djalaluddin Din, il a

– Nous allons voir, dit Pons.

Ramené un peu plus tard par le camion de la plantation en même temps que le fret, Illinois confirma les propos de Djalaluddin Din, tout en les nuançant: autant qu'il pouvait en juger, les Chinois n'étaient équipés que de trois ou quatre fusils de chasse, sinon ce n'était que coupe-coupe voire juste bâton. Malgré leur science martiale, le rapport de force ne les do

Après la sortie de la ville on suivit un moment le Rompin, remontant son cours qu'une mangrove bordait, puis l'on prit une mauvaise route de terre surplombée par la forêt massive, bordée de lopins, et se défaisant en haute poussière jaune. Certains lopins étaient flanqués d'habitations également jaunes, parfois rousses, souvent groupées dans le périmètre d'un puits. Des paysans devant des portes plissaient un regard au passage du haut véhicule plein d'hommes blancs sales, abrutis par l'air lourd et les cris de la boîte de vitesses, la danse entre les nids de poules, le sable jaune plein les yeux. Loin des habitations, de tout petits temples déserts bornaient la route, bourrés de vivres et de fleurs fraîches à l'usage exclusif des vipères saoules d'encens. Enfin, Pons cria qu'on allait arriver.